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Informations sur l'auteur

Etudiant
Niveau
Grand public
Etude suivie
histoire...
Ecole, université
Univ Paris 3

Informations sur le doc

Date de publication
01/06/2012
Date de mise à jour
11/06/2012
Langue
français
Format
Word
Type
cours
Nombre de pages
9 pages
Niveau
grand public
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6 fois
Validé par
le comité Oboulo.com
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L'état des autonomies en Espagne

  1. L'avènement d'un état semi-fédéral
    1. La Constitution de 1978
    2. Compétences des communautés autonomes et provinces
    3. La co-officialité des langues, exemple majeur de la semi-fédéralité
  2. Une construction entre divisions et unité (Juan Manuel Eguiagaray)
    1. « Une somme de nationalités et de régions » à la base des nationalismes
    2. Des cultures et des langues anciennes
    3. Des Habsbourg à Franco : la centralisation de l'Espagne et l'affirmation des nationalismes
  3. Le fédéralisme en Europe
    1. Atouts et différences des communautés espagnoles
    2. Des particularismes oppressants
    3. Vers une affirmation des autonomies dans un Etat laboratoire de l'idée fédérale

L’actuelle Constitution espagnole datant de 1978 dans son article 2 « reconnait et garantit le droit à l’autonomie de toutes les nationalités et régions » d’une Espagne « unie et indissoluble ».
L’Espagne est une monarchie parlementaire de 505 000 km² pour 46 millions d’habitants.
Connue en Europe comme un état économiquement en retard par rapport aux autres puissances européennes, elle a cependant subi des changements importants dans les années 80 qui font d’elle la neuvième économie mondiale par PIB nominal, possédant le 15e niveau de vie au classement IDH en 2007. Aussi, l’Espagne est actuellement créditée, au niveau international, d’une réputation de pays relativement stable et démocratique ; pourtant, cet Etat est très controversé par les citoyens qui en dépendent et cause une fragilité au sein du pays des autonomies. L’Etat des autonomies, défini par le Tribunal constitutionnel, est une réponse possible au décalage existant entre un ordre unitaire, hérité du franquisme, et une nation espagnole traversée de clivages territoriaux profonds à partir d’héritages historiques, de langues et de cultures particulières. Ces clivages peuvent être contenus d’une manière démocratique et pacifique dans un cadre fédéral, sans donner naissance à des nationalismes exclusifs et une crise identitaire de l’ensemble de la communauté fédérale. Seulement, ce n’est pas le cas en Espagne.
Dans la péninsule ibérique, quatre nationalismes distincts s’affirment : espagnol ou castillan, majoritaire, basque, catalan et galicien. Dès 1975, et la mort de Franco, ces trois derniers nationalismes revendiquent leur droit à la différence, aussi, pour remédier à ce problème de plurinationalité, un projet de constitution aboutit en 1978 à la formation d’un Etat des autonomies basé sur une large décentralisation régionale des différentes communautés d’Espagne.

[...] Cela peut s’expliquer par le fait d’une dynamique culturelle particulière, d’un monde institutionnel propre qui résista aux efforts de centralisation de l’Etat espagnol. Cette culture politique nationale s’est fondée sur l’acceptation de souvenirs collectifs sur les traditions, l’histoire etc. D’un point de vue historique, ce sentiment collectif s’est fondé parallèlement au processus de définition de l’Etat moderne. Durant le XVIIIe siècle, différentes instances s’efforcèrent de détruire de nombreuses identités particulières. Ces identités réapparaissent de nos jours avec de nombreuses revendications. Plusieurs étapes constituent l’avènement du catalanisme au XXe siècle. [...]


[...] Ces clivages peuvent être contenus d’une manière démocratique et pacifique dans un cadre fédéral, sans donner naissance à des nationalismes exclusifs et une crise identitaire de l’ensemble de la communauté fédérale. Seulement, ce n’est pas le cas en Espagne. Dans la péninsule ibérique, quatre nationalismes distincts s’affirment : espagnol ou castillan, majoritaire, basque, catalan et galicien. Dès 1975, et la mort de Franco, ces trois derniers nationalismes revendiquent leur droit à la différence, aussi, pour remédier à ce problème de plurinationalité, un projet de constitution aboutit en 1978 à la formation d’un Etat des autonomies basé sur une large décentralisation régionale des différentes communautés d’Espagne. [...]


[...] Ainsi, une coopération entre l’Etat et l’Etat des Autonomies, s’est peu à peu tissée. Par exemple, une loi de 1983, sur le processus autonomique, pose le principe de la tenue de conférences sectorielles réunissant ministres espagnols et conseillers des gouvernements autonomes dans des matières d’intérêts communs, comme l’agriculture, le développement industriel, à l’instar de celles qui existent en matières fiscales, de santé, de sciences depuis la création des Communautés. Instruments de communication, d’information, sans pouvoir de décision autonome, ces institutions intergouvernementales formulent des recommandations dont l’influence dépend de l’engagement actif des participants. [...]


[...] Ils dictent les décisions politiques de pays et influencent les axes du pays unitaire. Finalement, l’Espagne s’impose comme un pays doté de nations dans la nation et l’idée fédérale, basée sur l’acceptation de se fondre dans le moule étatique, ne peut être que partielle en Espagne. Dès lors, le système politique espagnol est un compromis, un état semi-fédéral qui trouve une logique efficace pour gouverner un pays constitué de Communautés autonomes. Conclusion Dans cette analyse sur l’Etat des autonomies en Espagne, on a essayé de montrer quelles sont les relations qui unissent un Etat espagnol unitaire, fondé sur une centralisation historique et ancienne et des Communautés espagnoles, résultats de mécanismes profonds et tout aussi anciens que cette centralisation. [...]


[...] Les frontières de l’Espagne actuelle sont très anciennes elles aussi. En effet, elles sont fixées du coté portugais dès les XIIe et XIIIe siècles, du coté français, elles datent du traité des Pyrénées de 1659, plus un signe de faiblesse de la puissance espagnole qu’une réelle volonté politique des rois. En Espagne, chaque région a un caractère et une histoire propre qui ont contribué à la formation de ses particularismes. En ce qui concerne la catalogne, on ne peut pas réellement parler de nationalisme avant la dernière décennie du XIXe. [...]

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