Un roi sans divertissement, Jean Giono
Date de publication :
27/08/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
3 pages
Sommaire :
Sommaire
- Présentation de l''uvre et du thème
- « Parlons en peintre » : les formes et les couleurs dans l''uvre
Résumé :
Un roi sans divertissement c'est d'abord l'histoire du policier Langlois, qui au fil des pages se découvre un penchant pour le sang et se tue. C'est donc une histoire bien singulière, étrange, que nous relate cette chronique. Comparable à un fait divers relaté par un narrateur externe, elle laisse entrevoir une psychologie confuse et compliquée, celle de Langlois. Le lecteur ne peut la saisir que grâce à ce que giono en laisse voir, et ce que « les vieillards qui savaient vieillir » ou encore le personnage de Saucisse en disent. Langlois apparaît tantôt sympathique, tantôt fermé ; tantôt respectueux, tantôt insultant, si bien que le lecteur au final ne peut pas avoir saisi tout ce qu'il faudrait et que ce suicide arrive de façon un peu brusque. De même l'enchevêtrement des trois histoires (celle de M.V., du loup et de Langlois), apparemment sans lien entre elles, laisse le lecteur perplexe.
La référence évidente à Pascal aidant (« Un roi sans divertissement est un homme plein de misère » Les Pensées), le lecteur peut voir dans un roi sans divertissement une sorte de conte philosophique. La première interprétation que l'on aurait tendance à donner serait donc pascalienne : le divertissement par le meurtre est « monstrueux ». C'est ce que laisse entendre le curé du village, qui tout en astiquant les gouttes de sang sur la croix accuse le meurtrier. Toutefois, là encore, certains éléments empêchent le lecteur d'adhérer à cette vision de M.V. : ainsi les réparties de Langlois qui fait de cette enquête une affaire personnelle, et qui s'obstine à ne rien expliquer. Le lecteur se rend alors compte que l'important n'est pas l'intrigue (l'enquête aboutit en effet à un non- lieu et enchaîne sur une battue au loup) mais que quelque chose de plus profond est dit ici : la structure lacunaire, les ellipses et les nombreux non-dits (échanges muets entre M.V. et Langlois, ou entre Langlois et le loup, « encaisseur de mort subite »)...tous ces éléments laissent entrevoir un sens tout autre de l'oeuvre.
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