Postwar British Economic Growth and the Legacy of Keynes. Cooley, T et Ohanian, L
Date de publication :
27/10/2001
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
8 pages
Sommaire :
Sommaire
- Le programme de Keynes
- Les travaux de Cooley et Ohanian
- Les critiques
Résumé :
Le 3 septembre 1939, le Royaume-Uni est le premier pays allié à entrer en guerre contre les forces de l'Axe. Comme depuis plus de 200 ans et huit conflits majeurs, il s'apprête à financer ses dépenses de guerre en majorité par l'émission de dette et par une politique de « tax-smoothing » (taxation sans heurts).
A travers trois articles parus dans les colonnes du Times, regroupés ensuite sous le titre How to Pay for the War : a Radical Plan for the Chancellor of the Exchequer (1940), keynes s'élève violemment contre ce plan de financement. Marqué par la période d'hyper-inflation ayant suivi la première guerre mondiale, et ses conséquences dramatiques sur la production et l'emploi, il préconise le recours à la fiscalité pour financer l'effort de guerre.
Au sortir de la première guerre mondiale, au cours de laquelle 70 % des dépenses ont été couvertes par l'emprunt, le Royaume-Uni est totalement dépendant des prêts américains. Sur la période 1914-1920, les prix sont multipliés par 3,5. Pour endiguer l'inflation, le Trésor (sous les recommandations de keynes), augmente les taux bancaires et d'imposition. En 1922, les prix retrouvent leur niveau de 1916, mais la production a chuté de 15 % et le chômage atteint 22 %. Un but important de la finance de guerre est donc d'éviter l'inflation. Pour cela, parmi les trois seules solutions viables que sont le contrôle des prix, l'emprunt ou la taxation de pouvoir d'achat au consommateur, c'est la dernière qui est préféré par keynes. Malgré une vive opposition dans un premier temps, le Trésor britannique finira par adopter quelques-unes unes des recommandations du plan de financement keynésien, qui constitue ma première partie. Ainsi le budget de 1941 peut-il se targuer d'être le premier budget keynésien.
En 1997, cooley, T et ohanian, L, deux universitaires américains, publient postwar british economic growth and the legacy of keynes, dans le Journal of Political Economy. Dans cet article, ils analysent la politique utilisée par la Grande-Bretagne pour financer la guerre, et ses conséquences sur les performances économiques de l'après-guerre. A travers deux modèles économiques sont comparés la politique suivie, la politique keynésienne dans son ensemble, et la politique de tax-smoothing pratiquée lors des conflits antérieurs.
Les auteurs cherchent à démontrer que l'Angleterre a souffert plus que nécessaire de la guerre, du fait de la politique de taxation, et que cette dernière est responsable des faibles performances macroéconomiques de la Grande-Bretagne pendant l'après-guerre. Nous verrons que leurs conclusions sont sans appel pour le plan de financement de la guerre élaboré par keynes.
Néanmoins, il me semble que cette condamnation soit à nuancer, tant sur le plan historique, qu'idéologique ou historique. J'exposerais mes réserves dans une troisième partie.
A travers trois articles parus dans les colonnes du Times, regroupés ensuite sous le titre How to Pay for the War : a Radical Plan for the Chancellor of the Exchequer (1940), keynes s'élève violemment contre ce plan de financement. Marqué par la période d'hyper-inflation ayant suivi la première guerre mondiale, et ses conséquences dramatiques sur la production et l'emploi, il préconise le recours à la fiscalité pour financer l'effort de guerre.
Au sortir de la première guerre mondiale, au cours de laquelle 70 % des dépenses ont été couvertes par l'emprunt, le Royaume-Uni est totalement dépendant des prêts américains. Sur la période 1914-1920, les prix sont multipliés par 3,5. Pour endiguer l'inflation, le Trésor (sous les recommandations de keynes), augmente les taux bancaires et d'imposition. En 1922, les prix retrouvent leur niveau de 1916, mais la production a chuté de 15 % et le chômage atteint 22 %. Un but important de la finance de guerre est donc d'éviter l'inflation. Pour cela, parmi les trois seules solutions viables que sont le contrôle des prix, l'emprunt ou la taxation de pouvoir d'achat au consommateur, c'est la dernière qui est préféré par keynes. Malgré une vive opposition dans un premier temps, le Trésor britannique finira par adopter quelques-unes unes des recommandations du plan de financement keynésien, qui constitue ma première partie. Ainsi le budget de 1941 peut-il se targuer d'être le premier budget keynésien.
En 1997, cooley, T et ohanian, L, deux universitaires américains, publient postwar british economic growth and the legacy of keynes, dans le Journal of Political Economy. Dans cet article, ils analysent la politique utilisée par la Grande-Bretagne pour financer la guerre, et ses conséquences sur les performances économiques de l'après-guerre. A travers deux modèles économiques sont comparés la politique suivie, la politique keynésienne dans son ensemble, et la politique de tax-smoothing pratiquée lors des conflits antérieurs.
Les auteurs cherchent à démontrer que l'Angleterre a souffert plus que nécessaire de la guerre, du fait de la politique de taxation, et que cette dernière est responsable des faibles performances macroéconomiques de la Grande-Bretagne pendant l'après-guerre. Nous verrons que leurs conclusions sont sans appel pour le plan de financement de la guerre élaboré par keynes.
Néanmoins, il me semble que cette condamnation soit à nuancer, tant sur le plan historique, qu'idéologique ou historique. J'exposerais mes réserves dans une troisième partie.
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