Les principes de la philosophie, Descartes

Date de publication :

24/04/2008

Langue :

Français

Format :

.doc

Nombre de pages :

11 pages

Niveau :

expert

Consulté :

3 fois

Avis client :

non évalué

Validé par :

le comité Oboulo.com

Sommaire :

 
 

Sommaire Les principes de la philosophie, Descartes Sommaire

 
  1. Des principes de la connaissance humaine
    1. Du doute
    2. Le résultat positif du doute, le cogito
    3. Distinction de l'âme et du corps
    4. De Dieu
    5. Révélation et Lumière naturelle. Fini, infini, indéfini
    6. Théorie de l'erreur. La Liberté, définition de l'idée claire et distincte
    7. Classification de toutes les formes de la pensée
    8. Analyse des diverses causes de l'erreur

Résumé :

Qu'est-ce que la philosophie ? C'est la sagesse. Par sagesse on entend : « pas seulement la prudence dans les affaires, mais une parfaite connaissance de toute les choses que l'homme peut savoir tant pour la conduite de sa vie, que pour la conservation de sa santé et l'invention de tous les arts. » Dieu est donc le seul parfaitement sage, car il connaît tout parfaitement, mais les hommes sont plus ou moins sages. Pour acquérir cette sagesse il faut remonter aux 1ères causes, c'est ce qu'on appelle les principes. Les principes ont deux caractéristiques : 1/ Clairs et évidents de sorte qu'il est impossible d'en douter. 2/ qu'ils soient la causes des autres connaissances. On doit donc pouvoir déduire beaucoup de ces principes.
Quelle utilité ? La philosophie touche à tout ce qu'un homme peut savoir. Ainsi : « Elle seule nous distingue des plus sauvages et barbares, et chaque nation est d'autant plus civilisée et polie que les hommes y philosophent mieux.» Utilité donc du point de vue de l'humanité et de la nation. Utilité du point de vue particulier : c'est comme voir de soi même la beauté. Longue métaphore comparative entre la philosophie et la vue. Utilité quasi esthétique dans un 1er temps, c'est jouir de la Beauté. Utilité éthique. Elle est ce qui permet de régler nos moeurs. « Les bêtes brutes qui n'ont que leur corps à conserver, s'occupent continuellement à chercher de quoi le nourrir ; mais les hommes dont la principale partie est l'esprit devraient employer leurs principaux soins à la recherche de la sagesse qui en est la vraie nourriture. » philosophie comme nourriture de l'âme. Le souverain Bien, c'est la connaissance de la vérité.
Critique de la philosophie antique et actuelle, ou comment les philosophes d'aujourd'hui passent pour moins sage que tout autre homme. La philosophie actuelle contient 4 éléments : 1/ Les vérités évidentes. 2/ Les connaissances acquises par expérience et sens. 3/ les connaissances acquise par tradition. 4/ connaissance acquise par la lecture des ouvrages considérés comme des bonnes références. Ces 4 moyens donne une connaissance par degré, contrairement à la révélation divine qui donne tout à coup : elle « nous élève tout à coup à une créance infaillible. » Un 5ème moyen : la connaissance des 1ères causes, des principes. C'est là ceux que l'on nomme philosophes, mais aucun n'a réussi. Critique d'Aristote et Platon. Il y a deux types de philosophes : 1/ ceux qui on perçu la difficulté à établir une science sûre mais qui n'ont pas chercher à la vaincre et donc se sont installés durablement dans le doute. Alosr que el doute ne doit être qu'une étape. 2/ Ceux qui n'ont pas perçu la difficulté et se sont appuyés sur les sens. Les deux groupes sont donc restés sur le point de vue sensible et n'ont pas perçu la force de l'entendement. Car « la certitude n'est pas dans le sens mais dans l'entendement seul lorsqu'il a des perceptions évidentes. » Tous ont ainsi conçu pour principe une chose qui n'était pas évidente : les sens. Les philosophes ont pris pour principe d'explication des qualités sensibles tels que le chaud, le froid, la pesanteur etc. Ils considéraient que c'était là des qualités de l'objet et ne voyaient pas que ces qualités n'appartiennent pas à la chose elle-même, ce sont des sentiments causés par les choses en nous. Ce ne sont donc pas des notions simples, claire par elles mêmes, mais au contraire des notions complexes qui ne peuvent faire figure de principe. On ne peut donc tirer aucune vérité de tels principes. De cette manière, tous les philosophes n'ont rien appris et se sont même fourvoyés. « D'où il faut conclure que ceux qui ont le moins appris de tout ce qui a été nommé jusqu'ici philosophie, sont les plus capables d'apprendre la vraie. »
Les vrais principes ont deux caractéristiques : 1/ ils sont très clairs : donc faciles à trouver, il suffit de rejeter tout ce qui est sujet au doute. Quand bien même on veut douter de tout il demeure qu'on ne peut douter que l'on doute. Donc on trouve comme malgré soi un principe. Ce qui prouve aussi la clarté de ces principes c'est qu'ils ont été connus de tout temps. 2/ on peut tout en déduire. Définition du principe : c'est ce dont on peut « déduire la connaissance de toutes les autres choses qui sont au monde. »
Le 1er principe auquel on aboutit est donc l'être ou l'existence de la pensée. Et de cela on déduit 1 principe métaphysique : l'existence de Dieu, parfait infini, créateur et non malin génie. Ce sont ces deux principes qui servent de base pour tout, pour la connaissance des choses immatérielles, mais aussi pour la déduction des choses corporelles et physiques ; à savoir l'étendue, la figure et le mouvement.
Quoique cela a été toujours reconnu comme vrai et indubitable, personne encore ne les avait pris comme fondement et donc principe de sa philosophie. Or le choix des principes et de l'ordre à suivre est fondamental, c'est en cela que réside la méthode, qui peut faire parvenir l'esprit le plus simple, par une bonne conduite aux connaissances les plus hautes. Comme les principes sont clairs et évidents, alors on a toujours assez d'esprit pour entendre les choses qui en dépendent.
L'ordre qu'il faut suivre pour s'instruire. L'ordre est donc pour descartes un point fondamental. 1/ Se forger une morale par provision : on « doit avant tout tâcher de se former une morale qui puisse suffire pour régler les actions de la vie, à cause que cela ne souffre point de délai et que nous devons tâcher surtout de bien vivre. » 2/ Etude de la logique. Il distingue alors deux types de logique, la logique de l'école, qui est l'art de persuader qui « corrompt le bon sens plutôt qu'elle ne l'augmente. ». la logique scolastique est donc stérile. Et la logique comme méthode de direction de son entendement, cette logique ne sert donc plus seulement à exposer mais encore à découvrir. Importance ici de l'usage, de l'habitude.
L'habitude doit passer par les mathématiques, puis vers les questions plus techniques : 1/ la métaphysique, qui contient les principes. 2/ La physique. 3/ Médecine. 4/ mécanique 5/ Morale. La morale est donc la matière la plus difficile. « Ainsi toute la philosophie est comme un arbre dont les racines sont la métaphysique, le tronc est la physique et les branches qui sortent du tronc sont toutes les autres sciences qui se réduisent à 3 principales à savoir la médecine, la mécanique et la morale, j'entend la plus haute et la plus parfaite morale qui présuppose une entière connaissance des autres sciences, est le dernier degré de la sagesse. »
L'utilité de la philosophie ne peut venir des racines ou des tronc, les fruits viennent en effet des extrémités, idem ici. Donc l'utilité de la philosophie dépend de ce qu'on apprend en dernier.

