La prise en compte du développement durable à l'échelle locale et l'émergence de la ville durable
Date de publication :
11/11/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
90 pages
Sommaire :
Sommaire
- Développement durable et collectivités territoriales : les applications au territoire de la problématique environnementale
- L'inscription des territoires locaux dans le développement durable
- La mise en 'uvre du développement durable a l'échelle locale : les collectivités territoriales devenues de vrais vecteurs du développement durable
- L'émergence de la ville durable : un enjeu aux multiples facettes
- Ville durable : une réponse aux conséquences de la révolution urbaine
- Les limites de la ville durable
Résumé :
« Penser globalement, agir localement », telle est l'idée bien résumée désormais célèbre qui rappelle que toute ambition de développement durable au niveau international doit être suivie d'actions concrètes au niveau local. Il découle d'une telle formule que les collectivités territoriales sont devenues de véritables vecteurs du développement durable, en ce sens qu'elles sont depuis leur fondement, des terrains d'innovation et d'expérimentation adéquats quant à la mise en oeuvre du développement durable.
Et cette mise en oeuvre du développement durable à l'échelle locale passe par l'outil essentiel que représente l'Agenda 21 local, dont la mise en place au sein des collectivités territoriales est préconisée au chapitre 28 du programme d'action pour le 21e siècle, dénommé « Action 21 », ou, en français « Agenda 21 », adopté lors du Sommet de la Terre, tenu du 3 au 14 juin 1992 à Rio de Janeiro au Brésil. Instruments privilégiés au service des territoires, et traduction territorialisée de la mise en oeuvre du développement durable, les Agendas 21 locaux constituent des programmes d'actions qui définissent les objectifs et moyens de mise en oeuvre du développement durable du territoire, et sont élaborés par la mise en cohérence des objectifs de la collectivité, en concertation avec l'ensemble des acteurs sociaux économiques.
Il en va ainsi que la mise en oeuvre des Agendas 21 locaux s'inscrit pleinement dans démarche de « ville durable », dont les prémices sont apparues dès les années 90, avec le lancement, au niveau international, du programme dénommé « Cité durable » par le Centre des Nations Unies pour les Etablissements Humains, destiné à accroître les capacités de planification et de gestion environnementales des pouvoirs municipaux des pays en voie de développement, et par la publication du « Livre Vert sur l'environnement urbain», rapport commandé par Carlo Ripa Di Meana, Commissaire européen pour l'environnement, mettant l'accent sur l'existence d'une véritable culture urbaine européenne mais également sur le caractère commun des problèmes auxquels les villes sont confrontées.
Si la question urbaine s'est formalisée à la fin du XXe siècle, celle-ci a toutefois fait l'objet de préoccupations relativement lointaines puisque déjà au XIIIe siècle, les travaux de l'économiste Thomas Malthus ou de la géographie allemande portaient sur l'utilisation des ressources naturelles et sur la manière de faire la ville.
Cependant, la révolution industrielle du XIXe siècle en Occident marquée par le passage d'une société à dominance agraire, à une société industrielle, dont l'exode rural en est la principale caractéristique, s'est soldée par une explosion urbaine généralisée ensuite à l'ensemble de la planète. La société connaît alors un bouleversement sans précédent dans ses pratiques et modes de vie, et dans ce contexte apparaît le phénomène « d'étalement urbain » ou de « périurbanisation » qualifié aussi « d'urban sprawl » aux Etats-Unis, caractérisé par la progression de l'urbain vers des espaces toujours plus éloignés du centre. Cette urbanisation massive et le recours systématique et généralisé à l'automobile ont ainsi engendré nuisances et pollutions, aujourd'hui rendus responsables de l'effet de Serre et du changement climatique.
Face à un tel constat, la nécessité de repenser la ville s'est vue remise au goût du jour, et le concept de ville durable, bien qu'extrêmement flou, s'est alors imposé comme la solution à la maitrise de cet étalement, en prenant progressivement les contours d'« une ville ou une unité urbaine respectant les principes du développement durable et de l'urbanisme écologique, cherchant à la fois à apprécier les enjeux sociaux, économiques, environnementaux et culturels de l'urbanisme pour et par les habitants ».
