Les pouvoirs du Conseil de sécurité

Date de publication :

27/12/2007

Langue :

Français

Format :

.doc

Nombre de pages :

5 pages

Niveau :

expert

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Sommaire :

 
 

Sommaire Les pouvoirs du Conseil de sécurité Sommaire

 
  1. Le pouvoir de sanction non militaire
    1. Le pouvoir de constatation du Conseil de sécurité
    2. Le pouvoir de sanction non militaire
  2. Le pouvoir de sanction militaire du Conseil de sécurité
    1. Le principe de pouvoir de sanction militaire
    2. La mise en 'uvre du pouvoir de sanction militaire : le cas de l'ex Yougoslavie

Résumé :

« Le conseil de sécurité n'est pas un organe qui simplement applique le droit convenu, écrivait le célèbre secrétaire d'Etat américain John Foster Dulles. Il est par lui-même un droit ».
Cette formule illustre assez bien la manière dont les grandes puissances, et bien d'autres avec elles, conçurent longtemps les pouvoirs du conseil de sécurité. Elle exprimait une sorte d'idée reçue diffuse, jamais nettement systématisée, mais non moins généralement acceptée ou subie, et selon laquelle le conseil de sécurité applique un corps de règles particulières, un « droit autonome » qu'il élabore en grande partie lui-même, en toute discrétion, pour s'acquitter pleinement de la mission primordiale de maintien et de rétablissement de la paix et de sécurité internationales, dont il est investi.
Cette idée que le conseil de sécurité crée et impose sont droit pose bien évidemment, outre le problème de savoir si c'est exact, celui de savoir si, dans son action de « law-maker », le conseil de sécurité est dispensé de respecter d'une part les dispositions de la Charte des Nations unies et d'autre part les règles et principes du droit international. Questions d'importance exceptionnelle, mais nullement nouvelles. Elles animèrent les débats de la Conférence de San Francisco et pesèrent sur la pratique suivie depuis lors par le conseil de sécurité. La question palestinienne, les opérations au Congo et au Moyen-Orient avec la couverture de leurs dépenses, la question de l'admission de nouveaux Membres, etc., furent au début autant de questions, parmi bien d'autres, qui alimentèrent les controverses sur la compétence du conseil, l'étendue et les limites de ses pouvoirs.
Ce vaste problème, toujours latent, paradoxalement tantôt masqué tantôt exacerbé par la guerre froide selon les intérêts du moment de ses protagonistes, doit aujourd'hui être revisité.
Des temps nouveaux sont nés ; le conseil de sécurité quarante ans débilité par les rivalités et la paralysie focalise tous les espoirs que l'on veut bien placer dans l'avènement d'un nouvel ordre mondial dont il serait la pièce maîtresse. Le problème du contrôle démocratique de ses actes semble aujourd'hui se poser en termes neufs.
De la semi-paralysie et de l'inefficacité routinière, le conseil de sécurité est subitement passé à une renaissance, du moins apparente, imprimant une relance des Nations unies dont le nombre d'Etats membres est passé à 194. Des Etats comme l'Allemagne, le Japon, l'Inde, le Brésil, le Nigeria, prétendent à la qualité de membres permanents du conseil de sécurité. Des projets de refonte ou de restructuration de l'Organisation se multiplient.
Le maintien de la paix et de la sécurité internationales constitue, à n'en pas douter, l'objectif primordial que vise l'Organisation des Nations Unies et le principe cardinal sur lequel repose tout l'édifice onusien. Pour les auteurs de la Charte de San Francisco, qui ont tiré les leçons de l'échec de la SDN et qui ont la « psychose de guerre », il s'agit de lutter contre le « fléau de la guerre » et maintenir à tout prix la paix mondiale. Cette préoccupation est demeurée constante et a pris un relief particulier avec l'ampleur des guerres chaudes localisées substituées à la guerre froide et l'équilibre de la terreur. Aussi, le conseil de sécurité appelle-t-il, dans sa résolution 1318 du 7 septembre 2000, « tous les Etats à redoubler d'efforts pour préserver le monde du fléau de la guerre ».
En vue précisément atteindre cet objectif fondamental qu'est le maintien de la paix, l'article 24 de la Charte fait du conseil de sécurité la pierre angulaire du système de sécurité collective établie par la Charte en lui en confiant la responsabilité principale.
Cet organe devient ainsi le gendarme internationale qui a la charge de concevoir te d'imposer l'ordre mondial. L'ONU enregistre en cela un net progrès à sa devancière qui, ne possédant pas un tel organe et s'en remettant à l'ensemble des Etats, s'est montrée inefficace.
Dans un premier temps le conseil de sécurité peut utiliser les mesures non coercitives du chapitre VI (I). Dans un second temps, le conseil de sécurité peut recourir aux mesures coercitives du chapitre VII (II).


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A propos de l'auteur :

pencil image Aubrey Sydney ADOUA Chargé d'enseignement à l'université de reims - Assistant juridique au sein du Cabinet Baure et Associés
Niveau :Expert Etude suivie : Master 1 Droit public - Master 2 Droit international langue(s) : Francais - Anglais

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