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Informations sur l'auteur

étudiante
Niveau
Expert
Etude suivie
sociologie
Ecole, université
Sorbonne

Informations sur le doc

Date de publication
03/11/2009
Langue
français
Format
Word
Type
dissertation
Nombre de pages
9 pages
Niveau
expert
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Le contractualisme et les théoriciens du contrat social : Hobbes, Locke et Rousseau

  1. Définition, ambition et caractéristiques du contractualisme
  2. Thomas Hobbes : l'absolutisme individualiste
  3. John Locke : le libéralisme individualiste
  4. Jean-Jacques Rousseau : la démocratie jusqu'au bout, la démocratie impossible

Les théoriciens du contrat social, c'est-à-dire les contractualistes, ces hommes qui affirment que les hommes sont nés libres et égaux, et que, par conséquent, aucun pouvoir n’est fondé s’il ne repose sur leur consentement, c'est-à-dire sur un contrat ont pris une part considérable dans le renouveau des idées politiques et philosophiques de la Renaissance.

La puissance de leurs idées repose sur le fait qu’ils ont révolutionné la vision dominante de l’époque qui dissociait l’autorité du sacré, c'est-à-dire spirituelle, de l’autorité terrestre. Ce courant d’idée, en rompant le lien entre religieux et politique, a lancé les bases de l’individualisme – au sens philosophique – moderne.

Ce travail a pour objectif d'étudier le contractualisme avec trois figures majeures de ce courant : le contractualisme hobbesien, le contractualisme lockéen, le contractualisme rousseauiste.

[...] Le contrat social est pour Locke le fondement et l’acte institutif de l'État. Jusqu'ici, Locke a fidèlement suivi Grotius et Hobbes, le pessimisme en moins. Il introduit alors une nouveauté essentielle. Pour éviter que ce contrat ne soit une renonciation totale des hommes à leurs droits et à leurs libertés, un abandon complet entre les mains de l'État, ce qui reviendrait au totalitarisme de Hobbes, il s'attache à modérer le pouvoir de l'État[5]. Autrement dit, l’État de nature existe avant toute organisation. [...]


[...] Le premier frein consiste à distinguer au sein du pouvoir d'État trois fonctions sociales et à attribuer chacune d'entre elles à un organe constitutionnel distinct. Cette distinction n'est pas nouvelle, elle remonte au moins à un Aristote ; ce qui est nouveau c'est l'idée que chacune d’elles doive être conférée à un seul organe, distinct des autres organes qui exercent, eux, les autres fonctions sociales. Locke décrit le pouvoir législatif, le pouvoir exécutif et le pouvoir confédératif[6]. Le philosophe anglais explique qu’un pouvoir domine tous les autres, le pouvoir législatif : Dans un État formé, qui subsistent et se soutient, en demeurant appuyé sur les dans, et qui agit conformément à sa maturité, c'est-à-dire, par rapport à la conservation de la société, il n'y a qu'un pouvoir suprême, qui est le pouvoir législatif, auquel tous les autres doivent être subordonnés. [...]


[...] Plusieurs siècles après ces précurseurs le contractualisme revient en vogue aux XVIIe et XVIIIe siècles. L’objet de ce courant intellectuel est de donner une explication rationnelle de l’origine de la société et de la formation de l’État ainsi que d’établir les bases assurant la liberté des hommes. Autrement dit, ces penseurs s’interrogent sur l’état de nature, c'est-à-dire sur ce que serait théoriquement l’humanité si elle était soustraite à toute loi. C’est donc une spéculation intellectuelle qui tente de définir l’essence de l’homme avant son entrée en société qui est synonyme, selon les auteurs, de domestication ou de perversion. [...]


[...] La révolution des contractualistes réside dans ce tour de force : par le contrat, les hommes renoncent à leur droit naturel d’agir de leur propre chef et acceptent de se soumettre à l’autorité de l’État. En échange, celui-ci doit leur garantir la paix, la sureté de leurs propriétés et la liberté autorisée par la loi. La thèse centrale des théoriciens du contrat social est résumée limpidement par un de ses architectes, Jean-Jacques Rousseau : chacun de nous met en commun sa personne et toute sa puissance sous la suprême direction de la volonté générale et nous recevons en corps chaque membre comme partie indivisible du tout[1]. [...]


[...] VIII Jean-Claude Ricci, Histoire des idées politiques, Dalloz, Paris p.226-227. Jean-Jacques Rousseau, Du Contrat Social, Livre II, Chap in Œuvres politiques, Paris, Gallimard p Jean-Jacques Rousseau, Du Contrat Social, Livre III, chap. IV. Jean-Jacques Rousseau, Du Contrat Social, Livre III, Chap in Œuvres politiques, Paris, Gallimard p et suites. Philippe Raynaud et Stéphane Rials, Dictionnaire de philosophie politique, PUF, Paris p.260 Ibid., p.691. Jean-Claude Ricci, Histoire des idées politiques, Dalloz, Paris p.230. [...]

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