Réinvention de la tradition et domestication de la modernité démocratique
Date de publication :
11/03/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
29 pages
Sommaire :
Sommaire
- Introduction
- Présentation introductive des cas d'étude
- Réflexions sur les enjeux de la question, dans le contexte d'une Afrique en voie de démocratisation et de modernisation
- Plan
- La tradition, un enjeu dans la conquête et le maintien du pouvoir
- Réappropriation et réinvention de la tradition, au travers du paradigme du « chef autoritaire »
- Rejet ou Appropriation de la tradition, enjeu dans la conquête du pouvoir, par les partis politiques, groupements politiques, et autorités traditionnelles
- La mise en scène de la tradition par les autorités politiques
- La mise en scène du pouvoir comme pouvoir traditionnel, dans le Zaïre de Mobutu
- La mise en scène du pouvoir au Mozambique
- Réflexions conclusives : « le pouvoir sur scène »
- La tradition, une voie de surgissement de la « modernité démocratique »
- « La tradition africaine démocratique », au c'ur du débat sur la culture et la démocratie
- Les chefs traditionnels, intermédiaires dans le processus de domestication de la modernité démocratique au Mozambique
- Réflexions conclusives : le retour de la tradition, voie de la domestication démocratique
Résumé :
L'analyse des termes du sujet est une étape préliminaire essentielle. D'où, cet avant-propos, visant à poser de manière préalable les enjeux du sujet.
D'emblé, l'opposition sémantique entre la tradition et la modernité, une des dichotomies les plus tenaces dans l'analyse des sciences sociales, surgit à notre esprit. Néanmoins, nous sommes vite amenés à dépasser cette contradiction, dans la mesure où l'idée d'une « réinvention de la tradition » nous incite à ne pas considérer « la tradition », dans une perspective atemporelle. La tradition ou plutôt les traditions ne sont pas fixes, mais sont en constante mutation, renouvellement. Elles intègrent et assimilent la nouveauté. La réinvention de la tradition par l'intégration de la modernité apparaît donc comme une condition de son appropriation. La modernité est domestiquée, grâce son assimilation par la tradition. Ainsi, sous le masque de la tradition, la modernité emprunte des voies dérobées. Apportons une précision sur le sens que l'on donne à la notion de « modernité démocratique ». C'est une notion fortement connotée pour laquelle nous souhaiterions préciser le sens. Le principal écueil est de considérer la modernité de manière unilatérale, selon une conception « occidentalo-centrée ». Pour l'éviter, ma mise en miroir des discours sur « la modernité politique » est nécessaire. Dès lors, nous constatons que cette notion peut renvoyer à des appropriations tout à fait subjectives. Néanmoins, force est de reconnaître ici, que la démocratie, au sens où elle s'est imposée et continue de s'imposer en Afrique, répond à des critères occidentaux de pluralisme, de liberté d'expression, de réunion, etc. Pour ce qui est de ce travail, nous montrerons que la modernité doit être liée au processus de démocratisation, qui, certes, n'est nullement continue, ou linéaire, mais est fait de temps d'arrêts, d'avancées et de retour, selon un tracé en zigzag, Finalement, la notion de « domestication » implique de s'interroger sur les modes d'appropriations par les populations de la modernité. Richard Banégas distingue trois modes d'appropriation de cette modernité par la population d'abord par l'appropriation des institutions et des procédures, par l'enrôlement des électeurs dans les codes de conduite de la civilité électorale et d'approvisionnement par les citoyens des détenteurs de l'autorité
D'emblé, l'opposition sémantique entre la tradition et la modernité, une des dichotomies les plus tenaces dans l'analyse des sciences sociales, surgit à notre esprit. Néanmoins, nous sommes vite amenés à dépasser cette contradiction, dans la mesure où l'idée d'une « réinvention de la tradition » nous incite à ne pas considérer « la tradition », dans une perspective atemporelle. La tradition ou plutôt les traditions ne sont pas fixes, mais sont en constante mutation, renouvellement. Elles intègrent et assimilent la nouveauté. La réinvention de la tradition par l'intégration de la modernité apparaît donc comme une condition de son appropriation. La modernité est domestiquée, grâce son assimilation par la tradition. Ainsi, sous le masque de la tradition, la modernité emprunte des voies dérobées. Apportons une précision sur le sens que l'on donne à la notion de « modernité démocratique ». C'est une notion fortement connotée pour laquelle nous souhaiterions préciser le sens. Le principal écueil est de considérer la modernité de manière unilatérale, selon une conception « occidentalo-centrée ». Pour l'éviter, ma mise en miroir des discours sur « la modernité politique » est nécessaire. Dès lors, nous constatons que cette notion peut renvoyer à des appropriations tout à fait subjectives. Néanmoins, force est de reconnaître ici, que la démocratie, au sens où elle s'est imposée et continue de s'imposer en Afrique, répond à des critères occidentaux de pluralisme, de liberté d'expression, de réunion, etc. Pour ce qui est de ce travail, nous montrerons que la modernité doit être liée au processus de démocratisation, qui, certes, n'est nullement continue, ou linéaire, mais est fait de temps d'arrêts, d'avancées et de retour, selon un tracé en zigzag, Finalement, la notion de « domestication » implique de s'interroger sur les modes d'appropriations par les populations de la modernité. Richard Banégas distingue trois modes d'appropriation de cette modernité par la population d'abord par l'appropriation des institutions et des procédures, par l'enrôlement des électeurs dans les codes de conduite de la civilité électorale et d'approvisionnement par les citoyens des détenteurs de l'autorité
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