Le recours à la violence est-il un échec de la politique ?
Date de publication :
26/03/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
6 pages
Sommaire :
Sommaire
- Le recours à la violence comme envers de la politique
- L'exclusion radicale entre la violence et la politique est posée par l'idée de nature
- La marginalisation de la violence physique comme exigence de fonctionnement des sociétés contemporaines
- Le recours à la violence comme attribut nécessaire du pouvoir politique
- La violence permet de construire son identité et d'exhiber sa puissance
- La violence peut être constitutive de lien social
Résumé :
La question du lien entre violence et politique a été et est l'objet de nombreux jugements de valeur. A priori, aujourd'hui, dans les démocraties pluralistes, les condamnations de la violence et surtout de la violence politique sont unanimes. Il ne faut pourtant pas oublier que l'éloge de la violence a également été faite : culte de la force, éloge du patriotisme, légitimations de la violence révolutionnaire (anarchistes et néo-léninistes), apologies sartriennes de la violence des colonisés ou encore violence des « peuples supérieurs » (nationalismes chauvins, néo-nazismes), les exemples de valorisation de violence pour le pouvoir ou de violence au sein du pouvoir ne manquent pas.
Puisque qu'elle se consacre à une réflexion sur l'ordre juste, sur le critère qui permet de distinguer une domination pure et simple de la contrainte légitime, la philosophie politique est toute entière traversée par les rapports entre violence et politique : par les définitions de ces deux notions, ce qui les unie et ce qui les oppose.
La plupart des acceptions et des descriptions de la violence renvoient à la qualité et à l'intensité d'une force, qualité et force repérables à partir de son usage illégitime. La force est une présence irréductible dans les relations humaines, mais on parle de violence à partir du moment où on trouve une intensité de cette force en plus d'un caractère illégitime. La violence est donc pensée comme un excès. On parle de violence pour des comportements jugés illégitimes par opposition à un lexique euphémisant - coercition, contrainte, force - pour ce qui semble légitime. Quant à la politique elle peut se définir comme un art de gouverner les sociétés humaines, d'établir la justice et la paix entre les individus et les groupes qui les composent. Toute cohabitation étant forcément conflictuelle, la politique consiste donc essentiellement dans la gestion de ces inévitables conflits.
Puisque qu'elle se consacre à une réflexion sur l'ordre juste, sur le critère qui permet de distinguer une domination pure et simple de la contrainte légitime, la philosophie politique est toute entière traversée par les rapports entre violence et politique : par les définitions de ces deux notions, ce qui les unie et ce qui les oppose.
La plupart des acceptions et des descriptions de la violence renvoient à la qualité et à l'intensité d'une force, qualité et force repérables à partir de son usage illégitime. La force est une présence irréductible dans les relations humaines, mais on parle de violence à partir du moment où on trouve une intensité de cette force en plus d'un caractère illégitime. La violence est donc pensée comme un excès. On parle de violence pour des comportements jugés illégitimes par opposition à un lexique euphémisant - coercition, contrainte, force - pour ce qui semble légitime. Quant à la politique elle peut se définir comme un art de gouverner les sociétés humaines, d'établir la justice et la paix entre les individus et les groupes qui les composent. Toute cohabitation étant forcément conflictuelle, la politique consiste donc essentiellement dans la gestion de ces inévitables conflits.
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