Le pouvoir exécutif sous la cinquième République
Date de publication :
06/08/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
10 pages
Sommaire :
Sommaire
- Un exécutif bicéphale interdépendant
- Deux organes distincts
- Une hégémonie présidentielle avérée selon les époques
- Une hégémonie constatée en cas de concordance de majorité
- Une hégémonie dorénavant confirmée
Résumé :
Il ne rentre pas dans la tradition parlementaire française de conférer un pouvoir fort à l'exécutif. Ce constat élaboré suite aux troisième et quatrième Républiques qui ont vu naître puis prospérer un régime parlementaire à prépondérance du parlement fut au coeur du débat des constituants de la constitution du 4 octobre 1958 fondant nos institutions actuelles, fondant la cinquième république. Cette volonté de confier un pouvoir fort à l'exécutif aux fins de restauration d'un Etat fort résulte incontestablement de la volonté du Général de Gaulle. Cette idée du Général, préalablement exposée dans son discours de Bayeux du 16 juin 1946 puis reprise par les constituants de 1958 permet de comprendre l'idéologie constitutionnelle de la cinquième république. Certes, il est fort probable que la volonté secrète du Général de Gaulle ait été l'avènement d'un régime présidentiel en France. Néanmoins, disposant d'un pouvoir de révision constitutionnelle limité par la loi du 3 juin 1958, la France verra la confirmation d'un régime parlementaire qui ne demeure actuellement parlementaire que de nom. Certes, l'évolution actuelle de notre république ne nous permet d'affirmer la présence en France d'un régime présidentiel. Mais force est de constater qu'à défaut de régime présidentiel, la France dispose d'un régime parlementaire fortement présidentialisé. L'élection du président de la république au suffrage universel direct par une réforme constitutionnelle de 1962 désirée et obtenue par le général de Gaulle ne fait que confirmer cette tendance. Et que dire des réformes de 2000 et de 2001 respectivement relatives à l'abaissement du mandat présidentiel de 7 à 5 ans et de la réforme sur les calendriers électoraux?
Néanmoins, l'étude du pouvoir exécutif ne se borne pas à la fonction présidentielle. La volonté de renforcement du pouvoir exécutif passait nécessairement par le renforcement de la deuxième tête du pouvoir exécutif: le gouvernement. La France dispose comme la plupart des démocraties parlementaires d'un pouvoir exécutif bicéphale. Mais contrairement à des régimes tels la Grande-Bretagne voire la république fédérale Allemande, notre pouvoir exécutif est dyarchique. Les mesures de rationalisation du régime parlementaire de la cinquième république ont pour finalité première de conférer un rôle grandissant au gouvernement, et à sa tête au premier ministre. En effet, ce dernier se voit conférer la mission de chef de la majorité parlementaire, voit évoluer son rôle dans la maîtrise de la procédure législative, devient le centre d'impulsion de la vie gouvernementale.
Mais de cette présentation purement théorique du pouvoir exécutif occulte la réalité institutionnelle. Ce renforcement du pouvoir exécutif profitera selon les périodes à l'une des deux têtes du pouvoir exécutif. En effet, sous fait présidentiel, le président de la république devient matériellement l'unique détenteur du pouvoir suprême. A contrario, sous cohabitation, le premier ministre récupère cette fonction. Née des prémices de l'alternance, la cohabitation trouvera à s'appliquer pour la première fois en France en 1986. Régime longtemps préféré des Français dans sa conception limitative des pouvoirs en créant des forces de contre-pouvoirs, la cohabitation semble néanmoins n'avoir aucune chance de dépasser sa majorité. En effet, les réformes précitées de 2000 et 2001 viennent fortement limiter la possibilité de revoir en France un régime inenvisageable lors de la création de la constitution du 4 octobre 1958. Etonnamment, cette dernière révèle à sa lecture un rapprochement textuel plus certain avec le régime de cohabitation qu'avec la conception présidentialiste du régime.
C'est probablement ce qui donne un attrait supplémentaire à l'étude de notre constitution et des normes relatives au pouvoir exécutif (Chapitre 1). Partant d'un partage de pouvoir entre les deux têtes de l'exécutif, la pratique a permis une domination cyclique d'un organe sur l'autre pour muter et aboutir à prédominance présidentielle. (Chapitre 2).
Néanmoins, l'étude du pouvoir exécutif ne se borne pas à la fonction présidentielle. La volonté de renforcement du pouvoir exécutif passait nécessairement par le renforcement de la deuxième tête du pouvoir exécutif: le gouvernement. La France dispose comme la plupart des démocraties parlementaires d'un pouvoir exécutif bicéphale. Mais contrairement à des régimes tels la Grande-Bretagne voire la république fédérale Allemande, notre pouvoir exécutif est dyarchique. Les mesures de rationalisation du régime parlementaire de la cinquième république ont pour finalité première de conférer un rôle grandissant au gouvernement, et à sa tête au premier ministre. En effet, ce dernier se voit conférer la mission de chef de la majorité parlementaire, voit évoluer son rôle dans la maîtrise de la procédure législative, devient le centre d'impulsion de la vie gouvernementale.
Mais de cette présentation purement théorique du pouvoir exécutif occulte la réalité institutionnelle. Ce renforcement du pouvoir exécutif profitera selon les périodes à l'une des deux têtes du pouvoir exécutif. En effet, sous fait présidentiel, le président de la république devient matériellement l'unique détenteur du pouvoir suprême. A contrario, sous cohabitation, le premier ministre récupère cette fonction. Née des prémices de l'alternance, la cohabitation trouvera à s'appliquer pour la première fois en France en 1986. Régime longtemps préféré des Français dans sa conception limitative des pouvoirs en créant des forces de contre-pouvoirs, la cohabitation semble néanmoins n'avoir aucune chance de dépasser sa majorité. En effet, les réformes précitées de 2000 et 2001 viennent fortement limiter la possibilité de revoir en France un régime inenvisageable lors de la création de la constitution du 4 octobre 1958. Etonnamment, cette dernière révèle à sa lecture un rapprochement textuel plus certain avec le régime de cohabitation qu'avec la conception présidentialiste du régime.
C'est probablement ce qui donne un attrait supplémentaire à l'étude de notre constitution et des normes relatives au pouvoir exécutif (Chapitre 1). Partant d'un partage de pouvoir entre les deux têtes de l'exécutif, la pratique a permis une domination cyclique d'un organe sur l'autre pour muter et aboutir à prédominance présidentielle. (Chapitre 2).
Les internautes ont également acheté :
Le Président et le Premier Ministre sous la 5ème République
Exposé | 27/08/2007 | fr | .doc | 9 pages
Voir docs similaires : Droit constitutionnel
5
La vie politique sous la cinquième République (1958-2002)
Exposé | 22/06/2009 | fr | .doc | 4 pages
Dernières nouveautés dans la catégorie : Droit constitutionnel
1
Extrait de la constitution espagnole : responsabilité du gouvernement et collaboration des pouvoirs
Commentaire de texte | 06/11/2009 | fr | .doc | 6 pages
3
Que faudrait-il changer pour rendre satisfaisant le fonctionnement institutionnel de la Ve République ?
Exposé | 06/11/2009 | fr | .doc | 5 pages
4
La VIe République : continuité ou rupture dangereuse avec la tradition républicaine française ?
Exposé | 05/11/2009 | fr | .doc | 7 pages
Les garanties d’oboulo.com :
Comment ca marche ?
Garantie qualité
Satisfait ou remboursé
Paiement sécurisé
Qui sommes nous ?
