Les risques des marchés internationaux de capitaux peuvent-ils être maîtrisés sans perdre les avantages de la globalisation financière?
Date de publication :
03/03/1999
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
8 pages
Sommaire :
Sommaire
- L'Autorégulation des Risques par le Marché devrait, en réalité, Permettre de limiter Tout Risque de Crise financière?
- Développement du marché du risque et autorégulation : l'efficacité avec la stabilité ?
- Quelle gestion micro-économique des risques financiers ?
- ... Mais, face aux faiblesses des mécanismes autorégulateurs, un besoin croissant de Réglementation Internationale se fait sentir pour maîtriser les Risques de Marchés
- La réglementation internationale : une voie encore insuffisamment explorée pour gérer les risques des marchés financiers
- L'international vs le transnational : quelle marge de man'uvre ?
Résumé :
Le 1er septembre 1998, pour ne prendre qu'un exemple récent, eurent lieu en Europe (Francfort, Zurich, Londres et Madrid notamment) des séances de folie boursière après la baisse de 500 points à Wall Street la veille : depuis son niveau record du 17 juillet, l'indice Dow Jones avait perdu près de 1/5 de sa valeur et avait effacé tous les gains obtenus depuis le début de l'année. L'ampleur de la globalisation financière a ainsi suscité des inquiétudes légitimes : l'exceptionnelle croissance des flux transnationaux, depuis le milieu des années 1980 (libération du mouvement des capitaux, big bang des places financières, etc.), met, en effet, l'Etat dans une position de retrait, du fait de la montée de l'interdépendance mondiale. Face à celle-ci & à la crainte d'une crise systémique, on peut, dès lors, se demander si les risques des marchés internationaux de capitaux peuvent ou non être maîtrisés.
Avant toute chose, il convient cependant d'identifier ce que l'on entend par " marchés internationaux de capitaux ", tellement ceux-ci sont diversifiés : il convient ainsi de distinguer les Bourses, où s'échangent les capitaux à long terme (i.e. les investissements), du marché monétaire, où s'échangent les capitaux à court terme, du marché des changes, où s'effectuent les opérations de changes, des marchés dérivés, où s'échangent des risques, des euromarchés où s'effectuent des opérations de prêts et d'emprunts libellés en devises, ou encore du marché d'occasion des créances, où s'échangent des titres de créances. Grâce, à cette typologie, nous sommes mieux à même de comprendre les canaux de transmission des risques depuis la sphère financière jusqu'à la sphère réelle : une crise financière, même d'origine étrangère, peut atteindre, via les taux d'intérêts, les investissements et donc les possibilités de croissance d'un pays, par simple contagion. Passant donc d'une " économie d'endettement " (auprès des banques) à une " économie de marchés financiers " (Hicks), les économies nationales sont ainsi de plus en plus soumises à ce que l'on appelle le " risque de marché " (compris comme la probabilité d'une dépréciation durable de la valeur des actifs). Le tout est alors de savoir si, pour maîtriser les risques inhérents à ce processus, on doit laisser les établissements financiers s'autoréguler ou si, plutôt, les autorités publiques devraient renforcer la surveillance des marchés au moyen de réglementations internationales. Est-il possible, en outre, de maîtriser les risques des marchés internationaux de capitaux sans perdre les avantages de la globalisation financière ? Il s'agira aussi de se demander si le " risque de marché " est ici la seule cible des éventuelles réglementations.
Avant toute chose, il convient cependant d'identifier ce que l'on entend par " marchés internationaux de capitaux ", tellement ceux-ci sont diversifiés : il convient ainsi de distinguer les Bourses, où s'échangent les capitaux à long terme (i.e. les investissements), du marché monétaire, où s'échangent les capitaux à court terme, du marché des changes, où s'effectuent les opérations de changes, des marchés dérivés, où s'échangent des risques, des euromarchés où s'effectuent des opérations de prêts et d'emprunts libellés en devises, ou encore du marché d'occasion des créances, où s'échangent des titres de créances. Grâce, à cette typologie, nous sommes mieux à même de comprendre les canaux de transmission des risques depuis la sphère financière jusqu'à la sphère réelle : une crise financière, même d'origine étrangère, peut atteindre, via les taux d'intérêts, les investissements et donc les possibilités de croissance d'un pays, par simple contagion. Passant donc d'une " économie d'endettement " (auprès des banques) à une " économie de marchés financiers " (Hicks), les économies nationales sont ainsi de plus en plus soumises à ce que l'on appelle le " risque de marché " (compris comme la probabilité d'une dépréciation durable de la valeur des actifs). Le tout est alors de savoir si, pour maîtriser les risques inhérents à ce processus, on doit laisser les établissements financiers s'autoréguler ou si, plutôt, les autorités publiques devraient renforcer la surveillance des marchés au moyen de réglementations internationales. Est-il possible, en outre, de maîtriser les risques des marchés internationaux de capitaux sans perdre les avantages de la globalisation financière ? Il s'agira aussi de se demander si le " risque de marché " est ici la seule cible des éventuelles réglementations.
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