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Informations sur l'auteur

Consultant
Niveau
Grand public
Etude suivie
sciences...
Ecole, université
IEP Paris

Informations sur le doc

Date de publication
18/05/2008
Langue
français
Format
Word
Type
dissertation
Nombre de pages
8 pages
Niveau
grand public
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20 fois
Validé par
le comité Oboulo.com
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Le Panarabisme

  1. L'impossible construction d'une conception unanime de la « Nation arabe »
    1. Un problème de définition : quelle nation pour les Arabes ?
    2. Le panarabisme concurrencé par le panislamisme : un rejet du concept de nation
  2. Entre divisions et oppositions : les échecs du panarabisme
    1. Oppositions occidentales et occasions manquées
    2. Un panarabisme miné par les clivages

La Nahda ou la « Renaissance arabe » s’amorce véritablement à la fin du XIXe siècle et apparaît comme la résurgence d’une volonté d’unité politique du Moyen-Orient. Ce mouvement idéologique se réfère alors à « âge d’or » de l’ « empire arabe » sous la dynastie des Omeyyades puis des Abbasides avant sa dislocation face aux conquêtes ottomanes du XVIe siècle (carte 1). De ce fait, le nationalisme arabe (qaoumyia) surgit sous la forme de l’arabisme (ourouba) ou du panarabisme à la fin du XIXe siècle.
Le terme « panarabisme » peut alors être défini comme étant le « mouvement politique et culturel qui tend à réunir tous les pays de langue et de civilisation arabe en une grande communauté d’intérêts ». La notion de « civilisation », assez floue au premier abord, peut également être interprétée comme étant « l’ensemble des phénomènes sociaux, religieux, intellectuels, artistiques, scientifiques et techniques propres à un seul peuple et transmis par l’éducation ». Il convient toutefois d’ajouter que, selon l’Atlas de la mondialisation, « dans son usage courant, elle [civilisation] désigne actuellement une identité collective à très grande échelle ». La notion d’ « identité collective » reste, cependant, ambiguë et il paraît plus judicieux de « parler de construction identitaire, ou de processus de construction de représentations élaborées par un individu ou un groupe ».
La construction d’une identité nationale, l’arabité, s’avère donc le défi principal du panarabisme afin de réunir tous les peuples arabes au sein d’un même Etat-nation. Cependant, les Arabes, aujourd’hui environ 280 millions*, sont répartis dans divers pays, chacun gouverné par un Etat indépendant dont les formes d’exercice du pouvoir lui sont propres. Ainsi, pourquoi l’aspiration à l’unité arabe n’a pu se concrétiser et relève, encore aujourd’hui, d’un idéal non atteint ?

[...] Une nation wahhabite ? En 1744, Abdul Wahhab, qui propose une vision plus littérale du Coran que la conception hanafite des Ottomans, s’allie avec le guerrier Mohammed ibn Séoud afin de reconquérir les terres arabes par la force des armes et d’une interprétation religieuse nouvelle. Leurs descendants poursuivent leur œuvre : La Mecque et Médine sont conquises et, en 1808, Bagdad et Damas sont menacées. Cependant, en 1818, tous les territoires arabes retombent sous contrôle ottoman. Ainsi, même si leurs petits-fils, et surtout Abdel-Aziz Ibn Séoud, reprennent leurs objectifs, l’Etat wahhabite créé en 1932, l’Arabie Saoudite, ne regroupe qu’une partie du peuple arabe. [...]


[...] Il faut rechercher une entière unité culturelle, économique et politique En 1954, le colonel Nasser devient chef d’Etat de l’Egypte et négocie son indépendance avec le traité de Londres. Il relance alors le nationalisme arabe en dénonçant par exemple la situation palestinienne et reprend les idées et les objectifs baathistes. Ces deux acteurs complémentaires, l’un idéologue, l’autre charismatique, instituent ainsi l’union de la Syrie et de l’Egypte en 1958 avec la création de la République Arabe Unie (RAU). De ce fait, l’unité arabe semble s’amorcer et la RAU prévoit de s’élargir avec l’Irak et la Jordanie. [...]


[...] Cependant, cette union apparaît en Syrie comme œuvrant au profit d’un nationalisme égyptien et non arabe. Des dissensions apparaissent alors entre nassériens et baathistes alors que la crise économique sévit. Le coup d’Etat de Haydar al-Kouzbari en Syrie en 1961 marque brusquement la fin de la RAU et donc l’échec de la tentative d’unité arabe. intra-baathistes Le Baath, malgré l’opposition de Kouzbari, se développe de plus en plus en Irak et, le 8 février 1963, il prend le pouvoir à Bagdad. [...]


[...] Un Etat-nation arabe autour de l’Egypte? Mohammed Ali, grand général et Khédive d’Egypte, adhère à l’idée de nation arabe (watan). Il exprime, ainsi que son fils Ibrahim, la volonté de rassembler tous les Arabes de l’Egypte à la Mésopotamie au sein d’un même Etat. Il s’appuie ainsi sur un Etat, l’Egypte, comme l’Italie l’avait fait avec le Piémont et l’Allemagne avec la Prusse, afin d’aboutir à l’unité arabe. Cependant, ce projet est avorté en 1848 par les Britanniques qui s’opposent au nationalisme arabe. [...]


[...] Ainsi, Boutros el Boustani, fondateur du journal Appel de la Syrie insiste sur l’unité de la langue et de la culture arabe et Kawakibi, qui souhaite restaurer l’empire Omeyyade, prône l’égalité entre les croyances. Il affirme alors : Organisons ensemble notre vie sur terre et laissons aux religions le soin de s’occuper de celle de l’au-delà. Vivons libres et respectés au sein de notre nation arabe Enfin, ce combat afin de créer une véritable nation est également mené par des intellectuels chrétiens conférant à ce que l’on appellera plus tard le panarabisme une dimension laïque. [...]

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