La piraterie française dans les Caraïbes

Date de publication :

31/05/2008

Langue :

Français

Format :

.doc

Nombre de pages :

11 pages

Niveau :

grand public

Consulté :

0 fois

Avis client :

non évalué

Validé par :

le comité Oboulo.com

Sommaire :

 
 

Sommaire La piraterie française dans les Caraïbes Sommaire

 
  1. Les corsaires, comme partie intégrante de la stratégie de guerre du Roi de France...
    1. « Lettres de marque » et expansion coloniale
    2. Un système réglé et contrôlé par le pouvoir
  2. .... grossissent petit à petit les rangs de la flibuste en en réaction au système inégalitaire et autoritaire établi par l'Etat français
    1. Des camps de boucaniers sous contrôle à la grande flibuste, ennemie du pouvoir royal
    2. La « société pirate »

Résumé :

« Il n'y a en effet qu'un pas du corsaire au pirate ; tous deux combattent pour l'amour du butin, seulement, le dernier est le plus brave, puisqu'il affronte à la fois l'ennemi et le gibet ». Cette citation de W. Irving dans Kidd le Pirate, permet de distinguer, contrairement à ce qui est largement répandu, les termes de « corsaire » et « pirate ». En effet, le premier pratique la course et l'autre le brigandage. Il s'agit donc ici de ne pas confondre « guerrier à la commission » ou « milicien de la mer » et « vulgaire brigand » ou « voleur des mers » selon l'expression d'Auguste Toussaint . L'activité de course nécessite l'autorisation d'un souverain, attribuée par le biais de la « lettre de marque », ce qui permet alors au pouvoir royal de la contrôler et de tenter d'éviter tout abus d'agressivité. S'il existe encore aujourd'hui une large confusion entre « pirates » et « corsaires », on peut penser que cette situation est la résultante d'une distinction qui fut pendant longtemps délicate : durant de nombreux siècles, les souverains ne respectèrent en effet que peu l'esprit de la lettre de marque et attribuèrent la même considération, sinon la même place aux uns et aux autres. Pourtant, des faits de piraterie au sens de brigandage, sont rapportés dès l'Antiquité et les Grecs et les Romains devaient déjà faire face à l'attaque de leurs navires en mer par des équipages de voleurs, distingués des marines de guerre ennemies. La Méditerranée constitue alors le berceau de cette piraterie mais va aussi pendant longtemps demeurer son seul lieu d'action : elle ne fait que s'amplifier avec les luttes entre Musulmans et Chrétiens au XVème siècle avec d'un côté les Barbaresques basés à Alger et de l'autre les Chevaliers de Saint Jean de Malte. La découverte de l'Amérique et l'expansion maritime qui s'en suivit, notamment dans les Antilles, changea la donne, permettant alors un élargissement considérable du domaine d'action des « princes des mers ». C'est à cette période faste de la lutte entre puissances européennes pour le partage du Nouveau Monde et des richesses dont celui-ci regorgeait, que la distinction entre les deux termes va finir par s'opérer et que les corsaires vont s'imposer comme pirates officiels. C'est alors qu'une image négative de la flibuste (mot apparu au XVIIIème siècle qui provient du hollandais « vrijbuiter », dont la traduction française est « libre faiseur de butin ») va se développer, notamment du fait d'écrivains, auteurs de mémoires fantaisistes qui contribuèrent à répandre l'idée de la cruauté et de la débauche légendaire des pirates. Cette vision a perduré à travers les siècles jusqu'à aujourd'hui encore, en partie parce qu'elle n'a pu bénéficier de contrepoids véridiques puisque les capitaines pirates écrivaient peu. Pour traiter cet exposé, le terme « piraterie » a été entendu dans un sens large, comprenant à la fois la variante de « corsaires » et celle de « flibustiers / brigands » car il nous est apparu que sur de nombreux points leur histoire était liée, notamment dans le cadre des Antilles françaises. Ainsi, on peut se demander comment l'Etat français, par les politiques menées, ainsi que les balbutiements du système économique capitaliste, qui se met en place avec l'expansion européenne du XVème siècle, ont joué un rôle important dans le développement de la piraterie à l'échelle des caraïbes. Pour ce faire, nous traiterons dans un premier temps de l'intégration des corsaires dans la stratégie de domination maritime française, puis, dans une seconde partie, nous établirons la responsabilité du système étatique et économique dans le développement d'une piraterie « sauvage » d'envergure.

Voir docs similaires : Histoire moderne

1
 
L'entreprise corsaire aux XVIe et XVIIe siècles ou le contrôle du commerce

Exposé  |  21/03/2003   |  fr  |  .doc  |  23 pages

2
 
Les pirates dans la mer des Antilles aux XVIe et XVIIe siècles : lutte des classes et contre-société

Exposé  |  15/02/2003   |  fr  |  .doc  |  24 pages

3
 
Somalie : les nouveaux pirates

Exposé  |  19/06/2009   |  fr  |  .doc  |  8 pages

4
 
Les outils de la politique commerciale européenne

Fiche  |  16/03/2007   |  fr  |  .doc  |  4 pages

5
 
L'Angleterre au 17ème siècle: une puissance maritime

Fiche  |  06/11/2003   |  fr  |  .doc  |  6 pages

Dernières nouveautés dans la catégorie : Histoire moderne

1
 
Les guerres de religion (1562-1598)

Exposé  |  06/11/2009   |  fr  |  .doc  |  4 pages

2
 
Coloniser la Nouvelle-France, d'après une lettre de Champlain adressée à Louis XIII (1632)

Commentaire de texte  |  05/11/2009   |  fr  |  .doc  |  5 pages

3
 
La Harangue de Michel de l'Hospital aux États Généraux d'Orléans en 1560

Commentaire de texte  |  04/11/2009   |  fr  |  .doc  |  5 pages

4
 
Être protestant sous un prince catholique

Exposé  |  04/11/2009   |  fr  |  .doc  |  10 pages

5
 
Le roi dans la configuration de la cour, à partir de Norbert Elias, "La société de cour"

Commentaire de texte  |  30/10/2009   |  fr  |  .doc  |  2 pages

Les plus consultés sur 30 jours en : Histoire moderne

1
 
Nathan Wachtel : la vision des vaincus

Fiche de lecture  |  17/10/2001   |  fr  |  .doc  |  5 pages

2
 
"De la vénalité des offices" de Cardin Le Bret

Exposé  |  21/05/2007   |  fr  |  .doc  |  4 pages

3
 
Commentaire de texte : « séance de la flagellation »

Exposé  |  03/04/2003   |  fr  |  .doc  |  4 pages

4
 
Le gouvernement par grand conseil - extrait du Discours des Etats de France, 1588, de Guy Coquille

Commentaire de texte  |  17/09/2009   |  fr  |  .doc  |  3 pages

A propos de l'auteur :

pencil image Thomas L. étudiant
Niveau :Grand public Etude suivie : Sciences politiques Ecole, université : IEP Lyon

Du même auteur :

Les Zones Economiques Exclusives (ZEE) méditerranéennes

Exposé  |  09/03/2009  |  en  |  .doc  |  13 pages

Qui détient la souveraineté en France ?

Exposé  |  17/06/2008  |  fr  |  .doc  |  4 pages

Die deutsch-polnischen Beziehungen

Exposé  |  02/06/2008  |  de  |  .rtf  |  3 pages