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Etudiant
Niveau
Avancé
Etude suivie
droit...
Ecole, université
Université...

Informations sur le doc

Date de publication
22/01/2008
Langue
français
Format
Word
Type
dissertation
Nombre de pages
11 pages
Niveau
avancé
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Validé par
le comité Oboulo.com
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Les élections législatives de 2005 au Royaume-Uni

  1. General Election in the UK, une pratique démocratique simplissime
    1. Le système électoral au Royaume Uni. UK Voting System
    2. Le paysage politique britannique. British Political Panorama
  2. Elections de 2005 : une simplicité illusoire
    1. Campagne & Enjeux. Campagne Trail
    2. Les Résultats. Who won? What next?

Le Royaume Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord est constitué de l’Union de quatre nations : l’Angleterre, l’Ecosse, le pays de Galles et l’Irlande du Nord.
Grande puissance coloniale du XIXème siècle, le Royaume Uni reste encore aujourd’hui un Etat important sur la scène internationale. Titulaire d’un siège permanent au Conseil de Sécurité de l’ONU, souvent perçu comme le « petit frère » des Etats-Unis et étant aussi intégré à l’Union Européenne, il agace parfois ses voisins par son obstination dans la défense de ses intérêts et son flegme caractéristique. Cependant, il reste un collègue important, et même indispensable, pour l’Europe en construction.

Le Royaume Uni n’a pas de constitution écrite. Plusieurs textes fondateurs consacrent conjointement l’établissement de la monarchie constitutionnelle et l’Etat de Droit au Royaume Uni: l’Habeas Corpus Act (1679) qui lui vaut sa réputation de « terre des libertés », le Bill of Rights (1689) ou encore l’Establishment Act (1701) ; mais ce ne sont que des lois ordinaires pouvant donc être modifiées sans une procédure spéciale. Au delà de ces écrits, le droit coutumier règle l’essentiel des prérogatives royales, celles du pouvoir, et la pratique du gouvernement met en place les prérogatives politiques.
Le système constitutionnel britannique est souvent décrit comme « la mère des parlements » dû à son influence dans bien des pays du monde. C’est un régime parlementaire bicaméral (une chambre haute et une chambre basse) et inégalitaire. Le Roi peut dissoudre à tout moment la Chambre des communes. Traditionnellement, il le faisait dans le but d’écarter une chambre dont la composition lui déplaisait ; mais depuis 1784, l’utilisation de ce pouvoir va évoluer car le premier ministre demande pour la première fois au monarque de dissoudre afin que le corps électoral soit juge du conflit entre le cabinet et l’opposition. Appelé dissolution « à l’anglaise » ou « dissolution-tactique », ce droit est aujourd’hui couramment utilisé pour conforter une majorité au moment favorable, souvent un an avant l’échéance normale. La démocratisation du suffrage (suffrage universel masculin et féminin en 1928) rend le régime complètement moniste : les pouvoirs du roi sont transférés en pratique au Cabinet, celui-ci nomme comme Premier ministre le chef de la majorité parlementaire qui dispose en fait du droit de dissolution et de la plénitude du pouvoir exécutif. Le Premier ministre est au centre du pouvoir : il forme son gouvernement, le remanie librement, peut dissoudre la chambre des commune, il est chef de l’armée, de la diplomatie et de l’administration. Par l’intermédiaire du Cabinet, il dispose de la totalité du pouvoir exécutif et, avec l’appui du parti majoritaire à la chambre, de l’essentiel du pouvoir législatif et financier.

Avril 2005 : le pape Jean-Paul II vient de décéder ; les pays de l’Union Européenne débattent sur le projet de constitution Européenne ; en Irak, des groupes terroristes font pression sur plusieurs Etats pour qu’ils retirent leurs troupes ; le Prince Charles prépare son mariage, Dans ce contexte international agité, Tony Blair, Premier ministre depuis 1997, rend visite à la reine, le 5 avril, afin d’user de son pouvoir de « dissolution-tactique » et d’entraîner ainsi de nouvelles élections. Il annonce alors, sans surprise, une dissolution prévue au 11 avril et des élections fixées au 5 mai (date symbolique par la série de 5 qui la compose). La campagne est alors lancée…

Quels enjeux principaux en ressortent ? Quelles particularités, dues au système britannique ou au contexte, rendent ces élections originales? Les élections législatives de 2005 au Royaume Uni peuvent-elles être perçues comme convenues, comme banales? Ou, à l’inverse, en quoi l’histoire politique britannique pourrait être fortement ébranlée par ce scrutin ?

