Le rôle du chef de lEtat dans lhistoire constitutionnelle française
Date de publication :
19/04/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
9 pages
Sommaire :
Sommaire
- L'héritage révolutionnaire et la phobie d'un exécutif puissant
- La sentence définitive de l'absolutisme
- La primauté aux assemblées aux dépens du chef de l'Etat
- Un chef d'État collégial ?
- Des hommes forts aux chefs d'état parlementaire
- Des hommes forts
- Des monarques parlementaires
- Des dirigeants effacés
- La Vème république : un compromis raisonnable ?
- Les limites du chef d'Etat parlementaire et la personnalité de De Gaulle
- Institutions originales
- Pratiques et évolutions...
Résumé :
L'Ancien Régime a connu son apogée sous la dynastie des Bourbons, où les prérogatives du roi apparaissent sans limite puisque tous les pouvoirs sont concentrés entre ses mains. Placé à la tête de l'etat, il n'hésite pas à affirmer que seule sa personne est garante de l'intégrité de l'etat. Aussi Louis XIV déclare-t-il que « l'etat c'est [lui] ». Cependant, lorsque le chef de l'etat Louis XVI s'avère incapable de résoudre la crise socio économique de l'hiver 1788-1789, il est condamné à perdre son trône au profit d'un rôle de fonctionnaire. N'acceptant pas cette nouvelle attribution, réductrice, le souverain désormais à la tête d'une monarchie constitutionnelle critique la constitution en vigueur, tant et si bien que le 21 janvier 1793, la France « [jette] en défi à l'Europe une tête de roi » selon les mots de Danton.
De puis la révolution, les différents constituants se sont évertués, suivant l'article XVI de la Déclaration des Droits de l'Homme, à distinguer les différents pouvoirs et à les séparer. Cela se traduit par un transfert de certaines des prérogatives du chef de l'etat à une Assemblée. L'expression « chef de l'etat » désigne une personne ou un collège personnifiant la continuité et la légitimité de l'etat. L'on constate une certaine réticence quand il s'agit de nommer ainsi le représentant de la Nation ; en fait, ce terme s'avère très peu présent dans les différents textes constitutionnels. Cette prudence tient à la fois de l'héritage révolutionnaire et de la résurgence régulière depuis cette époque d'hommes forts, volontaires pour s'emparer du pouvoir. Depuis 1791, 16 textes à valeur constitutionnelle se sont succédés en France, accordant des statuts variables, voire contradictoires au chef de l'etat.
Comment a varié le rôle du chef de l'etat au cours de l'histoire constitutionnelle et quelles en sont les conséquences sur la Ve République ?
A première vue, le rôle du chef de l'etat semble découler directement de l'héritage des Lumières, philosophie ayant inspirée la révolution française. Cependant, ses prérogatives ont connu de très nombreuses modifications au cours des deux derniers siècles, comme ce fut le cas sous les IIIème et IV républiques. Plus près de nous, la constitution en vigueur à l'heure actuelle, rédigée par Michel Debré, en application depuis un demi-siècle a consacré une certaine légitimité au président, en réformant son mode d'élection et la durée de son mandat.
De puis la révolution, les différents constituants se sont évertués, suivant l'article XVI de la Déclaration des Droits de l'Homme, à distinguer les différents pouvoirs et à les séparer. Cela se traduit par un transfert de certaines des prérogatives du chef de l'etat à une Assemblée. L'expression « chef de l'etat » désigne une personne ou un collège personnifiant la continuité et la légitimité de l'etat. L'on constate une certaine réticence quand il s'agit de nommer ainsi le représentant de la Nation ; en fait, ce terme s'avère très peu présent dans les différents textes constitutionnels. Cette prudence tient à la fois de l'héritage révolutionnaire et de la résurgence régulière depuis cette époque d'hommes forts, volontaires pour s'emparer du pouvoir. Depuis 1791, 16 textes à valeur constitutionnelle se sont succédés en France, accordant des statuts variables, voire contradictoires au chef de l'etat.
Comment a varié le rôle du chef de l'etat au cours de l'histoire constitutionnelle et quelles en sont les conséquences sur la Ve République ?
A première vue, le rôle du chef de l'etat semble découler directement de l'héritage des Lumières, philosophie ayant inspirée la révolution française. Cependant, ses prérogatives ont connu de très nombreuses modifications au cours des deux derniers siècles, comme ce fut le cas sous les IIIème et IV républiques. Plus près de nous, la constitution en vigueur à l'heure actuelle, rédigée par Michel Debré, en application depuis un demi-siècle a consacré une certaine légitimité au président, en réformant son mode d'élection et la durée de son mandat.
Voir docs similaires : Sciences politiques
1
Le Président de la République française est-il irresponsable?
Fiche | 22/02/2008 | fr | .doc | 5 pages
2
L'instabilité constitutionnelle de la Révolution Française à la IIIème République
Exposé | 27/11/2007 | fr | .doc | 7 pages
3
La Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen dans l'histoire constitutionnelle française
Exposé | 31/07/2007 | fr | .doc | 9 pages
4
La justice constitutionnelle : théorie, pratique et questions pièges. Approches française et comparatiste.
Exposé | 29/01/2008 | fr | .doc | 30 pages
Dernières nouveautés dans la catégorie : Sciences politiques
2
Les récentes réformes de la protection sociale aux Etats-Unis manifestent-elles un recul du Welfare State ?
Exposé | 04/11/2009 | fr | .doc | 5 pages
Les plus consultés sur 30 jours en : Sciences politiques
3
Les partis politiques et la loi d'airain de l'oligarchie - analyse de la thèse de Roberto Michels
Exposé | 28/12/2006 | fr | .doc | 9 pages
4
Economie des parties et rétribution du militantisme, de Daniel Gaxie
Fiche de lecture | 11/07/2007 | fr | .doc | 5 pages
