Robert Brasillach : un intellectuel dans la collaboration
Date de publication :
13/01/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
12 pages
Sommaire :
Sommaire
- L'engagement de l'homme dans la collaboration
- Une trajectoire biographique qui s'imbrique dans un contexte historique particulier
- Quels éléments de l'idéologie fasciste attirent Robert Brasillach dans la collaboration avec l'ennemi ?
- L'engagement du talent littéraire de Robert Brasillach dans la collaboration
- Les supports de propagande nazie
- Le talent d'écrivain et de journaliste de Robert Brasillach au service de la collaboration
- Son procès pour « intelligence avec l'ennemi » et sa responsabilité dans la collaboration
Résumé :
On a coutume de citer robert brasillach parmi les plus illustres intellectuels collaborationnistes de la Seconde Guerre mondiale. Avant toute chose, interrogeons nous sur la définition d'un « intellectuel ». Même si le mot en lui même voit le jour bien avant, c'est l'Affaire Dreyfus, qui divise l'opinion en profondeur au cours de l'année 1898, qui officialise l'usage commun du terme. En effet, le tournant du siècle a vu l'apparition de l'intellectuel moderne et la mise en oeuvre de nouveaux moyens d'expression, qui vont du manifeste collectif à la constitution de ligues militantes, en passant par un usage intensif des médias modernes. Un intellectuel, c'est une personne qui, par une activité de l'esprit (arts, sciences, littérature, philosophie), entend proposer à la société toute entière (donc de manière universelle) une analyse, une direction, une morale. Ce sont des individus « engagés » dans l'action politique ; c'est cette notion d'engagement qui a fini par être le critère permettant d'attribuer au savant, à l'écrivain, à l'artiste la qualification d'intellectuel. Ce dernier défend des principes, des idées, une morale, souvent de manière très passionnée. C'est ce que leur reproche Julien Benda dans un livre fondateur, La Trahison des clercs (1927), qui considère qu'en mettant leur notoriété au service de leurs passions politiques particulières, les clercs, entendons les intellectuels, s'éloignent de leur noble mission, qui est de défendre les valeurs universelles, et la raison. « Notre siècle aura été proprement le siècle de l'organisation intellectuelle des haines politiques ». Ces « clercs de forum » comme il les appelle, oublient la cause abstraite et désintéressée de l'universel pour « le culte du particulier », les passions « de race » (antisémitisme, xénophobie, nationalisme juif) et les passions nationales (nationalisme, militarisme ...). Au début des années Trente en France, dans un contexte de crises économique, politique et sociale qui succède à une période de Belle Epoque, les intellectuels de droite cherchent à faire entendre leur désarroi auprès de tous les français. En Juin 1940, lorsque la France est définitivement vaincue par l'armée allemande, ils sont mus par une immense déception et accusent la « molle démocratie » d'être à l'origine de tous les maux. Ainsi, il n'est pour eux, qu'une seule solution : s'engager ardemment dans la collaboration aux côtés du Maréchal Pétain, qui prend les pleins pouvoirs le 16 Juin 1940.
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