La politique peut-elle être fondée sur lanticipation du pire ?
Date de publication :
20/06/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
9 pages
Sommaire :
Sommaire
- L'anticipation du pire pourrait être justifiée au moment de définir les politiques à mener, au nom de la prévision et de la prudence
- En quoi, même si elle peut être prise en compte, l'anticipation du pire ne peut fonder l'action de la politique, elle ne peut en être la base ?
Résumé :
« Gouverner, c'est prévoir ». Cette formule d'Emile de Girardin soulève plus de questions qu'elle ne semble donner de réponses quant à l'exercice de la politique. En effet, à quelle sorte de prévision fait-elle référence ? S'agit-il de prévoir le comportement et les stratégies des principaux adversaires ? Doit-on, pour gouverner, savoir prévoir le moment propice ? Ou faut-il prévoir, anticiper le pire ?
Si cela était le cas, il faudrait s'interroger sur la légitimité de cette pratique. Certains pourront opiner que la politique est censée construire le présent et ne garder sur le futur qu'un point de mire proche, sans se laisser attirer par de lointaines spéculations. D'autres pourraient en revanche estimer que la prévision est signe de prudence et donc de sagesse. En fait, la question n'est pas ici de savoir si la prévision est nécessaire en politique, mais si celle-ci doit être fondée sur l'anticipation du pire. Les deux termes principaux peuvent paraître incompatibles, tant il est aujourd'hui communément accepté que la politique doit veiller au bien-être des membres de la société. En effet, il serait difficile d'assumer que la politique, pour poursuivre cet objectif, se trouve dans la nécessité d'envisager le pire pour les sujets dont elle doit assurer la protection et vis-à-vis desquels elle est liée.
Si cela était le cas, il faudrait s'interroger sur la légitimité de cette pratique. Certains pourront opiner que la politique est censée construire le présent et ne garder sur le futur qu'un point de mire proche, sans se laisser attirer par de lointaines spéculations. D'autres pourraient en revanche estimer que la prévision est signe de prudence et donc de sagesse. En fait, la question n'est pas ici de savoir si la prévision est nécessaire en politique, mais si celle-ci doit être fondée sur l'anticipation du pire. Les deux termes principaux peuvent paraître incompatibles, tant il est aujourd'hui communément accepté que la politique doit veiller au bien-être des membres de la société. En effet, il serait difficile d'assumer que la politique, pour poursuivre cet objectif, se trouve dans la nécessité d'envisager le pire pour les sujets dont elle doit assurer la protection et vis-à-vis desquels elle est liée.
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