La postsynchronisation au service du cinéma direct : lusage du son dans "Moi, un Noir" de Jean Rouch
Date de publication :
09/02/2009
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
1 page
Sommaire :
Sommaire
- Commentaire subjectif du personnage principal
- Rouch reste l'auteur principal de cette vérité
- Le son joue un rôle de contrepoint à l'image
Résumé :
L'« ethnofiction » se situe, comme son nom l'indique, à la frontière entre la fiction et l'ethnologie. Il s'agit d'un genre nouveau, fruit d'une réflexion cinématographique et philosophique sur la représentation de la vérité. rouch ne pense pas que la vérité du documentaire provienne de l'objectivité du réalisateur et de la rigueur de ses observations. Il ne croit pas à une vérité pure que le réalisateur pourrait saisir en restant neutre. Il refuse au contraire de s'effacer devant les réalités qu'il filme et s'assume comme l'auteur de ses documentaires.
Dans moi, un noir, il fait donc sauter deux tabous : non seulement il choisit la fiction pour représenter la réalité ethnographique mais il choisit également de coproduire cette représentation de la réalité avec le personnage principal du documentaire qui va commenter lui-même les images. Après avoir introduit sa démarche (1mn30) il déclare « c'est lui le héros du film, je lui passe la parole ». L'acteur Oumarou Ganda (alias Edward G Robinson) va donc improviser son commentaire en studio sur les images pré-montées. Il mêle ainsi son regard, sa subjectivité à ceux de rouch. A l'observation distanciée, rouch préfère le dialogue. Les images étant muettes (la caméra Bell&Howard 16 millimètres n'était pas capable d'enregistrer le son) et discontinues (on l'a vu plus haut), le rôle de commentateur de l'image est bien sûr crucial.
Dans moi, un noir, il fait donc sauter deux tabous : non seulement il choisit la fiction pour représenter la réalité ethnographique mais il choisit également de coproduire cette représentation de la réalité avec le personnage principal du documentaire qui va commenter lui-même les images. Après avoir introduit sa démarche (1mn30) il déclare « c'est lui le héros du film, je lui passe la parole ». L'acteur Oumarou Ganda (alias Edward G Robinson) va donc improviser son commentaire en studio sur les images pré-montées. Il mêle ainsi son regard, sa subjectivité à ceux de rouch. A l'observation distanciée, rouch préfère le dialogue. Les images étant muettes (la caméra Bell&Howard 16 millimètres n'était pas capable d'enregistrer le son) et discontinues (on l'a vu plus haut), le rôle de commentateur de l'image est bien sûr crucial.
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