Roumanie et transition économique
Date de publication :
11/05/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
24 pages
Sommaire :
Sommaire
- Innovation en management stratégique
- Spécificités du contexte et hypothèses
- La méthodologie
- Les résultats
Résumé :
Depuis la fin de la guerre froide et l'effondrement de l'ex URSS, les anciens pays satellites sont sortis d'une économie de type « socialiste » pour se diriger vers une économie de marché.
Lorsque j'étais scolarisé en Terminale B, on voyait l'économie socialiste comme une application de la théorie marxiste en opposition avec le libéralisme de type néoclassique (une faible intervention de l'état) ou celui pratiqué en France et en Allemagne plus proche des théories Keynésiennes. En effet, John Maynard Keynes (1883-1946) a proposé une théorie opposée à la théorie des économistes néoclassiques pour qui le marché est autorégulateur. Pour Keynes, plus la demande effective (le volume de production que les entreprises mettent effectivement en oeuvre après avoir anticipé la demande de biens futurs) est élevée, plus les besoins de main d'oeuvre seront important et plus le taux de croissance sera élevé. L'investissement permet de soutenir ou de modérer cette demande effective par le biais du taux d'intérêt et par l'efficacité marginale du capital (le profit escompté d'un surcroît d'investissement). C'est pour ces raisons que l'état a un rôle à jouer pour fixer le niveau des taux d'intérêts. C'est une conception macroéconomique opposée à la vision microéconomique des libéraux. Du niveau d'investissement dépend le niveau d'emploi, de revenus, de la consommation des ménages et donc de croissance. La politique monétaire est le centre d'intérêt d'un gouvernement tourné vers un libéralisme de type Keynésien.
Pour Karl Marx, le développement du capitalisme se fait au détriment du salaire de la main d'oeuvre et de la demande. Ainsi, la réduction des salaires pour maintenir les profits est néfaste à la classe ouvrière en renforçant le prolétariat. L'intérêt pour lui est de renverser le capitalisme afin d'instaurer un ordre social différent (le socialisme). Le prolétariat étant dépourvu de toute propriété ne peut revendiquer la propriété collective des moyens de production. Comme il représente la majorité de la population, il peut réaliser cette appropriation du capital. L'ex URSS a été largement inspirée par cette théorie de même que les futurs gouvernements communistes des pays satellites.
La roumanie était un pays florissant avant la seconde guerre mondiale, tournée plutôt vers le capitalisme. Puis à l'arrivée au pouvoir des communistes toutes les entreprises ont été nationalisées avant de devenir une dictature les plus dure en Europe. La chute en 1989 de ce régime pousse les gouvernements roumains successifs à prendre des mesures pour adapter l'économie roumaine à une économie de marché. Etudier cela revient à comprendre la transition économique du socialisme vers le libéralisme.
Nous analyserons dans une première partie les spécificités de l'économie roumaine avant la révolution d'un point de vue politique, historique et économique.
Dans une seconde partie, nous verrons que la transition économique s'est appuyée sur l'industrie et sur des décisions macroéconomiques.
Enfin, dans la dernière partie, nous prendrons l'exemple de la grande distribution pour remarquer que la roumanie est entrée à ce jour dans une économie de marché.
Lorsque j'étais scolarisé en Terminale B, on voyait l'économie socialiste comme une application de la théorie marxiste en opposition avec le libéralisme de type néoclassique (une faible intervention de l'état) ou celui pratiqué en France et en Allemagne plus proche des théories Keynésiennes. En effet, John Maynard Keynes (1883-1946) a proposé une théorie opposée à la théorie des économistes néoclassiques pour qui le marché est autorégulateur. Pour Keynes, plus la demande effective (le volume de production que les entreprises mettent effectivement en oeuvre après avoir anticipé la demande de biens futurs) est élevée, plus les besoins de main d'oeuvre seront important et plus le taux de croissance sera élevé. L'investissement permet de soutenir ou de modérer cette demande effective par le biais du taux d'intérêt et par l'efficacité marginale du capital (le profit escompté d'un surcroît d'investissement). C'est pour ces raisons que l'état a un rôle à jouer pour fixer le niveau des taux d'intérêts. C'est une conception macroéconomique opposée à la vision microéconomique des libéraux. Du niveau d'investissement dépend le niveau d'emploi, de revenus, de la consommation des ménages et donc de croissance. La politique monétaire est le centre d'intérêt d'un gouvernement tourné vers un libéralisme de type Keynésien.
Pour Karl Marx, le développement du capitalisme se fait au détriment du salaire de la main d'oeuvre et de la demande. Ainsi, la réduction des salaires pour maintenir les profits est néfaste à la classe ouvrière en renforçant le prolétariat. L'intérêt pour lui est de renverser le capitalisme afin d'instaurer un ordre social différent (le socialisme). Le prolétariat étant dépourvu de toute propriété ne peut revendiquer la propriété collective des moyens de production. Comme il représente la majorité de la population, il peut réaliser cette appropriation du capital. L'ex URSS a été largement inspirée par cette théorie de même que les futurs gouvernements communistes des pays satellites.
La roumanie était un pays florissant avant la seconde guerre mondiale, tournée plutôt vers le capitalisme. Puis à l'arrivée au pouvoir des communistes toutes les entreprises ont été nationalisées avant de devenir une dictature les plus dure en Europe. La chute en 1989 de ce régime pousse les gouvernements roumains successifs à prendre des mesures pour adapter l'économie roumaine à une économie de marché. Etudier cela revient à comprendre la transition économique du socialisme vers le libéralisme.
Nous analyserons dans une première partie les spécificités de l'économie roumaine avant la révolution d'un point de vue politique, historique et économique.
Dans une seconde partie, nous verrons que la transition économique s'est appuyée sur l'industrie et sur des décisions macroéconomiques.
Enfin, dans la dernière partie, nous prendrons l'exemple de la grande distribution pour remarquer que la roumanie est entrée à ce jour dans une économie de marché.
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