Roland Barthes, Essais Critiques
- Les deux critiques
- Les deux critiques
- Les limites de la critique universitaire
- La critique universitaire refuse l'analyse immanente
- Qu'est-ce que la critique ?
- La nouvelle critique. Exemples
- Le lansonisme : une idéologie qui cache son nom
- Le but de la critique n'est pas de dire le vrai
- Reconstituer non le message de l''uvre, mais son système
- La critique est tournée vers le présent
- Littérature et signification
Actuellement en France coexistent deux critiques :
- La critique universitaire : méthode positiviste héritée de Lanson. Se réclame d’une certaine objectivité.
- La critique d’interprétation avec des représentants très différents : Sartre, Bachelard, Goldmann, Poulet, Starobinski, Girard, Richard : une critique idéologique (rattachée à des grandes idéologies : existentialisme, marxisme, psychanalyse, phénoménologie).
- Intérêt de cette critique universitaire : érudition, mise au point historique, analyse des « circonstances ».
Pour Barthes, pas de cohabitation possible entre les deux critiques (la critique positiviste établirait les faits et les autres les interprèteraient, les feraient signifier). Cependant, conflit parce que quoiqu’elle dise, la critique universitaire est aussi idéologique.
[...] - Intérêt de cette critique universitaire : érudition, mise au point historique, analyse des circonstances Pour Barthes, pas de cohabitation possible entre les deux critiques (la critique positiviste établirait les faits et les autres les interpréteraient, les feraient signifier). Cependant, conflit parce que quoiqu’elle dise, la critique universitaire est aussi idéologique. Les limites de la critique universitaire a)limiter ses recherches aux circonstances de l’œuvre (circonstances intérieures et extérieures) : refuser de s’interroger sur l’être de la littérature, accréditer l’idée que cet être est éternel, que l’écrivain écrit pour s’exprimer, et que l’être de la littérature est dans la traduction de la sensibilité et des passions. Philosophie datée pour Barthes. [...]
[...] Elle vient d’admettre la critique psychanalytique, mais cette critique psychanalytique postule encore un ailleurs de l’œuvre (l’enfance de l’écrivain), un secret de l’auteur à déchiffrer (c’est parce que Racine était orphelin qu’il y a tant de pères dans son théâtre) : la critique universitaire est donc bien prête à admettre une critique d’interprétation, une critique idéologique, mais elle refuse que cette interprétation et cette idéologie puissent décider de travailler dans un domaine purement intérieur à l’œuvre, bref ce qui est récusé c’est l’analyse immanente : tout est acceptable pourvu que l’œuvre puisse être mise en rapport avec autre chose qu’elle-même, c’est-à-dire autre chose que la littérature : l’histoire (même si elle se fait marxiste), la psychologie (même si elle se fait psychanalytique) : ces ailleurs seront peu à peu admis ; ce qui ne le sera pas, c’est un travail qui s’installe dans l’œuvre et ne pose son rapport au monde qu’après l’avoir entièrement décrite de l’intérieur dans ses fonctions, ou, comme on dit aujourd’hui, dans sa structure ; ce qui est rejeté c’est donc en gros la critique phénoménologique (qui explicite l’œuvre au lieu de l’expliquer), la critique thématique (qui reconstitue les métaphores à l’intérieur de l’œuvre), et la critique structurale (qui tient l’œuvre pour un système de fonctions). II/ Qu’est-ce que la critique ? 1. La nouvelle critique. Exemples L’existentialisme : l’œuvre critique de Sartre : Saint-Genet, comédien et martyre Le marxisme (aux frontières du marxisme et non en son centre déclaré) : Goldmann Qui doit beaucoup à Lukacs. La psychanalyse : Charles Mauron G. [...]
[...] Reconstituer non le message de l’œuvre, mais son système Une activité formelle, non au sens esthétique, mais au sens logique du terme. Pour éviter la mauvaise foi : se donner pour fin morale non de déchiffrer le sens de l’œuvre étudiée, mais de reconstituer les règles et contraintes d’élaboration de ce sens ; à condition d’admettre tout de suite que l’œuvre littéraire est un système sémantique très particulier : il y a du sens, mais pas un sens. La bonne littérature : l’œuvre jamais tout à fait insignifiante ni tout à fait claire : elle est de sens suspendu : s’offre au lecteur comme un système signifiant déclaré, mais se dérobe à lui comme objet signifié : force pour poser des questions/ n’y répond cependant jamais : déchiffrement infini. [...]
"Mythologies" Roland Barthes
«La vie de Roland Barthes. Mythologies. Le mythe aujourd'hui. Le mythe comme source d'appartenance. Le mythe comme apprentissage de la réalité. Signification, signe, mythe et critiques. Mythe, adhésion et aliénation.»
«Les textes de Mythologies ont été écrits entre 1954 et 1956. L'ouvrage est, dans sa première partie, une suite d'analyses sarcastiques de quelques représentations de l'idéologie petite-bourgeoise (faits divers, photos, articles de presse...). L'auteur s'est appuyé en grande partie sur des articles...»
Le degré zéro de l'écriture, de Roland Barthes
«Une 'uvre de son temps ?. Le moment 1960 et le structuralisme. Barthes et son temps. Une 'uvre en rupture ?. Barthes au c'ur des polémiques philosophiques. Les apports de cette 'uvre sur son temps. Une 'uvre intemporelle ?. Le fruit d'une évolution historique. Des problèmes intemporels :...»
«Roland Barthes est né en 1915 à Cherbourg. Il vécut ses premières années à Bayonne puis s'installa avec sa famille à Paris où il poursuivit ses études au lycée Louis-le-Grand puis à la Sorbonne en Lettres Classiques. Il fonda à cette époque le Groupe de théâtre antique de l'université. Ensuite, il...»
L'évolution du théâtre en France à travers les siècles
«Le théâtre au Moyen Age. Le théâtre à la Renaissance. Le théâtre au 18ème siècle. Le théâtre au 19ème siècle. Le théâtre au 20ème siècle.»
«Le théâtre, genre littéraire et mode d'expression artistique naît en France au Moyen Age. Le mot théâtre est un mot du 12ème siècle, emprunté au latin « theatrum » et dérivé du grec, theatron « lieu de représentation, public, scène ». Le théâtre désigne quatre éléments différents : il est le...»
Emile Zola : L'oeuvre comme vision du monde des artistes à la fin du XIX siècle
«Le roman et ses personnages. Structure de L'Oeuvre. L'Oeuvre : étude tabulaire. Les personnages du roman. Le projet réaliste en littérature chez Zola. Les personnages artistes : des personnages conçus comme des idéal-types. Paris personnage de L'Oeuvre. L'Oeuvre, roman sur le milieu artistique de...»
«On a beaucoup commenté L'Oeuvre de Zola, publié en 1886, quatorzième roman des Rougon Macquart et presque toujours pour analyser ce roman comme un document qui nous renseignerait sur la vie du groupe impressionniste et sur les idées de Zola en matière d'art. Le texte du roman invite les lecteurs à...»
