Les relations de lusager à lespace
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mémoire
publié le 21/05/2007
avis client : non évalué
niveau : avancé
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Résumé
Depuis toujours lhomme a cherché à avoir un abri, un habitat, que se soit pour se soustraire aux conditions météorologiques et climatiques, pour se protéger des agressions extérieures (animaux, autrui
), ou simplement pour posséder un territoire, un lieu propre à lui.
On remarque, en effet, que des mécanismes dappropriation humaine existaient déjà, il y a 30.000 ans environ, comme par exemple les dessins ou les pictogrammes sur les parois de lhabitat, comme lillustrent les grottes de Lascaux, ou celle de Chauvais, en Ardèche, découverte en 1994.
Pour cette raison, je me suis intéressée aux relations quentretiennent les usagers avec leur habitat, et au rôle que larchitecte peut y jouer.
Lhabiter, lhabitat, nexclut pas toutes les constructions au profit des seuls logements, mais signifie tout espace dans lequel lhomme évolue, tout bâtiment quil fréquente.
On fera la différence entre l'habitation et le logement : le logement est un lieu d'habitation. C'est un local, un appartement ou une maison et plus généralement tout endroit où une ou plusieurs personnes peuvent s'abriter, en particulier pour se détendre, dormir et manger en privé.
Le logement intègre une dimension d'ordre social et affectif. En effet, une adresse, l'adresse du logement, en l'occurrence, concourt à la représentation que l'on se fait d'une personne. De plus, au fil du temps, le logement acquiert une dimension affective de par les souvenirs personnels, familiaux, amicaux, intimes, qui s'y attachent.
Au départ, ce qui mintéressait était le lien entre le projet de larchitecte et lutilisation par lusager dun espace, dun bâtiment. Je souhaitais comprendre pourquoi un lieu nest pas toujours perçu par ses usagers tel que larchitecte aurait voulu.
La question sous-jacente pose la problématique de la culture : doit-on avoir la même culture, les mêmes expériences que larchitecte pour comprendre son uvre ? Doit-on comprendre comment un espace a été conçu pour bien lhabiter ? Doit-on être cultivé pour être un bon utilisateur, pour bien vivre dans un espace, pour bien lappréhender ?
Cela impliquerait-il quil faut avoir été « cultivé » pour pratiquer une église une cathédrale ? Cependant, durant des siècles, les « gens du peuple » qui « habitaient », qui fréquentaient ces édifices de culte, navaient aucune connaissance architecturale, et ne savaient, parfois, même pas lire ! Pourtant, ils avaient un usage juste de ces espaces.
On remarque, en effet, que des mécanismes dappropriation humaine existaient déjà, il y a 30.000 ans environ, comme par exemple les dessins ou les pictogrammes sur les parois de lhabitat, comme lillustrent les grottes de Lascaux, ou celle de Chauvais, en Ardèche, découverte en 1994.
Pour cette raison, je me suis intéressée aux relations quentretiennent les usagers avec leur habitat, et au rôle que larchitecte peut y jouer.
Lhabiter, lhabitat, nexclut pas toutes les constructions au profit des seuls logements, mais signifie tout espace dans lequel lhomme évolue, tout bâtiment quil fréquente.
On fera la différence entre l'habitation et le logement : le logement est un lieu d'habitation. C'est un local, un appartement ou une maison et plus généralement tout endroit où une ou plusieurs personnes peuvent s'abriter, en particulier pour se détendre, dormir et manger en privé.
Le logement intègre une dimension d'ordre social et affectif. En effet, une adresse, l'adresse du logement, en l'occurrence, concourt à la représentation que l'on se fait d'une personne. De plus, au fil du temps, le logement acquiert une dimension affective de par les souvenirs personnels, familiaux, amicaux, intimes, qui s'y attachent.
Au départ, ce qui mintéressait était le lien entre le projet de larchitecte et lutilisation par lusager dun espace, dun bâtiment. Je souhaitais comprendre pourquoi un lieu nest pas toujours perçu par ses usagers tel que larchitecte aurait voulu.
La question sous-jacente pose la problématique de la culture : doit-on avoir la même culture, les mêmes expériences que larchitecte pour comprendre son uvre ? Doit-on comprendre comment un espace a été conçu pour bien lhabiter ? Doit-on être cultivé pour être un bon utilisateur, pour bien vivre dans un espace, pour bien lappréhender ?
Cela impliquerait-il quil faut avoir été « cultivé » pour pratiquer une église une cathédrale ? Cependant, durant des siècles, les « gens du peuple » qui « habitaient », qui fréquentaient ces édifices de culte, navaient aucune connaissance architecturale, et ne savaient, parfois, même pas lire ! Pourtant, ils avaient un usage juste de ces espaces.
Sommaire
- Habiter
- L'habitation comme trait fondamental de la condition humaine
- Le rapport du lieu à l'espace
- L'homme et l'espace
- Le bâtir et l'habiter
- Synthèse
- Habiter en poète
- La poésie et la culture
- Le lecteur comme fantôme de l'écrivain
- Psychologues et psychanalystes, phénoménologues
- Incompatibilité de l'habiter et de la poésie
- La Dimension et l'habitation
- La Dimension et la poésie
- Habitation et poésie, solidaires l'une de l'autre
- Apprendre
- L'Arlequin
- Droitier, gaucher
- L'espace du milieu
- La question du sens
