Première chambre civile de la cour de cassation, 19 mars 2008 : la filiation
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commentaire d'arrêt
publié le 26/09/2008
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Résumé
Au nom de lhonneur et de la paix des familles, le contentieux de la filiation sest pendant longtemps raréfié sous leffet de la loi. Lenfant dun couple marié ne connaissait quune seule filiation, sans quon puisse émettre le moindre doute, tant le devoir de fidélité auquel était tenue lépouse paraissait infaillible. Lenfant conçu pendant le mariage est présumé avoir pour père le mari de la mère (Pater is est quem nuptiae demonstrant). Aujourdhui, cette présomption a perdu de sa vigueur. Nombreuses sont les hypothèses où la vérité biologique ne coïncide plus avec la vérité sociologique suite au passage dun amant dans la vie de lépouse
Larrêt rendu le 19 mars 2008 par la Première chambre civile de la cour de cassation nous le montre bien, en plus de préciser les conditions de la participation de lenfant à la procédure relative à laction en contestation de sa filiation légitime.
En lespèce, une femme mariée avait donné naissance le 18 mai 2001 à une fille qui a été déclarée sur les registres de létat civil comme née des époux. Le 4 janvier 2001, un tiers a reconnu devant lofficier de létat civil, et de manière prénatale, lenfant à naitre de lépouse en cause. De surcroit, ce tiers a, par acte du 5 octobre 2001 (soit moins de 6 mois après la naissance), assigné les époux de la fillette aux fins de contester la paternité légitime de mari et de voir valider sa reconnaissance. Après avoir constaté que les époux avaient refusé de se soumettre à lexamen comparatif des sangs ordonné avant dire droit, le TGI a considéré que lenfant nétait pas la fille légitime de lépoux et a déclaré valable la reconnaissance effectuée par le tiers. Ce jugement a été confirmé par la cour dappel de Paris dans un arrêt du 7 décembre 2006.
En lespèce, une femme mariée avait donné naissance le 18 mai 2001 à une fille qui a été déclarée sur les registres de létat civil comme née des époux. Le 4 janvier 2001, un tiers a reconnu devant lofficier de létat civil, et de manière prénatale, lenfant à naitre de lépouse en cause. De surcroit, ce tiers a, par acte du 5 octobre 2001 (soit moins de 6 mois après la naissance), assigné les époux de la fillette aux fins de contester la paternité légitime de mari et de voir valider sa reconnaissance. Après avoir constaté que les époux avaient refusé de se soumettre à lexamen comparatif des sangs ordonné avant dire droit, le TGI a considéré que lenfant nétait pas la fille légitime de lépoux et a déclaré valable la reconnaissance effectuée par le tiers. Ce jugement a été confirmé par la cour dappel de Paris dans un arrêt du 7 décembre 2006.
Sommaire
- La mise en retrait des intérêts propres de l'enfant dans un procès relatif à sa filiation
- La mise en cause de l'enfant à travers l'écran de la représentation parentale
- L'opportunité de la nomination d'un administrateur ad hoc : l'absence discutable d'opposition d'intérêts
- La révélation de la véritable filiation de l'enfant : la prise en compte implicite de son intérêt
- La recevabilité de l'action en contestation de paternité légitime
- Le conflit de filiations résolu : le rétablissement de la vérité biologique