Cette ville durable est une ville viable, compacte, dense et organisée, où règnent mixité sociale et intégration des planifications. A cet effet, est mise en oeuvre une architecture HQE (architecture qui désigne l'art de concevoir et de réaliser des structures bâties, édifices, villes, parcs, jardin...respectueuses de l'environnement), ainsi que des modes de travail et de transports doux, pour parvenir à réduire la consommation d'énergies et de ressources naturelles peu ou pas renouvelables. Apparaissent ainsi dans le paysage urbanistique des « éco-villes » ou « éco-quartiers » ou encore « éco-villages », qui cherchent à réduire leur empreinte écologique, en compensant leurs impacts, et remboursant par la même leur dette écologique.
Ce sont les Agendas 21 locaux qui traduisent la gouvernance de ces nouvelles architectures, et leur mise en oeuvre au sein des villes et agglomérations repose sur l'élaboration d'outils tels que le Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) ou encore le Plan Local d'Urbanisme (PLU) issus de la loi de Solidarité et de Renouvellement Urbain (SRU) de décembre 2000, visant à favoriser la maîtrise de la périurbanisation et le renouvellement urbain.
En effet, les villes et les agglomérations, considérées comme « les miroirs du changement », ont un rôle majeur à jouer dans le cadre du développement durable. Elles sont situées au coeur de la problématique car leurs évolutions peuvent compromettre gravement les équilibres sociaux, écologiques et économiques, d'où la nécessité de mettre en oeuvre des politiques d'aménagement efficaces, avec une participation de tous les acteurs du territoire.
Dans ce contexte, la problématique présente serait d'apprécier dans quelles mesures le territoire local est-il devenu le siège des préoccupations environnementales engendrées par le développement durable, conduisant à une prise de conscience des collectivités territoriales, et faisant ainsi émerger peu à peu le concept de ville durable, réponse manifeste au phénomène d'étalement urbain. Est-ce que dans un tel contexte, la ville durable répond réellement aux enjeux présents que sont la maitrise de l'étalement urbain et le ralentissement du processus de métropolisation, pour un aménagement pertinent des territoires, où n'est-elle finalement qu'une représentation de la ville idéale encore bien loin de la réalité ?
Et cette mise en oeuvre du développement durable à l'échelle locale passe par l'outil essentiel que représente l'Agenda 21 local, dont la mise en place au sein des collectivités territoriales est préconisée au chapitre 28 du programme d'action pour le 21e siècle, dénommé « Action 21 », ou, en français « Agenda 21 », adopté lors du Sommet de la Terre, tenu du 3 au 14 juin 1992 à Rio de Janeiro au Brésil. Instruments privilégiés au service des territoires, et traduction territorialisée de la mise en oeuvre du développement durable, les Agendas 21 locaux constituent des programmes d'actions qui définissent les objectifs et moyens de mise en oeuvre du développement durable du territoire, et sont élaborés par la mise en cohérence des objectifs de la collectivité, en concertation avec l'ensemble des acteurs sociaux économiques.
Il en va ainsi que la mise en oeuvre des Agendas 21 locaux s'inscrit pleinement dans démarche de « ville durable », dont les prémices sont apparues dès les années 90, avec le lancement, au niveau international, du programme dénommé « Cité durable » par le Centre des Nations Unies pour les Etablissements Humains, destiné à accroître les capacités de planification et de gestion environnementales des pouvoirs municipaux des pays en voie de développement, et par la publication du « Livre Vert sur l'environnement urbain», rapport commandé par Carlo Ripa Di Meana, Commissaire européen pour l'environnement, mettant l'accent sur l'existence d'une véritable culture urbaine européenne mais également sur le caractère commun des problèmes auxquels les villes sont confrontées.
Si la question urbaine s'est formalisée à la fin du XXe siècle, celle-ci a toutefois fait l'objet de préoccupations relativement lointaines puisque déjà au XIIIe siècle, les travaux de l'économiste Thomas Malthus ou de la géographie allemande portaient sur l'utilisation des ressources naturelles et sur la manière de faire la ville.
