La relation banques-PME
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mémoire
publié le 16/06/2008
avis client : non évalué
niveau : expert
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Résumé
Les petites et moyennes entreprises (PME) forment la base du tissu économique de la majorité des pays industrialisés. Ce sont elles qui créent le plus d'emplois et qui contribuent le plus à la croissance. Ce rôle des PME dans le développement économique est d'ailleurs de plus en plus manifeste. En dépit du très net mouvement de désintermédiation observé depuis le milieu des années 1980, les intermédiaires financiers continuent de jouer un rôle déterminant dans le financement de l'économie en France par exemple : en 1998, près de 80 % de l'endettement des sociétés et quasi sociétés non financières françaises était ainsi souscrit auprès de tels intermédiaires (établissements de crédit, OPCVM, assurances), dont près de 45 % pour les seuls établissements bancaires. Les crédits bancaires occupent ainsi une place prépondérante dans le financement des sociétés n'ayant pas accès aux marchés financiers, au premier rang desquelles figurent naturellement l'immense majorité des petites et moyennes entreprises (PME).
Les PME se distinguent à bien des égards des grandes entreprises : par leur mode de gestion, leurs relations avec les clients, l'insertion dans leur environnement et bien sûr aussi leurs modes de financement.
Les PME n'ont pas, comme les grandes entreprises, un accès facile aux marchés des capitaux. Elles font dès lors davantage appel aux banques pour couvrir leurs besoins financiers. Celles-ci développent à leur intention une gamme de plus en plus étendue de services qui vont bien au-delà du simple prêt d'argent. Les banques veulent en effet se présenter comme de véritables partenaires de leurs clients, à toutes les étapes de la vie de l'entreprise, que ce soit au moment de sa création, au cours de son développement ou de sa recherche de nouvelles alliances.
Nombreux sont également ceux qui regrettent ce qu'ils perçoivent comme une remise en cause des relations de long terme qui pouvaient, dans le passé, unir une entreprise et sa banque. Ce mémoire tente de rapprocher ce type de discours d'un certain nombre de faits stylisés ainsi que des principaux enseignements de la littérature économique1. Cette dernière s'est abondamment consacrée, non seulement au phénomène de rationnement des emprunteurs comme mode d'équilibre du marché du crédit, mais encore, ces dernières années, à la nature des relations entre les entreprises et les établissements bancaires qui les financent. L'économie industrielle appliquée au secteur bancaire apporte ainsi un éclairage intéressant sur la façon dont les « relations de clientèle » permettent d'accroître la capacité des banques à dégager de l'information sur leurs clients et, ce faisant, à réduire l'asymétrie d'information à l'origine du rationnement des emprunteurs.
L'établissement de telles relations suppose toutefois un effort particulier de la part de la banque en matière de surveillance de ses débiteurs. En l'absence d'un tel effort ou en cas d'effort insuffisant, les prédictions théoriques sont relativement claires : la concurrence sera très vive sur un segment de clientèle (notamment les grandes entreprises et les PME suffisamment importantes pour posséder une notoriété « publique »), la tarification du risque sera inadéquate et, certaines catégories d'entreprises, pourtant solvables, seront écartées du marché du crédit sur le fondement de critères très généraux, tels que celui des effectifs ou du montant du chiffre d'affaires. Les petites entreprises, plus que les autres, pourront alors être «injustement » handicapées dans leur accès aux prêts bancaires.
C'est cette relation entre les banques et les PME que le présent mémoire entend mettre en évidence. Une première partie porte sur les besoins de financement des PME. Sont ensuite traités successivement en deuxième partie les solutions apportées par les banques aux problèmes de financement des PME ainsi que les autres solutions possibles pour les PME. Un lexique en annexe propose par ailleurs une définition des principaux termes techniques utilisés.
Les PME se distinguent à bien des égards des grandes entreprises : par leur mode de gestion, leurs relations avec les clients, l'insertion dans leur environnement et bien sûr aussi leurs modes de financement.
Les PME n'ont pas, comme les grandes entreprises, un accès facile aux marchés des capitaux. Elles font dès lors davantage appel aux banques pour couvrir leurs besoins financiers. Celles-ci développent à leur intention une gamme de plus en plus étendue de services qui vont bien au-delà du simple prêt d'argent. Les banques veulent en effet se présenter comme de véritables partenaires de leurs clients, à toutes les étapes de la vie de l'entreprise, que ce soit au moment de sa création, au cours de son développement ou de sa recherche de nouvelles alliances.
Nombreux sont également ceux qui regrettent ce qu'ils perçoivent comme une remise en cause des relations de long terme qui pouvaient, dans le passé, unir une entreprise et sa banque. Ce mémoire tente de rapprocher ce type de discours d'un certain nombre de faits stylisés ainsi que des principaux enseignements de la littérature économique1. Cette dernière s'est abondamment consacrée, non seulement au phénomène de rationnement des emprunteurs comme mode d'équilibre du marché du crédit, mais encore, ces dernières années, à la nature des relations entre les entreprises et les établissements bancaires qui les financent. L'économie industrielle appliquée au secteur bancaire apporte ainsi un éclairage intéressant sur la façon dont les « relations de clientèle » permettent d'accroître la capacité des banques à dégager de l'information sur leurs clients et, ce faisant, à réduire l'asymétrie d'information à l'origine du rationnement des emprunteurs.
L'établissement de telles relations suppose toutefois un effort particulier de la part de la banque en matière de surveillance de ses débiteurs. En l'absence d'un tel effort ou en cas d'effort insuffisant, les prédictions théoriques sont relativement claires : la concurrence sera très vive sur un segment de clientèle (notamment les grandes entreprises et les PME suffisamment importantes pour posséder une notoriété « publique »), la tarification du risque sera inadéquate et, certaines catégories d'entreprises, pourtant solvables, seront écartées du marché du crédit sur le fondement de critères très généraux, tels que celui des effectifs ou du montant du chiffre d'affaires. Les petites entreprises, plus que les autres, pourront alors être «injustement » handicapées dans leur accès aux prêts bancaires.
C'est cette relation entre les banques et les PME que le présent mémoire entend mettre en évidence. Une première partie porte sur les besoins de financement des PME. Sont ensuite traités successivement en deuxième partie les solutions apportées par les banques aux problèmes de financement des PME ainsi que les autres solutions possibles pour les PME. Un lexique en annexe propose par ailleurs une définition des principaux termes techniques utilisés.
Sommaire
- Le besoin et le financement des P.M.E
- Les besoins de financement des PME
- La Croissance et la fonction d'utilité du propriétaire dirigeant
- L'autofinancement
- La relation banques PME
- L'endettement bancaire et les relations entre P.M.E et BANQUE
- Analyse du risque
- L'ouverture du capital
