"Public et littérature en France au XVIIème siècle" de Hélène Merlin-Kajman
Date de publication :
15/07/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
4 pages
Sommaire :
Sommaire
- Une archéologie de la notion de public
- L'analyse du public dans la sphère littéraire
- Les imperceptibles glissements de sens du mot public
Résumé :
Qu'est-ce donc que le public, cette figure que les auteurs et leurs commentateurs citent ou invoquent régulièrement aujourd'hui, mais aussi au cours des siècles qui nous ont précédés ? Tel est le point de départ de la réflexion d'hélène merlin-kajman, dans public et littérature en france au xviième siècle . Elle choisit, par là, de s'interroger sur une notion qui semble évidente : le public, récepteur de l'oeuvre d'un artiste, récepteur pour lequel cet artiste a créé. Cette vision restreinte du public relève en fait de la « fiction centrale d'un public classique à la fois commanditaire, destinataire et consommateur des discours et des textes », le public serait une élite homogène comme l'a écrit Jean-François Lyotard (cité par hélène merlin-kajman), pour qui les oeuvres de Corneille étaient destinées à un « groupe culturel précis », le public de Corneille serait ainsi déterminé, en particulier par des attentes et des goûts communs. Or, ce que nous propose hélène merlin, c'est d'aller au-delà de l'évidence d'un public déterminé, celle-ci étant liée au fait qu'aujourd'hui on entend le mot de public en un sens plutôt restreint.
L'enjeu de cet ouvrage sera donc de redéfinir cette notion trop évidente de public dans le contexte du xviième siècle au regard de tous les faisceaux dont elle a pu être éclairée. Pour cela hélène merlin-kajman, reprend différentes thèses portant sur cette question mais en démontre les limites, on peut citer par exemple sa critique de l'analyse de Jürgen Habermas dans public et sphère publique bourgeoise. S'il faut reconnaître, selon hélène merlin, la valeur de cette étude il faut aussi en saisir les limites : elle reproche, en effet, à Habermas de n'envisager la « sphère publique structurée par la représentation », qui correspond au public du xviième siècle, que dans une visée téléologique menant à la « sphère publique bourgeoise » qui est son principal sujet d'étude, et de délaisser, par conséquent, l'origine et la fonction littéraire de ce mot, oubliant le « poids de sa mémoire sémantique ». Cette mise à jour des failles existant au sein de certaines analyses permet d'abord à hélène merlin de dire ce que n'est pas le public du xviième : cette négation en recouvre plusieurs, elle permet de nier des considérations anachroniques qui ont tendance à analyser ce public à travers le prisme du 18ème, siècle qui a déjà resserré le champ significatif de la notion, ou incomplètes qui considèrent le public comme seulement littéraire, par exemple.
L'enjeu de cet ouvrage sera donc de redéfinir cette notion trop évidente de public dans le contexte du xviième siècle au regard de tous les faisceaux dont elle a pu être éclairée. Pour cela hélène merlin-kajman, reprend différentes thèses portant sur cette question mais en démontre les limites, on peut citer par exemple sa critique de l'analyse de Jürgen Habermas dans public et sphère publique bourgeoise. S'il faut reconnaître, selon hélène merlin, la valeur de cette étude il faut aussi en saisir les limites : elle reproche, en effet, à Habermas de n'envisager la « sphère publique structurée par la représentation », qui correspond au public du xviième siècle, que dans une visée téléologique menant à la « sphère publique bourgeoise » qui est son principal sujet d'étude, et de délaisser, par conséquent, l'origine et la fonction littéraire de ce mot, oubliant le « poids de sa mémoire sémantique ». Cette mise à jour des failles existant au sein de certaines analyses permet d'abord à hélène merlin de dire ce que n'est pas le public du xviième : cette négation en recouvre plusieurs, elle permet de nier des considérations anachroniques qui ont tendance à analyser ce public à travers le prisme du 18ème, siècle qui a déjà resserré le champ significatif de la notion, ou incomplètes qui considèrent le public comme seulement littéraire, par exemple.
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