Recension critique: Lautorité et lindividu, Bertrand Russell
Date de publication :
19/06/2006
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
8 pages
Sommaire :
Sommaire
- Présentation synthétique des thèses centrales de l'ouvrage
- Examen critique
Résumé :
L'autorité et l'individu reprend une série de six conférences (The Reith lectures) diffusées par la BBC en 1948. bertrand russell (1872-1970) est un militant de gauche, mais anticommuniste depuis son voyage en URSS en 1920, avec des convictions proches de l'anarchisme. Engagé en faveur de l'humanisme et de la libre pensée, il se dit philosophiquement agnostique et athée en pratique. Pour lui, on ne peut pas prouver l'existence de Dieu ou des dieux, mais il est fortement convaincu de leur inexistence. La question centrale de l'ouvrage, formulée d'entrée de jeu par B. russell, pose le problème de l'équilibre délicat à instaurer pour combiner un degré d'initiative individuelle, nécessaire au progrès, avec le degré de cohésion sociale nécessaire à la survie (p 1).
Du système d'organisation tribal au système national voire mondial, l'homme s'est trouvé de plus puissantes forces de cohésion sociale au fil de l'histoire. De géographique (le territoire), la loyauté envers le groupe est devenue ethnique (fusion de peuples entre eux suite aux conquêtes successives) puis religieuse et enfin psychologique (à travers les « propositions » de mode de vie à tendance universaliste que sont le communisme ou « l'American way of life »). De fait, deux logiques de comportements en ont résulté : une logique de coopération envers ses amis et de compétition envers ses ennemis selon qu'ils adhèrent ou non au même type de valeurs. La ligne directrice de tous ces développements tient pourtant à un seul ressort : la peur inspirée par l'ennemi commun. Le présupposé de cette affirmation réside dans la nécessité d'une confrontation entre les hommes. Sans ce piment capable d'activer et de raffiner l'existence humaine, la vie serait terne, grisâtre et sans raison apparente, pour l'homme, de se dépasser pour obtenir un titre de gloire. La compétition joue donc un certain rôle dans notre bonheur, parce que nous avons besoin de nous illustrer pour nous identifier aux yeux des autres comme de nous-même (quête du divertissement). Ce facteur de structuration sert à expliquer les difficultés inhérentes à une unification mondiale, aboutissement logique du phénomène d'association observé dans l'histoire. Comment assurer une coopération à l'échelle mondiale, c'est-à-dire en agrégeant tous les peuples de la planète, sans pouvoir désigner d'ennemis communs à craindre ?
Du système d'organisation tribal au système national voire mondial, l'homme s'est trouvé de plus puissantes forces de cohésion sociale au fil de l'histoire. De géographique (le territoire), la loyauté envers le groupe est devenue ethnique (fusion de peuples entre eux suite aux conquêtes successives) puis religieuse et enfin psychologique (à travers les « propositions » de mode de vie à tendance universaliste que sont le communisme ou « l'American way of life »). De fait, deux logiques de comportements en ont résulté : une logique de coopération envers ses amis et de compétition envers ses ennemis selon qu'ils adhèrent ou non au même type de valeurs. La ligne directrice de tous ces développements tient pourtant à un seul ressort : la peur inspirée par l'ennemi commun. Le présupposé de cette affirmation réside dans la nécessité d'une confrontation entre les hommes. Sans ce piment capable d'activer et de raffiner l'existence humaine, la vie serait terne, grisâtre et sans raison apparente, pour l'homme, de se dépasser pour obtenir un titre de gloire. La compétition joue donc un certain rôle dans notre bonheur, parce que nous avons besoin de nous illustrer pour nous identifier aux yeux des autres comme de nous-même (quête du divertissement). Ce facteur de structuration sert à expliquer les difficultés inhérentes à une unification mondiale, aboutissement logique du phénomène d'association observé dans l'histoire. Comment assurer une coopération à l'échelle mondiale, c'est-à-dire en agrégeant tous les peuples de la planète, sans pouvoir désigner d'ennemis communs à craindre ?
Dernières nouveautés dans la catégorie : Sciences politiques
2
Ethnicité et politique, d'après l'étude d'un corpus d'articles
Commentaire de texte | 27/10/2009 | fr | .doc | 4 pages
4
"Le courage du bon sens : Pour construire l'avenir autrement" de Michel Godet
Fiche de lecture | 26/10/2009 | fr | .doc | 26 pages
Les plus consultés sur 30 jours en : Sciences politiques
5
Les partis politiques et la loi d'airain de l'oligarchie - analyse de la thèse de Roberto Michels
Exposé | 28/12/2006 | fr | .doc | 9 pages
Les garanties d’oboulo.com :
Comment ca marche ?
Garantie qualité
Satisfait ou remboursé
Paiement sécurisé
Qui sommes nous ?
