La prévention routière
9.95€
exposé
publié le 06/12/2007
avis client : non évalué
niveau : avancé
consulté 6 fois
Résumé
En France, les chiffres en termes daccidents de la route nont cessé daugmenter au point de devenir inquiétants, atteignant le chiffre des 17.000 accidents mortels au cours de lannée 1971. Ce constat « déroutant » a amené les acteurs de la prévention routière à se pencher sur la question. Grâce à une communication collective intensive et judicieuse, ils sont parvenus à lutter efficacement contre ce fléau en faisant descendre lan dernier le nombre de victimes daccidents de la route sous la barre symbolique des 5.000 morts par an. Cependant, trop daccidents sont encore dus à linsouciance de beaucoup de personnes vis-à-vis de précautions essentielles, ceux-ci inconscients des risques de leur conduite. Lobjectif majeur est de faire de ce manque de vigilance un comportement marginal.
Au début de cette étude, il convient dexpliciter les termes mis en jeu dans notre sujet, c'est-à-dire ce que nous entendons par « prévention routière ». Nous nous heurtons à un premier problème de signification. Le choix des termes utilisés dans notre sujet peut sembler au premier abord aléatoire mais il est essentiel, pour comprendre la logique de notre raisonnement, de cerner dans sa globalité ce que nous évoquons par « prévention routière ». Pour comprendre, il faut aller chercher dans lessence même de sa définition. Le dictionnaire Larousse décrit la prévention routière comme « lensemble des mesures prises en vue déviter les accidents de la route ». Dans un premier temps, cette définition peut sembler quelque peu vague et « fourre-tout » mais elle se précise en substituant au terme de « mesures » la dénomination de « communication ». Nous pouvons ainsi constituer une définition plus parlante : « la prévention routière correspond à la communication mise en uvre par des acteurs en vue de faire baisser laccidentalité ». Cette précision qui semble anodine nous permet en fait de recentrer la prévention routière dans un ensemble bien plus vaste afin dexclure le traitement déléments qui savèrent en marge de notre sujet. Nous pouvons ainsi expliquer la raison pour laquelle nous ne traiterons pas de la répression: celle-ci ne trouve pas sa place dans la communication, mais par opposition dans laction. Il serait simpliste de se contenter dune opposition radicale entre prévention et répression tant ces notions se recoupent. Cependant, bien quelle puisse parfois être interprétée comme une forme de prévention (ex. le fait de parler de laugmentation des contrôles et sanctions suscitant « la peur du gendarme »), la répression nest pas en soit un phénomène de la communication et nentre donc pas dans le cadre de notre sujet. Ce nest donc en aucun cas sur son efficacité que nous portons un jugement mais bien sur sa place dans ce dossier.
Le sujet énoncé, nous pouvons soulever la problématique à laquelle nous nous efforcerons de répondre dans cette étude : Comment sarticule la communication autour de la prévention routière sur le territoire français ?
Autrement dit, nous nous engageons à expliquer comment en France des acteurs spécifiques utilisent la communication associative et publique comme un instrument visant à la prise de conscience nationale dun danger public.
Des acteurs provenant de multiples horizons sactivent et joignent leurs communications pour assurer une prévention routière efficace, à la fois au niveau national et au niveau local (I). A léchelle nationale, ils visent le grand public par lintermédiaire de campagnes médiatiques variées, en vue de sensibiliser de différentes façons la population sur les différents dangers inhérents à la conduite de véhicules automobiles (II). Enfin, nous verrons comment la prise en compte de la cible a fait évoluer les campagnes, dun appel à la conscience collective vers un ciblage des jeunes (III).
Au début de cette étude, il convient dexpliciter les termes mis en jeu dans notre sujet, c'est-à-dire ce que nous entendons par « prévention routière ». Nous nous heurtons à un premier problème de signification. Le choix des termes utilisés dans notre sujet peut sembler au premier abord aléatoire mais il est essentiel, pour comprendre la logique de notre raisonnement, de cerner dans sa globalité ce que nous évoquons par « prévention routière ». Pour comprendre, il faut aller chercher dans lessence même de sa définition. Le dictionnaire Larousse décrit la prévention routière comme « lensemble des mesures prises en vue déviter les accidents de la route ». Dans un premier temps, cette définition peut sembler quelque peu vague et « fourre-tout » mais elle se précise en substituant au terme de « mesures » la dénomination de « communication ». Nous pouvons ainsi constituer une définition plus parlante : « la prévention routière correspond à la communication mise en uvre par des acteurs en vue de faire baisser laccidentalité ». Cette précision qui semble anodine nous permet en fait de recentrer la prévention routière dans un ensemble bien plus vaste afin dexclure le traitement déléments qui savèrent en marge de notre sujet. Nous pouvons ainsi expliquer la raison pour laquelle nous ne traiterons pas de la répression: celle-ci ne trouve pas sa place dans la communication, mais par opposition dans laction. Il serait simpliste de se contenter dune opposition radicale entre prévention et répression tant ces notions se recoupent. Cependant, bien quelle puisse parfois être interprétée comme une forme de prévention (ex. le fait de parler de laugmentation des contrôles et sanctions suscitant « la peur du gendarme »), la répression nest pas en soit un phénomène de la communication et nentre donc pas dans le cadre de notre sujet. Ce nest donc en aucun cas sur son efficacité que nous portons un jugement mais bien sur sa place dans ce dossier.
Le sujet énoncé, nous pouvons soulever la problématique à laquelle nous nous efforcerons de répondre dans cette étude : Comment sarticule la communication autour de la prévention routière sur le territoire français ?
Autrement dit, nous nous engageons à expliquer comment en France des acteurs spécifiques utilisent la communication associative et publique comme un instrument visant à la prise de conscience nationale dun danger public.
Des acteurs provenant de multiples horizons sactivent et joignent leurs communications pour assurer une prévention routière efficace, à la fois au niveau national et au niveau local (I). A léchelle nationale, ils visent le grand public par lintermédiaire de campagnes médiatiques variées, en vue de sensibiliser de différentes façons la population sur les différents dangers inhérents à la conduite de véhicules automobiles (II). Enfin, nous verrons comment la prise en compte de la cible a fait évoluer les campagnes, dun appel à la conscience collective vers un ciblage des jeunes (III).
Sommaire
- Les acteurs de la prévention routière
- Au niveau national
- Les acteurs au niveau local
- Les partenaires
- La communication médiatique : les campagnes de sensibilisation
- Les supports des campagnes
- Les axes des campagnes
- Les registres des campagnes
- La cible de cette communication
- Du conducteur « solitaire » au conducteur « solidaire ». (1973 1977)
- Une communication qui s'oriente vers les jeunes (le 21ème siècle)
