Le problème ontologique du sujet de l'action
Date de publication :
05/02/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
11 pages
Sommaire :
Sommaire
- Comment déceler l'adéquation entre l'expression et la perspective mécaniste, nécessitarisme et déterministe de l'action ?
- Y-a-t-il une possibilité de l'affirmation du sujet dans la néantisation ?
- Les portées morales de l'action ne sont pas celles-ci qui bâtissent le véritable sujet ?
Résumé :
Nous allons tenter de déceler une adéquation entre l'expression et la perspective mécaniste, nécessitarisme et déterministe de l'action, d'une part en analysant ce que peuvent être la détermination et ses différents modes, et d'autre part en tentant de démontrer en quoi liberté et nécessité sont compatibles. Mais nous ne sauront appliquer un concept de « sujet de l'action » à l'être prédéterminé des thèses théologiques, psychologique ou mécaniste, n'y trouvant ni sujet, ni action au sens où nous les entendons. Il y a de sujet que soumis (geneigt) au souverain, à Dieu ou à son passé, et l'action est celle d'un mouvement ou d'un être qui lui échappe. Il est illusoire de penser l'action sur le mode du processus, les actions ne se produisent pas que sur le mode du stimulus. Nous chercherons ensuite s'il y a une possibilité de l'affirmation du sujet dans la néantisation. Comme propédeutique à une science qui se voudrait analyser le sujet de l'action, il faut en premier lieu régler la question des futurs contingents, qui sont la condition nécessaire à la spontanéité de l'action. D'autre part l'action qui fait surgir le sujet dans le monde (le « miracle ») doit pour exister en tant que telle être liée à la responsabilité de l'agent. Dans le cas contraire en effet on ne saurait employer le terme de « sujet de l'action ». Mais une faille dans ce raisonnement, due à la prévalence de l'effet sur l'intention (chose qui enlève tout son caractère humain à l'action), nous fait revenir sur l'impératif catégorique kantien, qui se concentre sur l'intention, et donne une vraie valeur à la notion de « sujet » comme à celle d' « action ». En effet, Les portées morales de l'action ne sont pas celles-ci qui bâtissent le véritable sujet ? N'est ce pas dans la morale que l'action, et par conséquent le sujet, qui s'affirme par celle-ci parviennent à leur essence véritable ? Nous constatons d'abord que l'on ne peut parler de sujet de l'action que si l'on rend toute sa prépondérance à la volonté, ainsi qu'à l'intention. Mais viendra un autre problème : celui de la possibilité d'une telle volonté d'accomplir son devoir, dénuée d'inclinations (et non d'intentions) subjectives.
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