La responsabilité personnelle des dirigeants sociaux

Date de publication :

11/12/2008

Langue :

Français

Format :

.doc

Nombre de pages :

6 pages

Niveau :

avancé

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Sommaire :

 
 

Sommaire La responsabilité personnelle des dirigeants sociaux Sommaire

 
  1. L'accentuation nuancée de la responsabilité personnelle des dirigeants envers les tiers
    1. Une définition progressive de la mise en oeuvre de la responsabilité civile du dirigeant
    2. La responsabilité pénale du dirigeant facilitée par des modalités de mise en oeuvre diverses
  2. Le renforcement de la responsabilité personnelle des dirigeants envers la société et ses associés
    1. Des conditions de fond précises pour déclencher l'action en responsabilité
    2. Des modalités variées de mise en oeuvre de cette responsabilité

Résumé :

« L'homme, étant condamné à être libre, porte le poids du monde entier sur ses épaules: il est responsable du monde et de lui-même ». Cette phrase de J.-P. SARTRE, extraite de L'Être et le Néant (1943), met en lumière l'importance de la notion de responsabilité dans la société en tant que régulateur des relations sociales. Elle trouve une concrétisation de premier ordre en droit dans l'institution juridique de la responsabilité. Ce mécanisme peut se définir lato sensu comme l'obligation incombant à l'auteur d'un dommage de réparer le préjudice subi par la victime. Depuis une quinzaine d'années, ce concept a rencontré une résonance particulière en droit des sociétés à cause de la tendance visant à introduire plus de transparence dans le fonctionnement des sociétés, notamment en ouvrant la possibilité aux associés d'engager la responsabilité des dirigeants en cas de fautes, manquements ou infractions constatés. Outre l'influence du principe du gouvernement d'entreprise, les scandales financiers de ces dernières années impliquant de grandes sociétés cotées américaines ou françaises telles que Enron ou Vivendi ont plaidé pour une plus étroite surveillance des dirigeants et pour des possibilités élargies de saisine du juge à des fins d'action en responsabilité.

Si l'on affirme souvent que, dans une société, le pouvoir revient aux associés, il n'en demeure pas moins qu'il est, au quotidien, détenu par les dirigeants sociaux qui ont vocation à représenter la société à l'égard des tiers. Leur mission est d'autant plus importante qu'une société est vaste et que l'actionnariat est dispersé. Ce sont alors les dirigeants qui assument la majeure partie de la gestion de la société. Dans ces conditions, la question de leur responsabilité personnelle se pose très clairement. Sous le terme de « dirigeants sociaux », il convient ici d'entendre les personnes qui ont le pouvoir de gérer, d'administrer, de diriger ou de représenter un groupement doté ou non de la personnalité morale; ce peut donc être tout aussi bien le mandataire social auquel les associés ou actionnaires ont confié la direction de la société dans les conditions légales que le dirigeant de fait qui s'est comporté comme tel. Il faut d'abord écarter du sujet la responsabilité civile et pénale de la société, en tant que personne morale, qui peut être engagée par les actes commis par les dirigeants sociaux dans les conditions de droit commun. Si l'on se concentre sur la responsabilité personnelle des dirigeants, il est alors envisageable qu'elle soit recherchée sur les terrains civil et pénal. Cette responsabilité personnelle peut porter sur des actes commis par les dirigeants à la fois au nom de la personne morale - on parle de responsabilité envers les tiers- ou lésant plus directement l'intérêt social, c'est-à-dire le cas de la responsabilité envers la société et les associés.

Face à ces considérations, et notamment au vu de la tendance du droit des sociétés vers l'élargissement des cas où les dirigeants doivent répondre de leurs actes, l'enjeu est donc d'analyser dans quelle mesure la responsabilité personnelle des dirigeants sociaux a été accentuée par la facilitation de sa mise en oeuvre. Il s'agit donc moins de s'interroger sur la responsabilité des dirigeants sociaux en général que d'envisager la question de sa mise en oeuvre.

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A propos de l'auteur :

pencil image Justine F. étudiante
Niveau :Avancé Etude suivie : Droit européen Ecole, université : Université Rennes I / Ecole Normale Supérieure de Cachan

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