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Informations sur l'auteur

étudiant
Niveau
Expert
Etude suivie
sciences...
Ecole, université
Sciences Po...

Informations sur le doc

Date de publication
22/01/2007
Langue
français
Format
Word
Type
dissertation
Nombre de pages
5 pages
Niveau
expert
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12 fois
Validé par
le comité Oboulo.com
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Mike Davis “Planet of Slums, Urban Involution and the informal Proletariat”

  1. Une explosion urbaine ' perverse ' ou le paradoxe d'une urbanisation sans développement économique
  2. Une humanité ' excédentaire ' : le concept d' ' involution urbaine ' et de ' prolétariat informel '
  3. Dieu n'est pas mort ! Quelle ' mission historique ' pour ces nouveaux exclus du néo capitalisme ?
  4. Une certaine représentation des transformations urbaines : la ' non ville ' versus ' la ville émergente '

Né en 1947 de parents ouvriers à Fontana, petite ville industrielle dans la banlieue de Los Angeles, Mike Davis milite activement dans sa jeunesse dans des cercles radicaux de gauche, fréquente un temps le parti communiste américain, voyage en Angleterre où il s’introduit dans les cercles néo marxistes de la New Left Review dont il devient le rédacteur en chef de 1980 à 1986. De retour aux Etats-Unis, il devient chauffeur routier et sillonne l'Amérique avant de reprendre ses études à l'UCLA et de rédiger une thèse sur l'histoire politique et sociale de la classe ouvrière américaine. Son ouvrage City of Quartz paru en 1990 est une véritable somme critique et polémique sur l’histoire politique, sociale, culturelle et urbaine de Los Angeles, mégalopole monstrueuse perçue comme une vitrine avant gardiste des tendances lourdes du nouveau capitalisme urbain.

L’article « Planet of Slums » qui traite de la nouvelle phase d’urbanisation massive dans les pays dit du Sud mais aussi à l’œuvre dans les pays développés part d’un constat crucial : pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, le nombre d’urbains dépasse le nombre de ruraux tandis que les taux de croissance urbaine les plus importants se font dans les territoires sous développées, sources de tensions tant sociales que politiques ou écologiques. Cet article intervient notamment à la suite de la publication en 2003 du rapport du programme pour l’habitat humain de l’ONU intitulé The challenge of Slums, source importante de données quantitatives pour l’auteur.

Avant d’envisager une lecture critique de cet article, il convient d’analyser les grandes thèses développées par l’auteur dans cet article.

[...] Selon lui, la marginalité de ces zones informelles s’évalue en terme économique et non d’exclusion : les habitants de ces zones ne forment pas une classe à part ; il existe des liens permanents d’échange entre le secteur informel et la partie moderne de la ville ; d’ailleurs les habitants de l’industrie habitent souvent dans les mêmes quartiers que les informels. Pour les migrants ruraux, qui peuvent être relativement éduqués et même riches, l’arrivée dans les slums peut être au cœur d’une stratégie de promotion sociale, l’espace informel n’étant qu’un sas où ils côtoient des citadins refoulés notamment des centres villes engorgés. Finalement, dans le cadre d’une analyse générale sur les logiques à l’œuvre dans les villes du Sud, l’article de M. [...]


[...] A travers son approche néo marxiste, Mike Davis s’inscrit parfaitement dans ce courant de lecture de la partition urbaine liée à la question économique et à l’internationalisation du capital. Cette géographie néo marxiste ou post moderne insiste particulièrement sur les effets de spatialisation du capitalisme avancé : la fragmentation serait le résultat spatialisé des effets de globalisations mais aussi des modes de gestion urbaine volontaires ou induits. A contrario, une autre approche radicalement différente met l’accent non sur le développement de la non ville mais sur ce que certains appellent la ville émergente (Yves Chalas, La ville émergente). [...]


[...] Plus simplement, il y a involution lorsque l’on assiste à un surplus de main d’œuvre que la nouvelle économie ne peut absorber. L’involution urbaine actuelle résulterait donc de cette déconnexion des logiques d’urbanisation et de développement économique des pays du Sud : au lieu de devenir des foyers de croissance et de pauvreté comme les villes européennes du 19è siècle, les villes des pays en développement seraient devenues des décharges pour une humanité surnuméraire qui suivit grâce à l’informel. L’analyse de l’auteur est ici radicale : les slums seraient devenues la seule solution au problème de stockage de cette population excédentaire. [...]


[...] Cette analyse met davantage l’accent sur les concepts d’agglomération, d’articulation et d’intégration ainsi que de mobilité. Cette approche est également plus subtile en ce qu’elle prend en compte la complexité du fait urbain et la façon dont le social et le spatial s’emboîtent. Le cadre urbain n’est pas pensé comme une donnée extérieure, une contrainte qui s’impose au citadin mais comme une entité instable et mouvante toujours réinventée par le citadin du fait de ses activités : c’est l’idée de production de la ville par les individus qui déconstruisent et reconstruisent la ville. [...]


[...] En effet, Mike Davis considère que cette nouvelle phase d’urbanisation est unique car ne correspond pas à celles que les pays développés ont connues notamment au 19è siècle. L’auteur parle même de déviation voire de déviance en ce qu’elle ne correspond pas aux logiques qui ont présidé à la transformation progressive des pays développés en sociétés majoritairement urbaines. Précisément, le processus actuel d’urbanisation des pays du Sud ne s’accompagne pas d’un développement économique (qui est associé ici à une forte industrialisation) : dans les pays du Sud, ces deux logiques sont désormais déconnectées rompant radicalement avec un cycle millénaire où ces deux logiques étaient concomitantes, l’une nourrissant l’autre. [...]

...

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