Les représentations sociales de lenvironnement chez les écoliers de terminale et les étudiants de première année des écoles supérieures et universités de Port-au-Prince. Le cas des déchets ménagers et leur élimination
Date de publication :
20/09/2006
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
51 pages
Sommaire :
Sommaire
- Revue bibliographique.
- La représentation sociale (un concept emprunté à la psychologie sociale).
- Aspects théoriques des représentations sociales.
- Les mécanismes d'élaboration et de fonctionnement d'une représentation sociale.
- Aspects méthodologiques.
- Conclusion (sur les représentations sociales).
- Les déchets ménagers vus par la sociologie.
- Les déchets ménagers dans la littérature de jeunesse.
- Etat des lieux sur les déchets en Haïti.
- Situation des déchets à Port-au-Prince.
- Descriptif des déchets ménagers.
- Méthodologie.
- Le recueil des informations.
- Modalités de l'enquête et population étudiée.
- Le traitement informatique.
- Résultats et discussion.
- Définition et caractéristiques de l'environnement chez les répondants.
- Un capital à protéger.
- Les représentations des déchets ménagers.
- L'élimination des déchets.
- La prise en compte des représentations dans la formation des jeunes.
Résumé :
La ville de port-au-prince offre aux visiteurs des réalités décevantes. On observe, en effet, ici et là un développement de quartiers entiers exclus des services urbains de base comme l'adduction d'eau, l'assainissement et la collecte des ordures ménagères; un paysage urbain marqué par des tas de détritus et un cadre de vie insalubre. Sur le plan environnemental donc, les résolutions de la conférence de Kyoto (fin 1997) ont peu d'impacts sur nos habitudes de consommation et nos pratiques. Cette conférence a, cependant favorisé l'émergence de nouvelles préoccupations dans nos discours, notamment des préoccupations environnementales.
Justement, au coeur de ces préoccupations "environnementales", il y a les déchets ménagers dont l'image ambiguë peut expliquer une quasi absence en sciences sociales. Comme l'écrit Jean Gouhier: "Le terme exprime d'abord une dépréciation réelle et constatée: il n'a plus de fonction affectée et par conséquent plus d'ancrage social". En outre, on ajoute des torts à son inutilité, il est gênant parce qu'il encombre et parce qu'il témoigne d'un refus. Il faut donc l'éloigner, le mettre en marge. Enfin pour mieux fonder son exclusion, on lui attribue une nuisance plus ou moins fondée. Cette nuisance résulte du dégoût, de la puantueur, de l'impureté. Il paraît nécessaire de"le dissimuler, de l'enfouir, de l'éliminer" (Gouhier, 1984). Ce contenu péjoratif s'est consolidé dans le vocabulaire de l'insulte. L'ordure est, en effet, l'un des superlatifs du mépris. Il s'est ainsi créé une "démarcation" entre la représentation sociale du déchet et la gravité du problème environnemental qu'il pose, avec sans doute pour conséquence, le faible investissement des sciences sociales dans l'étude des déchets.
" L'Enseignement des Sciences de l'environnement devant être donné en classe terminale pluridisciplinaire, a pour objectif central d'ouvrir la culture des écoliers sur un ordre de réalités et de réflexions que leurs études antérieures ne leur ont permis d'aborder que de façon sommaire et de les mettre en mesure de mieux comprendre le milieu dans lequel ils vivent ". Le programme de terminale insiste donc beaucoup sur l'ancrage de la discipline dans la réalité environnementale dans laquelle nous vivons. Savoir s'interroger sur le milieu dans lequel nous vivons est un enjeu majeur dans notre société.
En général, l'élaboration et l'administration d'un questionnaire peut être vécu comme un moment fort dans le déroulement de l'année scolaire d'un écolier. Elle peut favoriser l'implication, le sentiment d'appartenance et l'intégration des élèves dans l'école. Sans doute, le choix du thème " l'élimination des déchets ménagers " permettra de créer un espace de discussion propice au débat.
Justement, au coeur de ces préoccupations "environnementales", il y a les déchets ménagers dont l'image ambiguë peut expliquer une quasi absence en sciences sociales. Comme l'écrit Jean Gouhier: "Le terme exprime d'abord une dépréciation réelle et constatée: il n'a plus de fonction affectée et par conséquent plus d'ancrage social". En outre, on ajoute des torts à son inutilité, il est gênant parce qu'il encombre et parce qu'il témoigne d'un refus. Il faut donc l'éloigner, le mettre en marge. Enfin pour mieux fonder son exclusion, on lui attribue une nuisance plus ou moins fondée. Cette nuisance résulte du dégoût, de la puantueur, de l'impureté. Il paraît nécessaire de"le dissimuler, de l'enfouir, de l'éliminer" (Gouhier, 1984). Ce contenu péjoratif s'est consolidé dans le vocabulaire de l'insulte. L'ordure est, en effet, l'un des superlatifs du mépris. Il s'est ainsi créé une "démarcation" entre la représentation sociale du déchet et la gravité du problème environnemental qu'il pose, avec sans doute pour conséquence, le faible investissement des sciences sociales dans l'étude des déchets.
" L'Enseignement des Sciences de l'environnement devant être donné en classe terminale pluridisciplinaire, a pour objectif central d'ouvrir la culture des écoliers sur un ordre de réalités et de réflexions que leurs études antérieures ne leur ont permis d'aborder que de façon sommaire et de les mettre en mesure de mieux comprendre le milieu dans lequel ils vivent ". Le programme de terminale insiste donc beaucoup sur l'ancrage de la discipline dans la réalité environnementale dans laquelle nous vivons. Savoir s'interroger sur le milieu dans lequel nous vivons est un enjeu majeur dans notre société.
En général, l'élaboration et l'administration d'un questionnaire peut être vécu comme un moment fort dans le déroulement de l'année scolaire d'un écolier. Elle peut favoriser l'implication, le sentiment d'appartenance et l'intégration des élèves dans l'école. Sans doute, le choix du thème " l'élimination des déchets ménagers " permettra de créer un espace de discussion propice au débat.
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