Quid de la frontière : le périmètre introuvable (UE)
Date de publication :
27/05/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
7 pages
Sommaire :
Sommaire
- L'UE : un modèle politique déterritorialisé
- Une idéologie récurrente et obsédante
- Frontières visibles et peu réelles
- Vers un retour au réalisme politique
- Éloge de la frontière
- La frontière défend l'Homme
Résumé :
« Un projet européen ne peut se dessiner, en dehors du mondialisme et de l'atlantisme, que si l'on revient aux réalités géopolitiques. De celles-ci découlent les besoins d'identité, d'unité et de sécurité, qui dessinent les divisions naturelles de l'Union, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur » .
Le projet d'Union Européenne s'inscrit dans une double perspective, en rupture avec le passé et confiante dans le progrès. Cette rupture se traduit par l'affirmation à peine cachée du dépassement de l'Etat national, concept pourtant légitimé par l'histoire et constante géopolitique de référence , au profit d'une UE économique, bientôt sociale et politique, mais hybride et utopique. Le nationalisme ayant été l'une des causes de l'horreur des guerres et des crimes du XXième siècle, on a voulu substituer aux égoïsmes nationaux des biens matériels communément désirables et source de paix par leur abondance partagée en faisant de la prospérité le moyen principal de la paix en Europe. Cette idée est à la base même de la société matérialiste de consommation et sous ce rapport, nous pouvons constater que la construction européenne entre dans la mise en place de la perte de sens et d'un immanentisme total. Parce que l'on ne pourrait apparemment pas revenir en arrière sous peine de régression, l'UE doit aller de l'avant dans le sens du dépassement national. La construction européenne est un processus, une oeuvre en perpétuel mouvement, cherchant une voie dans une multitude de futurs possibles . Si tout est possible et en mouvement, on ne peut pas s'appuyer sur des déterminations géopolitiques, mais bâtir de manière hypothétique un nouveau modèle politique déterritorialisé. Entre, les partisans de la thèse de Jürgen Habermas qui souhaite la création à l'échelle de l'Union européenne d'un Etat post-national reposant sur des fondements civiques, et un patriotisme constitutionnel ; et les nationaux-civiques, tout aussi favorables à l'UE, mais la concevant comme elle l'est actuellement, c'est-à-dire comme un processus d'intégration vers un Etat multinational, il se trouve une troisième voie. La voie que nous proposons est salutaire. Elle est un retour vers la méthode intergouvernementale, mais un retour porteur de sens. Et c'est de sens que l'Union européenne a le plus besoin.
Le projet d'Union Européenne s'inscrit dans une double perspective, en rupture avec le passé et confiante dans le progrès. Cette rupture se traduit par l'affirmation à peine cachée du dépassement de l'Etat national, concept pourtant légitimé par l'histoire et constante géopolitique de référence , au profit d'une UE économique, bientôt sociale et politique, mais hybride et utopique. Le nationalisme ayant été l'une des causes de l'horreur des guerres et des crimes du XXième siècle, on a voulu substituer aux égoïsmes nationaux des biens matériels communément désirables et source de paix par leur abondance partagée en faisant de la prospérité le moyen principal de la paix en Europe. Cette idée est à la base même de la société matérialiste de consommation et sous ce rapport, nous pouvons constater que la construction européenne entre dans la mise en place de la perte de sens et d'un immanentisme total. Parce que l'on ne pourrait apparemment pas revenir en arrière sous peine de régression, l'UE doit aller de l'avant dans le sens du dépassement national. La construction européenne est un processus, une oeuvre en perpétuel mouvement, cherchant une voie dans une multitude de futurs possibles . Si tout est possible et en mouvement, on ne peut pas s'appuyer sur des déterminations géopolitiques, mais bâtir de manière hypothétique un nouveau modèle politique déterritorialisé. Entre, les partisans de la thèse de Jürgen Habermas qui souhaite la création à l'échelle de l'Union européenne d'un Etat post-national reposant sur des fondements civiques, et un patriotisme constitutionnel ; et les nationaux-civiques, tout aussi favorables à l'UE, mais la concevant comme elle l'est actuellement, c'est-à-dire comme un processus d'intégration vers un Etat multinational, il se trouve une troisième voie. La voie que nous proposons est salutaire. Elle est un retour vers la méthode intergouvernementale, mais un retour porteur de sens. Et c'est de sens que l'Union européenne a le plus besoin.
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