Afin de comprendre et de tenter une analyse des élections législatives de 2005 au Royaume Uni, nous étudierons dans un premier temps la pratique politique Britannique : son système électoral et son paysage politique. Dans un second temps, nous verrons en quoi la campagne et les résultats permettent d’affirmer que cette élection n’est pas si simple et quelconque que prévue.

[...] Le scrutin majoritaire conduit au bipartisme. D’abord, il s’agissait du parti libéral et du parti conservateur. Depuis 1935, c’est le parti travailliste et le parti conservateur qui forment la paire de tête. On remarque cependant que la période 1900 et 1935 forme une exception pendant laquelle le parti travailliste apparaît et le parti libéral décline. Le bipartisme structure les institutions britanniques : le parti victorieux dispose de la totalité du pouvoir institutionnel, il est majoritaire en sièges et son leader devient premier ministre ; pourtant, il est sous le contrôle de l’autre parti l’opposition de Sa Majesté, formant un shadow cabinet (cabinet fantôme) avec lequel un consensus doit être recherché pour certains sujets[4]. [...]


[...] Ainsi, un nouveau système de classification a été défini (voir schéma ci contre). Celui-ci considère deux orientations : un axe libertaire-autoritaire à la verticale et un axe gauche-droite à l’horizontale (qui, en fait, représente les visions économiques des partis). Dans ce cadre, le schéma suivant[6] intègre les partis politiques de Royaume Uni et permet de percevoir le paysage politique Britannique en 2005. Ainsi, on remarque que le parti travailliste, dans son idéologie, se rapproche de plus en plus du principal parti de l’opposition que représentent les conservateurs. [...]


[...] Les élections législatives de 2005 au Royaume Uni peuvent-elles être perçues comme convenues, comme banales? Ou, à l’inverse, en quoi l’histoire politique britannique pourrait être fortement ébranlée par ce scrutin ? Afin de comprendre et de tenter une analyse des élections législatives de 2005 au Royaume Uni, nous étudierons dans un premier temps la pratique politique Britannique : son système électoral et son paysage politique. Dans un second temps, nous verrons en quoi la campagne et les résultats permettent d’affirmer que cette élection n’est pas si simple et quelconque que prévue. [...]


[...] Fort d’une puissante base ouvrière et salariée, recueillant l’adhésion des intellectuels, des minorités religieuses et des non-croyants, le parti compte près adhérents. Attaché au système parlementaire, ce parti critique l’ordre social et vise à promouvoir l’égalité collective. Défenseur du dirigisme économique, libéral en matière de mœurs (divorce, avortement), il reste fondamentalement pragmatique. D’essence sociale-démocrate, son idéologie a fortement évolué sous l’influence de Blair. Le Parti conservateur (Cons, Conservative), principal parti d'opposition dirigé par Michael Howard depuis le 6 novembre 2003. Issu largement des classes moyennes et pour moitié pratiquants réguliers, il se considère comme un parti quasi naturel de gouvernement. [...]


[...] Depuis des années, on remarque qu’une nouvelle vision politique s’installe au Royaume-Uni. L’élection de 2005 suit ce mouvement (voir schéma ci contre[20]) Les avancées sociales marquantes de Blair ont eut lieu sous son premier mandat, ensuite sa ligne politique n’a fait qu’évoluer, évolution qualifiée de recentrage ou dérive selon les opinions diverses. Cette tendance a permis aux Libéraux-Démocrates de récupérer une partie de l’électorat déçu des travaillistes et de se rapprocher de son ancienne place sur l’échiquier politique. Malgré cela, l’idéologie de gauche a du mal à s’ancrer au sein de ce système économique libéral. [...]

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