Sommaire
- Situation actuelle et historique de l'endettement de l'Etat malien
- Période 1960-1968 : une dette bilatérale influencée par l'orientation socialiste
- Période 1968-1991 : Une dette fortement multilatérale signe d'une implantation croissante des IBW
- Période 1992-2004 : L'entrée dans l'initiative PPTE renforcée conditionnée par le CSLP
- Période 2002-2009 : de l'annulation totale de la dette malienne à la problématisation de la dette future
- Projection de la dette malienne avec le modèle du TOFE
- Justification et présentation du modèle
- Hypothèses initiales et projection
- Scenarii alternatifs de la projection de la dette avec chocs exogènes et sectoriels
- Ralentissement de la croissance
- Dévaluation du FCFA
- Chute des dons au titre de l'aide publique au développement
- Taux de pression fiscale : la convergence n'a pas lieu
Résumé de l'exposé
Cette dernière conditionnalité a permis aux IBW de faire une pierre deux coups puisqu’elle faisait passer l’allègement de dette à la fois comme une mesure économique et comme une mesure sociale pro-pauvres. Toutefois en deux décennies, l’évolution apparente d’un discours promouvant d’abord une politique libérale de stabilisation macroénomique puis une politique plus interventionniste de lutte contre la pauvreté masque la continuité réelle d’une stratégie structurée autour de la conditionnalité, la dette agissant comme une soupape. Dès lors, il semble que l’endettement du Mali (ou de quelque autre pays en développement) n’a jamais été considéré en lui-même par les IBW puisqu’il aura fallu attendre vingt ans pour que ces dernières entament une analyse systématique de la dette. Le caractère conditionnel de la dette semble avoir toujours occulté sa dimension utilitaire, appauvrissant et privant la question de l’endettement de sa dynamique et de l’évaluation de son objectif fondamental. Dans ce cadre, les négociations successives (et néanmoins passionnées) portant sur les remises de dette n’ont pas aidé à recentrer le débat pour évaluer les capacités de l’endettement à se poser comme un outil de développement.
Pourtant, ce pour quoi le Mali s’endette, en plus d’être au cœur de la dynamique même de la soutenabilité de la dette, ne détermine-t-il pas également les grandes orientations de la politique économique et sociale ?
[...] C’est ici que le caractère conditionnel des remises de dette fut revendiqué de la manière la plus nette par les IBW, suivis de près par les bailleurs bilatéraux. Le Mali a élaboré un Cadre Stratégique de lutte contre la Pauvreté (CSLP) en 2002, ce cadre devant permettre de rationaliser la remise de dette et ainsi absorber au mieux le nouvel espace budgétaire disponible afin de financer le développement (sans poser toute fois la question du pilotage/management des politiques associées, les investissements maliens étant structurellement financés par l’aide extérieure, à hauteur de 63% en moyenne (Dante et alii, 2003). [...]
[...] Le cas du Mali nous a ainsi montré qu’en apparence, des chocs violents subis par un secteur aussi stratégique que celui du coton ne remettent pas en cause la soutenabilité de la dette du moment que le rythme de croissance du secteur reste dans des proportions telles qu’elle peut contribuer à absorber la dette et non pas en devenir un facteur aggravant. Or, Comment évaluer et donc rendre compte de l’impact réel d’une diminution tendancielle du prix de la fibre de coton sur l’économie du Mali et donc sur sa dette? [...]
[...] Figure 5 : Projection des ratios Dette/recettes et Dette/PIB avec une dévaluation de 50% du FCFA en 2020 - Analyse du scénario : Le doublement de la charge de la dette retarde la date de solvabilité (2060) mais ne détériore pas sa soutenabilité, autrement dit la qualité de la dynamique de l’endettement. III.3 Chute des dons au titre de l’aide publique au développement Présentation et justification du scénario : Les engagements pris le 22 mars 2002 par soixante chefs d’Etat, sous l’égide des Nations unies, à Monterrey (Mexique) pour intensifier les flux d’APD rendent peu crédibles l’hypothèse d’une chute de ces derniers vers le Mali (d’autant plus que le pays s’est montré très rigoureux dans la réalisation des contreparties exigées par les IBW). [...]
[...] Projection de la dette malienne avec le modèle du TOFE II.1 Justification et présentation du modèle Les modèles Balance des paiements et Epargne-investissement ne sont pas les plus adaptés au cas du Mali, pour des raisons que nous avons déjà évoquées plus haut : Inconvénients du modèle Balance des paiements : le Mali étant à la fois membre de la Zone franc et le troisième exportateur d’or d’Afrique, la question des ressources en devises ne justifie pas d’endettement externe particulier. [...]
[...] Dès lors, il semble que l’endettement du Mali (ou de quelque autre pays en développement) n’a jamais été considéré en lui-même par les IBW puisqu’il aura fallu attendre vingt ans pour que ces dernières entament une analyse systématique de la dette au travers du Debt Sustainability Analysis menée depuis 2002 conjointement par le Fonds monétaire international (FMI) et l’Association Internationale de Développement (ADI). Le caractère conditionnel de la dette semble avoir toujours occulté sa dimension utilitaire, appauvrissant et privant la question de l’endettement de sa dynamique et de l’évaluation de son objectif fondamental. [...]
- Niveau
- Expert
- Etude suivie
- sciences...
- Ecole, université
- Sorbonne
- Date de publication
- 21/09/2009
- Langue
- français
- Format
- .doc
- Type
- exposé
- Nombre de pages
- 11 pages
- Niveau
- expert
- Consulté
- 0 fois
- Validé par
- le comité Oboulo.com
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