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Étudiant
Niveau
Avancé
Etude suivie
sciences...
Ecole, université
Université...

Informations sur le doc

Date de publication
15/09/2010
Langue
français
Format
Word
Type
cours
Nombre de pages
54 pages
Niveau
avancé
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24 fois
Validé par
le comité Oboulo.com
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Les grands problèmes politiques contemporains

  1. L'ébranlement du cadre national
    1. La fragilité de la citoyenneté
    2. Les incertitudes de la démocratie
    3. Les difficultés de l'Etat interventionniste
  2. Le déploiement des perspectives globales
    1. La fin de l'Histoire ou l'interprétation optimiste
    2. Le choc des civilisations ou l'interprétation pessimiste

Pendant longtemps, c’est la religion qui était le socle de l’Etat. C’est d’ailleurs encore le cas de l’Iran par exemple, Etat musulman. Alors pourquoi ne pas penser que l’Etat et la Nation seront à nouveau séparés, prochainement ? D’ailleurs, on voit aujourd’hui ressurgir des Etats religieux. La question est de savoir si la sécularisation en Occident est réversible.

Car si la Nation cesse de cimenter l’Etat, quelle est la nouvelle fondation : la religion ? Quoi qu’il en soit, le modèle de l’Etat-Nation, la réunion de ces deux notions, n’est qu’une parenthèse, ouverte par la France, l’Angleterre et l’Espagne. C’est juste la manifestation étatique la plus courante de la modernité : les Etats-Nation sont les Etats modernes, c’est-à-dire les Etats sécularisés.

L’Etat-Nation se trouve confronté au processus de mondialisation à partir du moment où il s’est transformé en société ouverte. Une société ouverte n’attribue pas une valeur absolue au pouvoir qui la domine : des valeurs extérieures naissent et sont perçues comme supérieures aux valeurs que produit le pouvoir ; elles sont transcendantes.

Une telle société est susceptible à terme de contrôler le pouvoir à partir de ses valeurs, le pouvoir n’étant pas considéré comme le maître à l’origine de toutes les valeurs. Dans les sociétés, l’ouverture est d’abord éthique (idées) avant d’être politique : Louis Dumont dira que l’individu a d’abord été conçu hors du monde, avant d’être conçu dans le monde ».

Par exemple, pour un jour donner un poids juridique à la notion des Droits de l’Homme, il a fallu concevoir ces valeurs intellectuellement et moralement : les révolutions culturelles précèdent toujours les révolutions politiques. Il faut une société ouverte pour que le pouvoir soit relatif, pour que le pouvoir soit libéral.

Depuis le début du XXe siècle, donc, l’Etat-Nation est confronté à la pression de plus en plus forte de l’extérieure. La question de la nécessité éventuelle d’une gouvernance économique mondiale est posée : le fonctionnement du marché économique peut-il offrir une régulation satisfaisante ? Le débat est actuel : marché et démocratie sont-ils complémentaires ou antinomiques ? Comment alors procéder pour améliorer l’ordre du monde ?

[...] Pour consolider la citoyenneté, il faut donc l'enraciner, pour ne pas donner l'impression qu'elle est coupée du monde réel (attention, il ne s'agit pas de supprimer les libertés ni la transcendance du citoyen politique). Les tenants du multiculturalisme ne sont pas forcément les adversaires des droits civils et politiques, des libertés individuelles : il ne faut pas radicaliser les positions. A la différence des tenants du communautarisme, ils n'entendent pas sacrifier le concept de Droits de l'Homme. Toutefois, ils expriment certaines méfiances à l'égard de certains apports de l'héritage politique occidental. [...]


[...] - La pacification des sociétés occidentales Au XXe siècle, après la grande menace du totalitarisme, les passions politiques se sont atténuées. Or, pour les tenants de la fin de l’Histoire, cette dépolitisation entraîne la pacification. Le repli sur la sphère privée expliquerait le déclin des idéologies (notamment après la Révolution), et expliquerait l’atténuation des conflits dans l’espace public. En temps normal, le coût pour celui qui s’engage se transforme en avantage : on supporte les difficultés du militantisme, on est porté par la cause que l’on défend. [...]


[...] Les attentats de Bali entendaient stigmatiser l’altérité et le multiculturalisme de cette île, lieu d’échanges entre civilisations différentes, particulièrement marqué par l’Occident (tourisme, boîtes de nuit, Australiens). L’attentat de Djerba présente des caractéristiques comparables : une synagogue est visée, des Allemands en villégiature également. De même pour Casablanca, avec la présence de juifs et d’Espagnols entretenant une relation pacifique et ouverte avec les Marocains. C’est cette conception des relations humaines qui est contestée. La question des structures est donc secondaire. Le terrorisme du XXIe siècle est constitué de cellules autonomes plus ou moins reliées aux centres historiques. [...]


[...] Ce schéma d’une classe/personnel politique à distance de la population a fait germer son contraire : la personnification du pouvoir, la nécessité d’une figure charismatique à laquelle se rattacher, pour compléter/atténuer l’anonymat de la structure. Ces excès de médiation politique ont pu prendre deux formes : .La dérive oligarchique (IVe République) : la proportionnelle a pour effet que personne n’a la majorité, il faut des alliances après l’élection pour former un gouvernement, le corps électoral n’a pas d’emprise directe sur la composition du gouvernement. Or, l’exigence démocratique c’est de savoir si ce sont les électeurs qui choisissent les gouvernants ! La IVe est donc fortement atteinte dans sa légitimité démocratique. [...]


[...] Notamment, en Irak aujourd’hui, elle est au cœur du problème d’aujourd’hui et de demain. Même s’ils sont minoritaires, les Chiites se perçoivent comme les légitimistes : ils considèrent que la direction spirituelle et temporelle des croyants ne doit pas échapper aux descendants de la famille du Prophète ; Mahomet n’a pas seulement apporté au monde une foi/tradition (la Sunna) mais aussi une famille (quasi-dynastie). La majorité Sunnite, sure de son enracinement, va chercher à marginaliser/dominer les Chiites. Pourtant, au Xe siècle, le contrôle du monde musulman passe entre les mains des Chiites avec les Fatimides. [...]

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