La responsabilité de l’Etat du fait des lois

Date de publication :

10/05/2008

Langue :

Français

Format :

.doc

Nombre de pages :

8 pages

Niveau :

avancé

Consulté :

16 fois

Avis client :

non évalué

Validé par :

le comité Oboulo.com

Sommaire :

 
 

Sommaire La responsabilité de l’Etat du fait des lois Sommaire

 
  1. Reconnaissance de la responsabilité sans faute de l'Etat du fait des lois nationales
    1. Interprétation de la volonté du législateur et remise en cause de l'intérêt général
    2. Conditions de la mise en 'uvre de la responsabilité
  2. Vers une reconnaissance de responsabilité pour faute du fait du droit communautaire et des conventions internationales
    1. Reconnaissance de la responsabilité sans faute de l'Etat
    2. Evolution vers la reconnaissance d'une responsabilité pour faute ?

Résumé :

La loi, si elle vise toujours le bon fonctionnement de la société, ne peut malgré tout pas toujours être bénéfique pour tous. Le législateur dans l'exercice de ses compétences entraîne nécessairement des conséquences néfastes, voire des dommages pour certains. Sur cette constatation, l'etat ne peut ignorer toutes les conséquences de l'action du législateur. Il se doit, en tant que responsable de cette action, de prendre en compte les requêtes des personnes s'estimant préjudiciés du fait de la loi.
Cependant, en réalité, l'etat a très longtemps refusé d'être tenu pour responsable du fait des lois. Ce refus a toujours été basé sur la dimension générale et impersonnelle de la loi. Cela rendait la spécialisation des dommages impossible : la loi était considérée comme n'étant pas susceptible de causer des dommages à un particulier. L'autre conséquence du refus de la responsabilité de l'etat était que le législateur, s'il avait souhaité indemniser des dommages éventuels, aurait prévu l'indemnisation de ces dommages dans le texte même de la loi. Celle-ci étant générale et impersonnelle le juge se refusait à l'interpréter et donc se tenait à appliquer la lettre uniquement. C'est en 1938 que l'etat a dû commencer à engager sa responsabilité du fait des lois.
En tout état de cause on ne peut imaginer autre personne pouvant être tenue pour responsable du fait des lois. L'etat doit en effet veiller à certains principes essentiels à son fonctionnement. L'un de ces principes est l'égalité des citoyens devant les charges publiques. Cette égalité, fondement de la démocratie doit être prioritairement respectée et imposée par l'etat lui-même. C'est pour cette raison que l'etat doit seul être tenu pour responsable du fait des lois, dans l'hypothèseothèse où l'égalité des citoyens devant les charges publiques serait rompue. D'autre part, l'etat étant l'organe administratif par excellence, tous recours contre lui, et plus précisément tout requête engageant sa responsabilité du fait des lois doit être exercée devant les juridictions administratives qui décident seules de la responsabilité de sa responsabilité (parallèlement, le juge judiciaire tranche les conflits de responsabilité entre personnes privées dans le cadre du droit commun). En conséquence, tout individu, personne physique ou personne morale, s'estimant victime d'un préjudice dû à la loi, peut effectuer un recours devant les tribunaux administratifs. Si le juge le décide, la responsabilité de l'etat est alors mise en oeuvre et celui-ci doit réparer, financièrement, le préjudice subi par le requérant. La responsabilité de l'etat du fait des lois s'applique dans le domaine de la loi nationale. Mais récemment le juge administratif et le juge communautaire, avec l'insertion du droit communautaire dans le droit français, ont admis que le domaine d'application de la responsabilité de l'etat s'étend au droit communautaire. Plus récemment encore, le droit international a pu rendre l'etat responsable de son fait. Ainsi, la responsabilité de l'etat du fait des lois évolue sans cesse et son régime se modifie nécessairement avec le temps. Il est donc pertinent de tenter de comprendre cette évolution dès le départ, le fondement de cette responsabilité, sa mise en oeuvre, pour comprendre sa portée. On doit donc se demander dans quelle mesure le juge administratif et aujourd'hui le juge communautaire rendent l'etat responsable du fait des lois, tant au niveau national que communautaire et international. Dans cet objectif de compréhension, nous verrons la reconnaissance de la responsabilité de l'etat du fait des lois et son caractère non fautif (I). Puis nous tenterons de voir comment et dans quelle mesure la responsabilité pour faute de l'etat du fait des lois est aujourd'hui reconnue du fait du droit communautaire et du droit international (II).

Voir docs similaires : Droit international

1
 
La responsabilité pénale des titulaires de l'exécutif

Exposé  |  30/05/2007   |  fr  |  .doc  |  4 pages

2
 
Faute lourde et faute simple

Fiche  |  05/06/2007   |  fr  |  .doc  |  3 pages

3
 
L'exécution des lois de finances

Exposé  |  07/09/2007   |  fr  |  .doc  |  8 pages

4
 
Le juge judiciaire et l'administration

Exposé  |  10/05/2002   |  fr  |  .doc  |  5 pages

5
 
Le Conseil d'Etat : 1940-1944

Exposé  |  08/03/2003   |  fr  |  .doc  |  9 pages

Dernières nouveautés dans la catégorie : Droit international

1
 
La crise en Côte d'Ivoire, l'Organisation des Nations Unies et l'Etat français

Étude de cas  |  05/11/2009   |  fr  |  .doc  |  11 pages

2
 
Les « Failed States »

Fiche  |  31/10/2009   |  fr  |  .doc  |  3 pages

3
 
El campo de Guantánamo

Exposé  |  28/10/2009   |  fr  |  .doc  |  7 pages

5
 
La protection des libertés par le juge interne sur la base des conventions internationales

Exposé  |  27/10/2009   |  fr  |  .doc  |  14 pages

Les plus consultés sur 30 jours en : Droit international

1
 
Cas pratique de droit international privé : l'ordre public

Exposé  |  13/02/2009   |  fr  |  .doc  |  5 pages

2
 
Cas pratique de droit international privé : l'office du juge

Exposé  |  13/02/2009   |  fr  |  .doc  |  4 pages

3
 
Cas pratique de droit international privé : la compétence internationale du juge français

Étude de cas  |  13/02/2009   |  fr  |  .doc  |  5 pages

4
 
5
 
Cour d'appel de Paris, 13 juin 1814 - la loi française et les étrangers résidant en France

Commentaire d'arrêt  |  24/02/2009   |  fr  |  .rtf  |  6 pages

A propos de l'auteur :

pencil image Clémence R. étudiante
Niveau :Avancé Etude suivie : Droit international Ecole, université : Université Robert Schuman. Strasbourg III.

Du même auteur :

Mariage et nationalité

Exposé  |  30/03/2009  |  fr  |  .doc  |  5 pages

Le divorce international

Exposé  |  24/12/2008  |  fr  |  .doc  |  6 pages

Le sexe et le mariage

Exposé  |  23/05/2008  |  fr  |  .doc  |  4 pages