Rawls, John, Théorie de la justice, 1971
Date de publication :
29/06/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
2 pages
Sommaire :
Sommaire
- Une approche « rationaliste » du problème de la Justice
- Dépasser l'empirisme et théoriser la justice
- Toute démarche rigoureuse suppose la détermination de conditions de départ
- Une approche contractualiste de la Justice
- La théorie de la justice comme équité : une théorie politique
- Les deux principes de la Justice selon Rawls
- La légitimation de la social-démocratie
- La portée morale discutable de la Théorie de la justice
Résumé :
Dans la théorie de la justice (1971), john rawls s'attaque à un défi ambitieux : celui de poser les bases d'une lutte efficace contre les injustices. Il est l'un des rares philosophe contemporain à s'être risqué à la théorisation de cet idéal.
« Je voulais élaborer une conception de la justice assez systématique pour pouvoir se substituer à l'utilitarisme dont une forme ou une autre n'a cessé de dominer la tradition de pensée politique anglo-saxonne » écrit-il dans la préface.
En effet, tout au long du texte le raisonnement de john rawls se construit en totale opposition avec l'utilitarisme. Selon cette doctrine, représentée en particulier par Bentham, une société bien ordonnée est une société dans laquelle le plus grand taux de satisfaction est atteint. L'utilitarisme a été la théorie systématique dominante dans la philosophie moderne. Mais les désaccords entre le principe d'utilité et les sentiments moraux ont été peu exploités par la littérature. En effet, l'utilitarisme se retrouve limité par l'intuitionnisme. C'est pourquoi rawls veut donc offrir une analyse alternative à l'utilitarisme.
La théorie de la justice est un ouvrage théorique très discuté qui aborde la question des rapports difficile entre l'exigence de justice sociale et les inégalités qui résultent de la compétition économique. A ce titre, il a ravivé une réflexion politique qui s'inscrit dans une certaine continuité avec celle des penseurs politiques du XVIIIème siècle, tout en posant à nouveau les problème cruciaux de la démocratie moderne.
Sa tentative originale pour trouver une voie moyenne entre les exigences contraires du « réalisme » économique et de l' « idéalisme » politique, a été sévèrement jugée à la fois à droite et à gauche, par les libéraux comme par les socialistes, sans doute en raison de sa modération toute théorique, mais peut être également en raison de certaines ambiguïtés difficiles à lever.
La réflexion de john rawls a pour point de départ un constat : il existe dans notre société des inégalités de départ, c'est-à-dire que les chances ne sont pas parfaitement réparties entre les individus qui la composent. Dans une économie de marché, il faut renoncer à instaurer une égalité économique et sociale parfaite. Ainsi, l'objectif de l'auteur est de créer une véritable « justice distributive », en donnant plus à ceux qui ont moins afin de rétablir une égalité de fait. De ce fait, la justice ne fait plus appel à la notion d'égalité, mais à celle d'équité( « fairness »)
Le fil conducteur de cet ouvrage est la réflexion sur les modalités de cette justice dans la pratique et son rôle dans la coopération sociale. Le cheminement méthodologique est très important. La démarche de l'auteur veut respecter la rigueur scientifique, volonté que nous allons essayer de retranscrire. A partir d'un cadre théorique, il tente de construire un système nouveau de justice (I). Ensuite il transforme sa réflexion théorique en pratique institutionnelle et politique (II).
« Je voulais élaborer une conception de la justice assez systématique pour pouvoir se substituer à l'utilitarisme dont une forme ou une autre n'a cessé de dominer la tradition de pensée politique anglo-saxonne » écrit-il dans la préface.
En effet, tout au long du texte le raisonnement de john rawls se construit en totale opposition avec l'utilitarisme. Selon cette doctrine, représentée en particulier par Bentham, une société bien ordonnée est une société dans laquelle le plus grand taux de satisfaction est atteint. L'utilitarisme a été la théorie systématique dominante dans la philosophie moderne. Mais les désaccords entre le principe d'utilité et les sentiments moraux ont été peu exploités par la littérature. En effet, l'utilitarisme se retrouve limité par l'intuitionnisme. C'est pourquoi rawls veut donc offrir une analyse alternative à l'utilitarisme.
La théorie de la justice est un ouvrage théorique très discuté qui aborde la question des rapports difficile entre l'exigence de justice sociale et les inégalités qui résultent de la compétition économique. A ce titre, il a ravivé une réflexion politique qui s'inscrit dans une certaine continuité avec celle des penseurs politiques du XVIIIème siècle, tout en posant à nouveau les problème cruciaux de la démocratie moderne.
Sa tentative originale pour trouver une voie moyenne entre les exigences contraires du « réalisme » économique et de l' « idéalisme » politique, a été sévèrement jugée à la fois à droite et à gauche, par les libéraux comme par les socialistes, sans doute en raison de sa modération toute théorique, mais peut être également en raison de certaines ambiguïtés difficiles à lever.
La réflexion de john rawls a pour point de départ un constat : il existe dans notre société des inégalités de départ, c'est-à-dire que les chances ne sont pas parfaitement réparties entre les individus qui la composent. Dans une économie de marché, il faut renoncer à instaurer une égalité économique et sociale parfaite. Ainsi, l'objectif de l'auteur est de créer une véritable « justice distributive », en donnant plus à ceux qui ont moins afin de rétablir une égalité de fait. De ce fait, la justice ne fait plus appel à la notion d'égalité, mais à celle d'équité( « fairness »)
Le fil conducteur de cet ouvrage est la réflexion sur les modalités de cette justice dans la pratique et son rôle dans la coopération sociale. Le cheminement méthodologique est très important. La démarche de l'auteur veut respecter la rigueur scientifique, volonté que nous allons essayer de retranscrire. A partir d'un cadre théorique, il tente de construire un système nouveau de justice (I). Ensuite il transforme sa réflexion théorique en pratique institutionnelle et politique (II).
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