La place de l'habitat dans l'élaboration de son cadre de vie : quelles sont les questions que soulève l’idée d’une collaboration effective entre l’habitant et l’architecte? Quels sont les obstacles à une réelle démocratisation de l’architecture en Franc

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Document français : La place de l'habitat dans l'élaboration de son cadre de vie : quelles sont les questions que soulève l’idée d’une collaboration effective entre l’habitant et l’architecte? Quels sont les obstacles à une réelle démocratisation de l’architecture en Franc français
 
mémoire
publié le 27/12/2005
 
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Résumé La place de l'habitat dans l'élaboration de son cadre de vie : quelles sont les questions que soulève l’idée d’une collaboration effective entre l’habitant et l’architecte? Quels sont les obstacles à une réelle démocratisation de l’architecture en Franc Résumé

 
 
J’ai voulu dépasser cette idée de participation qui me semblait floue et parler simplement d’une démocratisation de l’architecture. C’est à dire, comment avec l’aide de l’architecte, le citoyen peut essayer d’avoir un regard critique sur le développement, le fonctionnement de sa ville et sur son architecture ?
Dans un premier temps, il m’a paru essentiel de regarder comment l’individu avait perçu son rapport à la ville depuis l’apparition des grandes concentrations urbaines et tout au long du 20ème siècle. Si l’histoire de la ville peut nourrir une réflexion sur la façon dont elle s’est édifiée, la perception par l’habitant de cette ville et de son rôle à l’intérieur de celle-ci peut être éclairée par le biais de la littérature, de la philosophie, du cinéma. L’art est la toile de fond dans laquelle s’inscrivent des réactions plus concrètes et spontanées des habitants en période de crise. Une critique de cette ville s’est mise en place avec pour moi une récurrence dans le propos : la« réification » de l’individu, l’impression de non-sens, d’absence de but dans cette activité citadine, un manque de prise sur le quotidien.

Il s’agissait également dans ce mémoire de voir comment la ville s’était développée au cours du 20ème siècle. Quels avait été les mécanismes de sa production ? Ou du moins quelle hypothèse pouvait-on émettre sur ces mécanismes ? Quel avait été le rôle de l’architecte et comment avait évolué son métier ? Quelle était aussi la perception du grand public sur l’implication de l’architecte dans ces mutations ?
Ce qui est complexe dans cette démarche, c’est de tenir compte des différentes postures que les architectes ont adoptées pour penser leur rapport à l’habitant et de regarder leur production, tout en n’oubliant pas le contexte dans lequel ils pensent la ville et l’architecture. C’est à dire, les contraintes économiques ou idéologiques qui sont en arrière plan et qui brident fortement la façon d’appréhender l’habitat et la liberté qu’aimerait avoir l’architecte. Après avoir relever différentes manières qu’avaient eu les architectes d’aborder leur rapport à l’habitant et qui me paressaient à l’heure actuelle être des impasses, j’ai essayé de me positionner à mon tour sur le rôle que j’aimerai que tienne l’architecte.

J’ai posé le postulat d’une démocratisation de l’architecture comme étant un des moyens pour l’architecte d’apporter sa vision de la ville et de mettre en place un dialogue qui me semble essentiel entre lui et l’habitant. Pourtant on ne peut ignorer un certain nombre d’obstacles. Force est de constater que l’habitant a une vision faussée du métier d’architecte qui l’incite à se tourner vers un autre type d’habitat dont la promotion est assurée par des gens plus habiles dans la communication mais souvent incompétents en terme de qualité architecturale et d’urbanisme.
Il me semblait que la production des grands ensembles, de la reconstruction à la modernisation, est un des éléments clefs pour comprendre cette perte de crédibilité d’une part et de maîtrise de la production du bâti.

Enfin, j’ai essayé d’ouvrir des pistes d’actions concrètes pour que l’architecte sorte du « ghetto » dans le quel se trouve sa profession et pour qu’il tente de faire profiter à un large public de son expérience et de ses réflexions. Que l’habitant puisse prendre part aux débats qui animent l’architecture. Ce qui permettrait je crois à l’architecte d’influer sur l’évolution de la ville de façon plus conséquente.
 
 

Sommaire La place de l'habitat dans l'élaboration de son cadre de vie : quelles sont les questions que soulève l’idée d’une collaboration effective entre l’habitant et l’architecte? Quels sont les obstacles à une réelle démocratisation de l’architecture en Franc Sommaire

 
  1. Genèse de l'idée d'une démocratisation de l'architecture
    1. L'individu et la masse
    2. Echec des grands ensembles et culpabilité (culpabilisation ') de l'architecte
    3. Changement de paradigme
  2. Multiplicité des acteurs
    1. Le citoyen : les luttes urbaines
    2. L'architecte :du mythe de l'architecte demiurge au genie de celui « qui ne sait pas »
    3. L'état : enjeux politiques et enjeux économiques
  3. Comment penser la participation ?
    1. Habitants/pouvoirs publics : le dialogue de sourds
    2. Vers une démocratisation de l'architecture ?
 
 

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