Le principe de sécurité juridique et les actes administratifs

Date de publication :

18/12/2006

Langue :

Français

Format :

.doc

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5 pages

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avancé

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Sommaire :

 
 

Sommaire Le principe de sécurité juridique et les actes administratifs  Sommaire

 
  1. Sécurité juridique et actes administratifs : a priori incompatibles ?
    1. La sécurité juridique, un principe absent en droit administratif ?
    2. La conciliation de principes opposés
  2. Sécurité juridique et sortie de vigueur des actes administratifs unilatéraux
    1. Un principe lacunaire posé par la jurisprudence
    2. Les palliatifs apportés par la loi et la jurisprudence

Résumé :

« La sécurité juridique qui suppose le caractère prévisible, lisible et accessible des lois et réglementations, n'est pas garantie en droit français. ». C'est du moins ce que proclamaient les députés par la proposition de loi constitutionnelle portant reconnaissance du principe de sécurité juridique dans la Constitution en date du 15 mars 2000. Toutefois, avant même de s'interroger sur l'effectivité du principe de sécurité juridique en droit français, et plus particulièrement en matière d'actes administratifs, il convient de définir les notions clés permettant d'appréhender le sujet. L'acte administratif, c'est-à-dire le moyen juridique d'action de l'administration, recouvre deux procédés principaux : l'acte administratif unilatéral et le contrat administratif. Nous n'étudierons ici que les actes administratifs unilatéraux dans la mesure où c'est à leur propos que se pose le problème de la sécurité juridique. L'acte administratif unilatéral est l'acte destiné à régir des personnes étrangères à son édiction et qui leur impose des droits et des obligations.
Cette faculté d'édicter unilatéralement des droits et obligations, assortie du privilège du préalable est souvent présentée comme la première des prérogatives de puissance publique. Dès lors, on comprend pourquoi la question du respect du principe de sécurité juridique en matière d'actes administratifs est récurrente.
En effet, si la définition de l'Etat de droit renvoie à une organisation de l'Etat dans laquelle, les autorités détentrices du pouvoir d'édicter des normes sont elles-mêmes soumises au respect du droit, il n'empêche que, pour que soit assurée la sécurité juridique, il importe que les règles de droit soient connues ou du moins portées à la connaissance de tous. La sécurité juridique se résume d'ailleurs à trois mots : stabilité, visibilité et prévisibilité.
Toutefois, le principe de sécurité juridique n'est pas conceptualisé en droit administratif. Cela parait d'autant plus surprenant que la Cour de Justice des Communautés Européenne (CJCE), a érigé le principe de sécurité publique en principe général du droit communautaire. Or, la jurisprudence du Conseil Constitutionnel est très claire sur ce point: à l'image des juges communautaires, les juges constitutionnels imposent le respect des principes généraux du droit communautaire. Est-ce à dire que le principe de sécurité publique consacré en droit communautaire assure le respect du principe de sécurité juridique en droit interne ? En effet, ces deux notions sont très proches et un respect sans faille du principe de sécurité publique assurerait par conséquent le respect de la sécurité juridique en droit français en général mais surtout, parce que c'est ce qui nous intéresse ici, en matière d'actes administratifs. Pourquoi dans ce cas les députés ont-ils jugé nécessaire en 2000 de proposer une loi constitutionnelle portant reconnaissance du principe de sécurité juridique dans la Constitution ? Par cette loi, ils entendaient insérer deux alinéas avant le premier alinéa de l'article 34 de la Constitution, lesquels devaient disposer :
« La loi doit être certaine et son application prévisible par les citoyens.
La loi ne dispose que pour l'avenir. Elle ne peut avoir d'effets rétroactifs que lorsque, à titre exceptionnel, le but à atteindre l'exige, et lorsque la confiance légitime des citoyens est dûment respectée. » Les dispositions de cette loi tentent de remédier à l'insécurité juridique en matière d'actes administratifs. Faut-il y voir la sonnette d'alarme tendant à dénoncer les abus de l'Etat en matière de restriction des droits des administrés ou cette loi n'est-elle qu'un exemple parmi tant d'autres de l'inflation législative ?
Dans quelles mesures le respect du principe de sécurité juridique est-il assuré concernant les actes administratifs ?
A priori le respect du principe de sécurité juridique semble poser de nombreux problèmes en matière d'actes administratifs unilatéraux (I). Pourtant, l'étude du retrait de vigueur de ces actes démontre la volonté du juge et du législateur de faire respecter ce principe alors que c'est sur ce point que la sécurité juridique semble la plus difficile à mettre en oeuvre (II).

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A propos de l'auteur :

pencil image Aurélie D. étudiante
Niveau :Avancé Etude suivie : Droit administratif Ecole, université : paris I

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