La règle de raison et le droit communautaire de la concurrence, inelegantia juris ?

Date de publication :

10/09/2008

Langue :

Français

Format :

.doc

Nombre de pages :

16 pages

Niveau :

expert

Consulté :

1 fois

Avis client :

non évalué

Validé par :

le comité Oboulo.com

Sommaire :

 
 

Sommaire La règle de raison et le droit communautaire de la concurrence, inelegantia juris ? Sommaire

 
  1. Une application prudente de la règle de raison en droit communautaire de la concurrence
    1. L'introduction de la règle de raison en droit communautaire de la concurrence
    2. La méthode du juge communautaire
  2. La remise en cause de la règle
    1. L'appréciation de la règle de raison au regard de l'article 81 CE
    2. Quid de la reconnaissance actuelle de la règle de raison ?

Résumé :

Parmi les méthodes d'identification des restrictions de concurrence, la théorie de la règle de raison constitue l'une des plus controversées dans son acceptation et sa reconnaissance effective par les autorités communautaires. Perçue comme visant à atténuer la restriction de concurrence, cette règle, dont les prémisses originelles et originaires s'inscrivent dans le droit anglo-saxon (et plus particulièrement américain) de la concurrence, a fait l'objet d'une transcription prudente et spécifique à la matière concurrentielle communautaire.
Selon la Section 1 du Sherman Act de 1890, toute restriction de concurrence est rigoureusement condamnée, ceci d'autant qu'aucune exemption la tempérant n'est prévue. Cependant, dès 1898, dans une affaire U.S. v. Joint Trafic Association, la Cour Suprême américaine, consciente des répercussions d'une application littérale de la Section 1 pour l'économie, a soustrait à cette emprise les conventions dont l'objet est davantage de promouvoir la concurrence que de la restreindre. Ainsi, l'interprétation « raisonnable » de l'interdiction s'est développée dans deux sens.
Tout d'abord, par le biais des restrictions accessoires : les restrictions de concurrence qui sont nécessaires à la réalisation d'une convention elle-même licite sont à regarder comme raisonnable et échappent à l'interdiction de la Section 1 du Sherman Act (affaire Adyson Pipe & Steel Co., 1898). Selon le juge Taft, une restriction contractuelle est légale lorsque « la clause qui la contient est simplement accessoire par rapport à l'objectif principal d'un contrat qui est lui-même légal et qu'elle est nécessaire pour garantir au créancier de l'obligation la jouissance des fruits légitimes du contrat » (également, affaire Whitwall v. Continental Tobacco, 1903).

Dernières nouveautés dans la catégorie : Droit de la concurrence

Les plus consultés sur 30 jours en : Droit de la concurrence

1
 
Service public et droit de la concurrence, un impossible mariage ?

Exposé  |  12/04/2009   |  fr  |  .doc  |  2 pages

2
 
Les limites du principe de la liberté du commerce et de l'industrie

Exposé  |  23/03/2006   |  fr  |  .doc  |  6 pages

3
 
Chambre sociale de la Cour de cassation, 8 juillet 1992 - extension du rôle et des moyens donnés aux associations

Commentaire d'arrêt  |  08/01/2009   |  fr  |  .doc  |  4 pages

4
 
Chambre commerciale de la Cour de cassation, 29 janvier 2002 : les primes autopayantes

Commentaire d'arrêt  |  17/03/2009   |  fr  |  .doc  |  4 pages

Du même auteur : Droit de la concurrence

1
 
Actions de groupe et pratiques anticoncurrentielles : perspectives d'évolution au Royaume-Uni

Exposé  |  10/09/2008   |  fr  |  .doc  |  9 pages

A propos de l'auteur :

pencil image Romain G. Juriste
Niveau :Expert Etude suivie : Droit autres branches Ecole, université : AIX MARSEILLE III