Cependant, la révolution industrielle du XIXe siècle en Occident marquée par le passage d'une société à dominance agraire, à une société industrielle, dont l'exode rural en est la principale caractéristique, s'est soldée par une explosion urbaine généralisée ensuite à l'ensemble de la planète. La société connaît alors un bouleversement sans précédent dans ses pratiques et modes de vie, et dans ce contexte apparaît le phénomène « d'étalement urbain » ou de « périurbanisation » qualifié aussi « d'urban sprawl » aux Etats-Unis, caractérisé par la progression de l'urbain vers des espaces toujours plus éloignés du centre. Cette urbanisation massive et le recours systématique et généralisé à l'automobile ont ainsi engendré nuisances et pollutions, aujourd'hui rendus responsables de l'effet de Serre et du changement climatique.
Face à un tel constat, la nécessité de repenser la ville s'est vue remise au goût du jour, et le concept de ville durable, bien qu'extrêmement flou, s'est alors imposé comme la solution à la maitrise de cet étalement, en prenant progressivement les contours d'« une ville ou une unité urbaine respectant les principes du développement durable et de l'urbanisme écologique, cherchant à la fois à apprécier les enjeux sociaux, économiques, environnementaux et culturels de l'urbanisme pour et par les habitants ».
Cette ville durable est une ville viable, compacte, dense et organisée, où règnent mixité sociale et intégration des planifications. A cet effet, est mise en oeuvre une architecture HQE (architecture qui désigne l'art de concevoir et de réaliser des structures bâties, édifices, villes, parcs, jardin...respectueuses de l'environnement), ainsi que des modes de travail et de transports doux, pour parvenir à réduire la consommation d'énergies et de ressources naturelles peu ou pas renouvelables. Apparaissent ainsi dans le paysage urbanistique des « éco-villes » ou « éco-quartiers » ou encore « éco-villages », qui cherchent à réduire leur empreinte écologique, en compensant leurs impacts, et remboursant par la même leur dette écologique.
Ce sont les Agendas 21 locaux qui traduisent la gouvernance de ces nouvelles architectures, et leur mise en oeuvre au sein des villes et agglomérations repose sur l'élaboration d'outils tels que le Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) ou encore le Plan Local d'Urbanisme (PLU) issus de la loi de Solidarité et de Renouvellement Urbain (SRU) de décembre 2000, visant à favoriser la maîtrise de la périurbanisation et le renouvellement urbain.
En effet, les villes et les agglomérations, considérées comme « les miroirs du changement », ont un rôle majeur à jouer dans le cadre du développement durable. Elles sont situées au coeur de la problématique car leurs évolutions peuvent compromettre gravement les équilibres sociaux, écologiques et économiques, d'où la nécessité de mettre en oeuvre des politiques d'aménagement efficaces, avec une participation de tous les acteurs du territoire.
Dans ce contexte, la problématique présente serait d'apprécier dans quelles mesures le territoire local est-il devenu le siège des préoccupations environnementales engendrées par le développement durable, conduisant à une prise de conscience des collectivités territoriales, et faisant ainsi émerger peu à peu le concept de ville durable, réponse manifeste au phénomène d'étalement urbain. Est-ce que dans un tel contexte, la ville durable répond réellement aux enjeux présents que sont la maitrise de l'étalement urbain et le ralentissement du processus de métropolisation, pour un aménagement pertinent des territoires, où n'est-elle finalement qu'une représentation de la ville idéale encore bien loin de la réalité ?
Voir docs similaires : Écologie et environnement
2
Le développement durable en milieu rural: les exemples des projets de pays et des Parcs Naturels Régionaux
Exposé | 24/03/2008 | fr | .doc | 18 pages
3
Le marketing territorial dans le développement et la modernisation des collectivités locales marocaines
Exposé | 30/03/2009 | fr | .doc | 30 pages
4
L'avenir de la gouvernance locale - Des enjeux globaux saisis par la gouvernance locale : l'exemple de l'agenda 21 local à Toulouse
Exposé | 07/05/2007 | fr | .doc | 17 pages
Dernières nouveautés dans la catégorie : Écologie et environnement
2
Conséquences d'une construction humaine sur le milieu et les êtres vivants : le barrage de Kembs en Alsace
Étude de cas | 02/11/2009 | fr | .doc | 2 pages
Les garanties d’oboulo.com :
Comment ca marche ?
Garantie qualité
Satisfait ou remboursé
Paiement sécurisé
Qui sommes nous ?
