Le portrait dun riche vilain daprès le roman de Renart (fin XIIème début XIIIème siècle)
Date de publication :
25/07/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
10 pages
Sommaire :
Sommaire
- Un riche vilain, témoin privilégié de l'essor du monde rural aux XIIème et XIIIème siècles
- Un témoin privilégié de l'essor du monde rural
- Un riche vilain
- La condamnation de l'ambition sociale et des m'urs du vilain Liétard, réduit au servage par l'évêque de la Croix-en-Brie
- Une ambition sociale contraire à la hiérarchie de la société, garante de l'ordre voulu par Dieu
- Des m'urs incompatibles avec la morale chrétienne
- La réduction au servage de Liétard par l'évêque de la Croix-en-Brie
Résumé :
« Si la littérature peut être, non sans quelque rhétorique, définie comme un miroir de la société, il s'agit, bien sûr d'un miroir plus ou moins déformant selon les désirs conscients ou inconscients de l'âme collective qui s'y regarde et surtout selon les intérêts, les préjugés, les névroses des groupes sociaux qui fabriquent ces miroirs et les tendent à la société ». C'est en ces termes que l'historien Jacques Le Goff, dans son Pour un autre Moyen Age, pose le problème du rapport de la littérature avec la société médiévale, problème qui se pose avec acuité lorsque l'on étudie le roman de renart.
En dépit de son titre, le roman de renart, n'est pas un roman mais une collection de récits
appelés « branches », écrits entre 1175 et 1250 par plus de vingt auteurs, le plus souvent anonymes, de personnalités, de formations, de goûts et de talents différents. En fait, le titre de l'oeuvre fait plutôt référence à la langue dans laquelle elle a été écrite : la langue romane, qui montre la volonté des auteurs d'écrire pour la foule. En ce qui concerne les sources du roman de renart, elles ont longtemps posé problème aux historiens, mais il semble admis aujourd'hui que les différents auteurs ce soient inspirés dans une « collaboration féconde de l'imagination antique et de l'esprit médiéval » de fables ésopiques et d'oeuvres latines. Cependant, le roman de renart n'est pas une composition suivie et homogène. La partie la plus ancienne est la branche traditionnellement désignée comme la branche II, composée vers 1175 par le poète Pierre de Saint-Cloud. A cette branche, on a ajouté, à partir de la fin du xiième siècle, toute une suite de branches : Va, III, IV, XIV, V, XV, I, IX, VI, XII, Ia, Ib, VII, XI, X, XVI, XVII, XIII, XXIII, XXIV, XXV, XXVI, XXI, XVIII, XIX et XX. Chaque branche met en scène des animaux incarnant différents types humains. Dès lors, la multiplicité des interprétations possibles de chacun des animaux crée un univers complexe et riche : ainsi, le personnage principal de l'oeuvre, renart, est tour à tour un seigneur, un clerc, un jongleur ou même une personnification de la ruse et de la méchanceté. Le passage constant du monde animal au monde féodal et du mélange des deux fait du roman de renart une oeuvre comique mais également satirique. En effet, derrière le comique, il convient de déceler une parodie de la littérature épique et chevaleresque mais aussi une satire de la société médiévale.
En dépit de son titre, le roman de renart, n'est pas un roman mais une collection de récits
appelés « branches », écrits entre 1175 et 1250 par plus de vingt auteurs, le plus souvent anonymes, de personnalités, de formations, de goûts et de talents différents. En fait, le titre de l'oeuvre fait plutôt référence à la langue dans laquelle elle a été écrite : la langue romane, qui montre la volonté des auteurs d'écrire pour la foule. En ce qui concerne les sources du roman de renart, elles ont longtemps posé problème aux historiens, mais il semble admis aujourd'hui que les différents auteurs ce soient inspirés dans une « collaboration féconde de l'imagination antique et de l'esprit médiéval » de fables ésopiques et d'oeuvres latines. Cependant, le roman de renart n'est pas une composition suivie et homogène. La partie la plus ancienne est la branche traditionnellement désignée comme la branche II, composée vers 1175 par le poète Pierre de Saint-Cloud. A cette branche, on a ajouté, à partir de la fin du xiième siècle, toute une suite de branches : Va, III, IV, XIV, V, XV, I, IX, VI, XII, Ia, Ib, VII, XI, X, XVI, XVII, XIII, XXIII, XXIV, XXV, XXVI, XXI, XVIII, XIX et XX. Chaque branche met en scène des animaux incarnant différents types humains. Dès lors, la multiplicité des interprétations possibles de chacun des animaux crée un univers complexe et riche : ainsi, le personnage principal de l'oeuvre, renart, est tour à tour un seigneur, un clerc, un jongleur ou même une personnification de la ruse et de la méchanceté. Le passage constant du monde animal au monde féodal et du mélange des deux fait du roman de renart une oeuvre comique mais également satirique. En effet, derrière le comique, il convient de déceler une parodie de la littérature épique et chevaleresque mais aussi une satire de la société médiévale.
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