Reggaeton : représentations, constructions et expressions identitaires
Date de publication :
21/04/2009
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
10 pages
Sommaire :
Sommaire
- Le reggaeton comme vecteur de représentation identitaire masculine : le ''macho latino''
- Le reggaeton : expression de l'identité noire et fonction tribunitienne
- Une rupture dans les représentations identitaires du reggaeton ? : la dénaturalisation des représentations masculines
Résumé :
Dans le cadre des réflexions sur les liens entre musique et identités, on a choisi de s'intéresser ici au reggaeton. Le reggaeton étant aujourd'hui le genre musical le plus répandu en Amérique Latine, il semble intéressant de chercher à comprendre de quelle(s) identité(s) culturelle(s) cette musique est porteuse, quelle(s) représentation(s) elle induit, quelle(s) symbolique(s) elle exprime.
Le reggaeton est un genre musical urbain apparu récemment (dans le milieu des années 1990 environ) au Panamá ou à Puerto Rico (il existe une réelle controverse quant au lieu d'apparition effective du genre). Il s'agit d'un mélange de reggae, de rap, de hip-hop, de dancehall, auquel s'ajoutent parfois d'autres styles musicaux (cumbia, batucada, techno, etc). Afin de comprendre l'origine du reggaeton et le contexte de son apparition, revenons brièvement sur deux des styles dont il dérive : le reggae et le rap. À l'origine du reggae était le mento, un rythme apparu dans les ghettos de Kingston dans les années 1950. Cette musique, expression identitaire d'un groupe marginal, donne naissance au reggae dans les années 1960. Mélange de mento, de musique noire américaine (rhythm'n blues), de ska et de rock steady, ainsi que de musiques africaines traditionnelles ayant été apportées par les esclaves noirs en Jamaïque, le reggae apparaît dans le contexte d'une recherche identitaire de la population noire, une rébellion des consciences face à l' ''oppression blanche'' (avec l'apparition de mouvements tels que les Black Panthers).
Le rap, autre musique dont dérive le reggaeton, est, lui aussi l'expression de secteurs marginalisés de la société : il est apparu dans les milieux noirs défavorisés des Etats-Unis dans les années 1970-1980. Ce bref rappel des deux principales sources du reggaeton nous permet d'ores et déjà de mettre en évidence deux traits communs à l'identité portée par ces styles musicaux : la marginalité (secteurs défavorisés de la société, ghettos), et l'identité noire. Enfin, il convient de souligner la masculinité portée par ces deux genres musicaux, qui sont principalement des musiques ''d'hommes'' dont les femmes sont exclues.
Le reggaeton est un genre musical urbain apparu récemment (dans le milieu des années 1990 environ) au Panamá ou à Puerto Rico (il existe une réelle controverse quant au lieu d'apparition effective du genre). Il s'agit d'un mélange de reggae, de rap, de hip-hop, de dancehall, auquel s'ajoutent parfois d'autres styles musicaux (cumbia, batucada, techno, etc). Afin de comprendre l'origine du reggaeton et le contexte de son apparition, revenons brièvement sur deux des styles dont il dérive : le reggae et le rap. À l'origine du reggae était le mento, un rythme apparu dans les ghettos de Kingston dans les années 1950. Cette musique, expression identitaire d'un groupe marginal, donne naissance au reggae dans les années 1960. Mélange de mento, de musique noire américaine (rhythm'n blues), de ska et de rock steady, ainsi que de musiques africaines traditionnelles ayant été apportées par les esclaves noirs en Jamaïque, le reggae apparaît dans le contexte d'une recherche identitaire de la population noire, une rébellion des consciences face à l' ''oppression blanche'' (avec l'apparition de mouvements tels que les Black Panthers).
Le rap, autre musique dont dérive le reggaeton, est, lui aussi l'expression de secteurs marginalisés de la société : il est apparu dans les milieux noirs défavorisés des Etats-Unis dans les années 1970-1980. Ce bref rappel des deux principales sources du reggaeton nous permet d'ores et déjà de mettre en évidence deux traits communs à l'identité portée par ces styles musicaux : la marginalité (secteurs défavorisés de la société, ghettos), et l'identité noire. Enfin, il convient de souligner la masculinité portée par ces deux genres musicaux, qui sont principalement des musiques ''d'hommes'' dont les femmes sont exclues.
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