Respecter lautre, est-ce respecter en lui la personne humaine ?
Date de publication :
17/08/2006
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
3 pages
Sommaire :
Sommaire
- Il existe deux sortes de respects, à savoir d'une part des 'grandeurs d'établissement' (comme la noblesse), d'autre part des 'grandeurs naturelles'
- Ne puis-je pas respecter l'autre non pour lui-même mais par respect pour la loi positive, soit par libre acceptation de cette loi, soit par crainte de ces rigueurs ?
- On ne saurait respecter en autrui autre chose que la personne humaine : nulle de ses qualités, nulle grandeur en lui, conventionnelle ou naturelle, ne mérite notre respect, mais seulement notre admiration
Résumé :
Spontanément, chacun d'entre nous veut être respecté par autrui, et inversement, les autres désirent que nous les respections. Le respect apparaît ainsi comme une exigence essentielle de la vie en société.
Pourtant le respect n'exclut nullement la critique, voire le combat contre autrui, combat de ses actes comme de ses idées ; bien plus, on peut considérer que l'homme qui nous paraît le plus méprisable, celui chez qui nous ne trouverions aucune qualité, est en droit, devant la loi positive comme devant la loi morale, d'exiger de nous un certain respect. Mais alors à quoi s'adresse un tel respect ? Ne serait-ce pas uniquement à la personne humaine qu'est l'autre ? C'est ce qu'il nous faut examiner.
Le respect se définit comme un « sentiment qui porte à accorder à quelqu'un une considération admirative, en raison de la valeur qu'on lui reconnaît, et à se conduire envers lui avec réserve et retenue, par une contrainte acceptée » (Petit Robert). La question est de savoir quelle est cette « valeur » que l'on reconnaît dans la personne que l'on respecte, et de quelle sorte est cette reconnaissance, qui sera très différente selon qu'elle est spontanée ou forcée.
Comme l'a montré Pascal, il existe deux sortes de respects, correspondant aux deux sortes de valeurs que nous respectons en autrui, à savoir d'une part des « grandeurs d'établissement » (comme la noblesse), qui sont des grandeurs sociales artificielles et conventionnelles en ce sens qu'elles dépendent de la volonté des hommes et que cette volonté des hommes ne se fonde pas sur des raisons objectives ; d'autre part des « grandeurs naturelles » qui, elles, contrairement aux précédentes, ne sont pas arbitraires, mais ont une valeur universellement reconnue dans la mesure où elles constituent des qualités objectives de l'individu, telles que l'intelligence, la science, la vertu, la santé, la force. On distingue alors les deux types de respect leur correspondant.
Pourtant le respect n'exclut nullement la critique, voire le combat contre autrui, combat de ses actes comme de ses idées ; bien plus, on peut considérer que l'homme qui nous paraît le plus méprisable, celui chez qui nous ne trouverions aucune qualité, est en droit, devant la loi positive comme devant la loi morale, d'exiger de nous un certain respect. Mais alors à quoi s'adresse un tel respect ? Ne serait-ce pas uniquement à la personne humaine qu'est l'autre ? C'est ce qu'il nous faut examiner.
Le respect se définit comme un « sentiment qui porte à accorder à quelqu'un une considération admirative, en raison de la valeur qu'on lui reconnaît, et à se conduire envers lui avec réserve et retenue, par une contrainte acceptée » (Petit Robert). La question est de savoir quelle est cette « valeur » que l'on reconnaît dans la personne que l'on respecte, et de quelle sorte est cette reconnaissance, qui sera très différente selon qu'elle est spontanée ou forcée.
Comme l'a montré Pascal, il existe deux sortes de respects, correspondant aux deux sortes de valeurs que nous respectons en autrui, à savoir d'une part des « grandeurs d'établissement » (comme la noblesse), qui sont des grandeurs sociales artificielles et conventionnelles en ce sens qu'elles dépendent de la volonté des hommes et que cette volonté des hommes ne se fonde pas sur des raisons objectives ; d'autre part des « grandeurs naturelles » qui, elles, contrairement aux précédentes, ne sont pas arbitraires, mais ont une valeur universellement reconnue dans la mesure où elles constituent des qualités objectives de l'individu, telles que l'intelligence, la science, la vertu, la santé, la force. On distingue alors les deux types de respect leur correspondant.
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