Voir docs similaires : Philosophie

1
 
Descartes, Lettre-préface des Principes de la philosophie, 1647

Fiche de lecture  |  08/10/2007   |  fr  |  .doc  |  3 pages

2
 
Extrait de la lettre-préface aux "Principes de la philosophie" de Descartes

Commentaire de texte  |  11/08/2009   |  fr  |  .doc  |  6 pages

3
 
Qu'est-ce-que la philosophie?

Exposé  |  22/04/2008   |  fr  |  .doc  |  4 pages

4
 
La raison peut-elle être en contradiction avec elle-même ?

Exposé  |  13/01/2004   |  fr  |  .doc  |  9 pages

5
 
Rationnel et raisonnable

Mémoire  |  26/03/2006   |  fr  |  .doc  |  9 pages

Dernières nouveautés dans la catégorie : Philosophie

1
 
Introduction de "Le deuxième sexe", Simone de Beauvoir

Commentaire de texte  |  05/11/2009   |  fr  |  .doc  |  4 pages

2
 
La conscience de soi est-elle une connaissance ?

Exposé  |  05/11/2009   |  fr  |  .doc  |  2 pages

3
 
La question « Qui suis-je ? » admet-elle une réponse exacte ?

Exposé  |  04/11/2009   |  fr  |  .doc  |  2 pages

4
 
Un homme peut-il en juger un autre ?

Exposé  |  02/11/2009   |  fr  |  .doc  |  3 pages

5
 
Le moi, d'après Auguste Comte

Exposé  |  02/11/2009   |  fr  |  .doc  |  2 pages

Les plus consultés sur 30 jours en : Philosophie

2
 
Le travail n'est-il pour l'homme qu'un moyen de subvenir à ses besoins ?

Exposé  |  26/06/2006   |  fr  |  .doc  |  4 pages

3
 
Peut-on ne pas être soi-même?

Exposé  |  05/01/2007   |  fr  |  .doc  |  2 pages

4
 
Jean-Paul Sartre, "L'existentialisme est un humanisme"

Fiche de lecture  |  27/08/2007   |  fr  |  .doc  |  4 pages

5
 
"Lettre à Schuller", Baruch Spinoza

Commentaire de texte  |  07/10/2009   |  fr  |  .doc  |  2 pages

A propos de l'auteur :

pencil image Gxénaëlle B. étudiante agrégation de philosophie
Niveau :Expert Etude suivie : Littérature Ecole, université : ENS LSH

Du même auteur :

Culture et Utilité

Exposé  |  01/06/2008  |  fr  |  .doc  |  6 pages

Qu'est-ce qu'une classification naturelle ?

Exposé  |  01/06/2008  |  fr  |  .doc  |  10 pages

Conscience, inconscient

Fiche  |  29/05/2008  |  fr  |  .doc  |  3 pages