"Les pratiques langagières orales", de Bernard Lahire
Date de publication :
26/03/2009
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
5 pages
Sommaire :
Sommaire
- L'oral scolaire
- Place et importance de l'oral à l'école
- Faire des phrases
- Mots de vocabulaire précis et définitions métalinguistiques
- L'oral scolaire : école et linguistique structurale
- Maîtrise pragmatique et maîtrise métalinguistique du vocabulaire
- Une pauvreté de vocabulaire relative
- Vocabulaire et rapport au vocabulaire
- Explicite implicite et groupes sociaux
- Code élaboré, formes sociales scripturales et groupes sociaux
- Les limites d'une saisie négative des pratiques langagières orales des élèves d'origine populaire
- Les jeux de langage des élèves des classes de perfectionnement
- Jugements scolaires sur le langage des élèves
- Le primat de l'action et de la situation pratique d'énonciation
- Récits oraux implicites : revivre l'événement et faire participer
- Rapport aux événements racontés, rapport à l'auditoire et à la situation immédiate d'énonciation et rapport au langage
- Des genres de récits oraux socialement contrastés - Situation d'énonciation, population, interrogations et critères de lecture
Résumé :
les enseignants portent en général un jugement négatif sur l'expression orale de leurs élèves, en particulier quand ces derniers viennent des couches populaires. Dans ce chapitre, l'auteur va montrer quelles sont les exigences scolaires en matière d'expression orale ainsi que la manière par laquelle répondent les élèves (toutes catégories sociales confondues.
La question de l'oral n'est pas une question récente. Dés le XIXe siècle, les pédagogues perçoivent sont intérêt notamment comme préparation à la composition écrite. L'objectif de la pratique orale reste donc tendu vers la pratique de l'écrit.
La commission Rouchette , de 1963 à 1966, va élaborer un « Projet d'Instructions » qui sera expérimenté dans les écoles pendant trois et l'intérêt est de souligner l'importance à donner à la « communication orale ». Ce projet ministériel aboutira sur un plan de rénovation. Cependant, comme le notent Chobaux et Sergé dans L'enseignement du français à l'école élémentaire (Paris, PUF, 1981, p 98), l'oral n'est qu'un point de départ, le point d'arrivée reste « la langue écrite ». Ainsi, dans les IO de 1972 (largement inspirées du projet Rouchette), l'instituteur doit « apprécier les ressources et les déficiences du langage dont disposent les élèves », il s'agit en fait d'éviter « que l'entretien s'échauffe ou s'enlise dans un bavardage inorganisé. ». Ainsi, comme le remarque lahire, les paroles des élèves sont comparées à des structures dont il faut absolument s'assurer qu'elles soient grammaticalement correctes.
La question de l'oral n'est pas une question récente. Dés le XIXe siècle, les pédagogues perçoivent sont intérêt notamment comme préparation à la composition écrite. L'objectif de la pratique orale reste donc tendu vers la pratique de l'écrit.
La commission Rouchette , de 1963 à 1966, va élaborer un « Projet d'Instructions » qui sera expérimenté dans les écoles pendant trois et l'intérêt est de souligner l'importance à donner à la « communication orale ». Ce projet ministériel aboutira sur un plan de rénovation. Cependant, comme le notent Chobaux et Sergé dans L'enseignement du français à l'école élémentaire (Paris, PUF, 1981, p 98), l'oral n'est qu'un point de départ, le point d'arrivée reste « la langue écrite ». Ainsi, dans les IO de 1972 (largement inspirées du projet Rouchette), l'instituteur doit « apprécier les ressources et les déficiences du langage dont disposent les élèves », il s'agit en fait d'éviter « que l'entretien s'échauffe ou s'enlise dans un bavardage inorganisé. ». Ainsi, comme le remarque lahire, les paroles des élèves sont comparées à des structures dont il faut absolument s'assurer qu'elles soient grammaticalement correctes.
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