Les régimes politiques français depuis 1789
Date de publication :
06/02/2009
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
5 pages
Sommaire :
Sommaire
- La première Constitution française (3 septembre 1791)
- La première République française (22 septembre 1792 - 27 juillet 1794)
- La monarchie constitutionnelle (1814-1848)
- La IIe République (1848 - 1852)
- Le Second Empire (1852 - 1870)
- La IIIe République (1870 - 1940)
- L'État français (1940 - 1944)
- La IVe République (1946 - 1958)
- La Vème République (1958)
Résumé :
Sous l'Ancien Régime, la Constitution est coutumière. Le monarque tient son autorité de la tradition et de la loi divine. La société est divisée en trois ordres : le clergé, la noblesse et le Tiers État (98% de la population).
Les Lumières vont influencer les bouleversements sociaux et politiques de la Révolution. Le Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers (1722), porté par une bourgeoisie éclairée et avancée, s'attache à la raison, à la nature et à l'esprit critique. Montesquieu et son Esprit des Lois (1748) préconise de diviser le pouvoir pour éviter l'absolutisme : « Pour qu'on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir ». Il s'inspire de Locke (Essai sur le gouvernement civil) et suggère ainsi que chaque fonction doit être remise à un organe indépendant : la puissance législative confiée à deux Chambres, la puissance exécutive au monarque et celle de juger (traditionnellement le fait du roi) à « des personnes tirées du peuple ».
Chacun de ses organes doit pouvoir s'empêcher : le roi dispose d'une « sanction royale » quant aux lois votées par le Parlement, qui lui peut, sanctionner les ministres n'assurant pas correctement son application. Rousseau et son Contrat social (1762) veulent rendre le pouvoir au peuple : les individus ont choisi individuellement de passer un contrat avec leur futur prince pour mieux garantir leur bonheur, ils doivent donc retrouver leur part de souveraineté dans l'exercice du pouvoir même s'ils doivent se plier au fait majoritaire. La loi étant « l'expression de la volonté générale », le suffrage ne peut être qu'universel puisque c'est le peuple assemblée qui vote lui-même les lois. La souveraineté populaire exclut toute idée de représentation car elle serait alors « aliénée ». Devant l'impossibilité pratique de la démocratie totalement directe, Rousseau préconise l'élection de « commissaires » au mandat impératif qui peuvent donc être révoqués. Pour Carré de Malberg le « système de Rousseau livre l'individu à la tyrannie des majorités et à la Terreur ».
Les Lumières vont influencer les bouleversements sociaux et politiques de la Révolution. Le Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers (1722), porté par une bourgeoisie éclairée et avancée, s'attache à la raison, à la nature et à l'esprit critique. Montesquieu et son Esprit des Lois (1748) préconise de diviser le pouvoir pour éviter l'absolutisme : « Pour qu'on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir ». Il s'inspire de Locke (Essai sur le gouvernement civil) et suggère ainsi que chaque fonction doit être remise à un organe indépendant : la puissance législative confiée à deux Chambres, la puissance exécutive au monarque et celle de juger (traditionnellement le fait du roi) à « des personnes tirées du peuple ».
Chacun de ses organes doit pouvoir s'empêcher : le roi dispose d'une « sanction royale » quant aux lois votées par le Parlement, qui lui peut, sanctionner les ministres n'assurant pas correctement son application. Rousseau et son Contrat social (1762) veulent rendre le pouvoir au peuple : les individus ont choisi individuellement de passer un contrat avec leur futur prince pour mieux garantir leur bonheur, ils doivent donc retrouver leur part de souveraineté dans l'exercice du pouvoir même s'ils doivent se plier au fait majoritaire. La loi étant « l'expression de la volonté générale », le suffrage ne peut être qu'universel puisque c'est le peuple assemblée qui vote lui-même les lois. La souveraineté populaire exclut toute idée de représentation car elle serait alors « aliénée ». Devant l'impossibilité pratique de la démocratie totalement directe, Rousseau préconise l'élection de « commissaires » au mandat impératif qui peuvent donc être révoqués. Pour Carré de Malberg le « système de Rousseau livre l'individu à la tyrannie des majorités et à la Terreur ».
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