Saint Thomas dAquin, Commentaire de lEthique à Nicomaque, 1269
Date de publication :
09/04/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
5 pages
Sommaire :
Sommaire
- Thomas expose en détail l'organisation de l'intellect et la répartition des sciences par rapport à ces différentes tâches de la raison
- L'auteur développe ensuite la notion de l'homme comme « animal social » et la nécessité d'une vie en société
- Saint Thomas d'Aquin poursuit son étude de la philosophie de la morale en présentant et expliquant ces différentes catégories
Résumé :
Le texte qui nous est proposé est extrait des premières lignes du commentaire de l'ethique à nicomaque d'Aristote écrit par saint thomas d'aquin en 1269. Le commentaire s'inscrit dans un genre littéraire précis, celui de la sentencia, exercice où l'auteur cherche à dégager le sens du texte sans le suivre mot à mot. Dans son ouvrage, Aristote présente ce qu'est la vertu et de quelle manière l'on peut accomplir au mieux notre tâche d'homme. Le passage dont il est question ici s'attache avant tout à expliquer, selon la volonté de saint thomas, quelle est la place de la philosophie morale dans l'ordre de la raison, quels sont ses objets, et de quelle manière elle prend tout son sens dans la vie civile. L'intérêt du texte est de nous offrir une véritable architectonique de l'ordre dans la raison. La première thèse dégagée par saint thomas considère la philosophie de la morale, en association avec une opération de la volonté, comme une science à part entière, en lien direct avec la cause finale ; la seconde prétend que la morale peut se perfectionner dans la vie civile, et qu'elle n'est donc pas une affaire de volonté strictement personnelle. Le point remarquable du texte est de mettre en avant le fait que chaque type d'actes de la vie civile ou individuelle, c'est-à-dire concernant le tout ou sa partie, trouve sa place dans l'une des disciplines rattachée à la philosophie de la morale. Dès lors, l'enjeu est de savoir en quoi la philosophie de la morale, considérée comme une science, peut-être même l'une des plus importantes du point de vue de ce qui est nécessaire à la vie, est influencée par le groupe civil. A ce titre, nous rappellerons des propos énoncés dans La politique qui traduisent une certaine conception de l'homme que nous livre Aristote. Nous pouvons distinguer trois mouvements au sein de ce texte.
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