La présence miliaire française en Afrique

Date de publication :

08/03/2007

Langue :

Français

Format :

.doc

Nombre de pages :

5 pages

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expert

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Sommaire :

 
 

Sommaire La présence miliaire française en Afrique Sommaire

 
  1. Le chant du cygne de la présence militaire française en Afrique
    1. La présence militaire française en Afrique : Une présence importante
    2. Les raisons de l'effacement progressif de la présence militaire française
  2. L'Organisation des Nations Unies : Le nouveau gendarme de l'Afrique
    1. L'Organisation des Nations Unies, garant de la sécurité collective
    2. Les opérations de maintien de la paix

Résumé :

A un relatif désintérêt pour l'afrique sub-saharienne au sortir de la guerre froide a succédé, depuis le début de la décennie 2000, un réinvestissement notable de la part des puissances extérieures au continent.
Les Etats-Unis, la Chine ou l'Inde y déploient une activité croissante.
Les causes en sont diverses : la richesse en matières premières et en énergie intéresse, tandis que l'instabilité du continent inquiète.
Si l'afrique sub-saharienne est une terre de contrastes que l'on ne saurait qualifier de façon univoque, elle est aussi un espace de conflits, traversé d'un arc de crise sur une ligne allant du Soudan et de la Corne de l'afrique au Congo et affecté, dans sa partie occidentale, par une instabilité chronique. En 2003, 20 % de la population du continent et 15 Etats sur 54 étaient touchés par la guerre.
Les causes de ces conflits sont évidemment multiples. Les facteurs culturels, religieux, politiques, militaires, économiques s'entremêlent sur fond de crise de l'Etat.
Les conséquences de ces crises dépassent le simple cadre des Etats : l'entrave au développement, le risque sécuritaire régional, les trafics criminels internationaux, les risques sanitaires majeurs, affectent le continent et au delà, les régions voisines. L'indifférence n'est pas permise et une intervention extérieure peut être nécessaire, parfois sous la forme ultime de l'intervention militaire.
Une intervention militaire extérieure ne règle jamais durablement un conflit. Vécue comme une forme violente d'intrusion, elle peut être un germe d'instabilité supplémentaire. Elle reste le dernier recours en cas de risque majeur pour les populations civiles et de menace pour la stabilité régionale, suscités par de nouvelles formes de conflit, apparues après la fin de la guerre froide, qui les avait précédemment contenus. Surtout, son cadre est devenu particulièrement malaisé dans des contextes où les questions de sécurité intérieure se mêlent aux enjeux de sécurité régionale sans qu'une « agression extérieure classique » soit caractérisée.
Après les événements de Somalie, qui ont conduit à une position de retrait durable des Etats-Unis sur le plan militaire, et la tragédie rwandaise qui a entraîné une révision des positions françaises, les années récentes ont vu la multiplication des opérations de maintien de la paix et l'intervention française en Côte d'Ivoire succéder à l'intervention britannique en Sierra Leone.
A la différence du Royaume-Uni, la France a maintenu une présence très importante en afrique, mais elle avait renoncé à intervenir seule militairement sur le continent africain, dans le même temps où elle redéfinissait le cadre général de ses relations autour de nouveaux axes politiques : banalisation des relations avec les anciennes colonies, multilatéralisme et partenariat franco-africain.
La France, y compris dans le champ de ses partenariats historiques, n'entend plus être le « gendarme de l'afrique ».
Sur le plan militaire, cette nouvelle approche a connu sa première application à Abidjan, en 1999, lorsque la France a décidé de ne pas intervenir après le coup d'Etat contre le président Konan Bédié.
Le renoncement par la France de son rôle de Gendarme du Monde, nous conduit à nous poser deux questions fondamentales. Une intervention militaire en afrique est-elle encore possible et souhaitable ? Qui peut intervenir militairement en afrique ?
Répondre à ses questions passe par l'étude du dispositif militaire français en afrique (I), avant d'étudier le rôle de l'ONU en tant que force de maintien de la paix en afrique (II)

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A propos de l'auteur :

pencil image Aubrey Sydney ADOUA Chargé d'enseignement à l'université de reims - Assistant juridique au sein du Cabinet Baure et Associés
Niveau :Expert Etude suivie : Master 1 Droit public - Master 2 Droit international langue(s) : Francais - Anglais

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