Le portrait des époux Arnolfini (1434)
Date de publication :
15/01/2004
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
7 pages
Sommaire :
Sommaire
- Analyse méthodique
- Presentation du tableau
- Lecture du tableau
- Interpretation du tableau
- Déterminer l'intérêt historique
- Déterminer la signification artistique
Résumé :
Analyse de l'oeuvre.
La scène se passe dans la chambre nuptiale des époux et le lit où se nouera l'étreinte est bien mis en évidence. Il n'y a rien de commun avec les mariages populaires accompagnés d'un banquet, suivis d'un bal et d'une présentation de cadeaux tels qu'ils se déroulaient dans les campagnes flamandes. L'union des arnolfini est l'engagement privé d'un homme et d'une femme dans le secret d'une maison privée, office illégitime aux yeux de l'église, mais toléré et fréquent chez les élites urbaines de l'époque. Elle pourrait expliquer l'absence d'un prêtre dans le tableau. En effet, le sacrement n'est pas administré par un prêtre mais par les époux eux-mêmes. Eventuellement, s'ils le souhaitaient, les jeunes mariés assistaient le lendemain matin à la messe, montrant ainsi aux yeux de tous que l'union était consommée. L'Eglise ne réussit qu'un siècle plus tard, au concile de Trente (1545-1563), à imposer la présence d'un prêtre et de deux témoins durant les noces, ceci plus pour éviter les fraudes et les abus que pour des raisons religieuses. D'ailleurs la cérémonie n'était alors pas toujours célébrée devant l'autel mais tout au plus devant le portail d'une église. La présence de témoins n'est alors pas non plus nécessaire au mariage : néanmoins on a besoin de témoins (deux témoins dont le peintre sont reflétés par le miroir) pour certifier le contrat de mariage qui réglait les intérêts financiers
La scène se passe dans la chambre nuptiale des époux et le lit où se nouera l'étreinte est bien mis en évidence. Il n'y a rien de commun avec les mariages populaires accompagnés d'un banquet, suivis d'un bal et d'une présentation de cadeaux tels qu'ils se déroulaient dans les campagnes flamandes. L'union des arnolfini est l'engagement privé d'un homme et d'une femme dans le secret d'une maison privée, office illégitime aux yeux de l'église, mais toléré et fréquent chez les élites urbaines de l'époque. Elle pourrait expliquer l'absence d'un prêtre dans le tableau. En effet, le sacrement n'est pas administré par un prêtre mais par les époux eux-mêmes. Eventuellement, s'ils le souhaitaient, les jeunes mariés assistaient le lendemain matin à la messe, montrant ainsi aux yeux de tous que l'union était consommée. L'Eglise ne réussit qu'un siècle plus tard, au concile de Trente (1545-1563), à imposer la présence d'un prêtre et de deux témoins durant les noces, ceci plus pour éviter les fraudes et les abus que pour des raisons religieuses. D'ailleurs la cérémonie n'était alors pas toujours célébrée devant l'autel mais tout au plus devant le portail d'une église. La présence de témoins n'est alors pas non plus nécessaire au mariage : néanmoins on a besoin de témoins (deux témoins dont le peintre sont reflétés par le miroir) pour certifier le contrat de mariage qui réglait les intérêts financiers
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