Salvador Dali: Lion, Cheval, Dormeuse invisibles
Date de publication :
18/08/2006
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
8 pages
Sommaire :
Sommaire
- Description stylistique et iconographique
- Réflexion sur le mouvement du surréalisme et les techniques « daliniennes »
Résumé :
L'oeuvre intitulée lion, cheval, dormeuse invisibles est une huile sur toile peinte par l'artiste salvador dali au cours de l'année 1930, mesurant 50,20cm sur 65,20cm. Conservé au Musée National d'Art Moderne du Centre Beaubourg à Paris, sous le numéro d'inventaire AM 1993-26, le tableau fait partie d'une série d'oeuvres réalisées sur le même thème et représentant des figures similaires; longtemps disparu il est réapparu en 1993 donné par l'association Bourdon. Exposée en 1930, au cinéma d'art et d'essai de Montmartre, le Studio 28, lors de la projection du film l'Age d'or réalisé par dali et Bunuel, l'une des oeuvres fut lacérée, preuve de l'effervescence et de l'hostilité suscitées par dali à cette époque. L'Oeuvre est dans un bon état de conservation puisqu'elle vient de participer à l'exposition consacrée à dali au Musée National d'Art Moderne de Philadelphie.
Influencé par les différents mouvements artistiques avant-gardistes du début du XXème, salvador dali reste l'une des figures phares du Surréalisme, même s'il s'en est détaché au fil des années en imposant son propre style, notamment en appliquant sa méthode « paranoïaque critique » à son art. Il est donc nécessaire de montrer en quoi lion, cheval, dormeuse invisibles s'inscrit à la fois dans le mouvement surréaliste et dans l'aboutissement de la méthode de dali (développement des images doubles et multiples). Une description stylistique et iconographique ainsi qu'une réflexion sur le mouvement du Surréalisme et les techniques « daliniennes » permettront de comprendre comment dali est arrivé à une telle oeuvre.
Le format rectangulaire et la taille restreinte du tableau sont deux éléments qui amènent le spectateur à se rapprocher de l'oeuvre afin d'attirer son attention sur les différentes figures qui la composent. Cela permet d'examiner la toile de plus près et d'y découvrir tous les détails et la démultiplication de l'image principale.
La composition est formée principalement par les différents éléments figuratifs répartis au sein de la toile. Au premier plan, au centre de la toile et occupant la quasi-totalité de la longueur, une figure « composite » s'impose entourée de part et d'autre de deux bulles bleu foncée (éléments géométriques) et d'un objet difficile à identifier à ses pieds. La figure est posée sur un sol rectangulaire, de couleur ocre jaune dégradé, luisant et fissuré qui se détache sur un autre sol d'une couleur marron recouvrant tout le reste du tableau. L'image principale représente à la fois un corps de femme allongée sur le dos, la tête rejetée en arrière, les bras pendants sur le sol se transformant en pattes d'animaux. Cette femme se métamorphose petit à petit en cheval et en lion. Son corps qui se rapproche d'un flanc de félin est un dégradé de jaune clair, de gris et d'ocre clair. Les pattes avant et arrière se transforment dans leur partie supérieure en corps hybride, sans visage, dont on ne distingue que les muscles saillants, dessinés par la couleur et les contours créés par les zones d'ombre.
Influencé par les différents mouvements artistiques avant-gardistes du début du XXème, salvador dali reste l'une des figures phares du Surréalisme, même s'il s'en est détaché au fil des années en imposant son propre style, notamment en appliquant sa méthode « paranoïaque critique » à son art. Il est donc nécessaire de montrer en quoi lion, cheval, dormeuse invisibles s'inscrit à la fois dans le mouvement surréaliste et dans l'aboutissement de la méthode de dali (développement des images doubles et multiples). Une description stylistique et iconographique ainsi qu'une réflexion sur le mouvement du Surréalisme et les techniques « daliniennes » permettront de comprendre comment dali est arrivé à une telle oeuvre.
Le format rectangulaire et la taille restreinte du tableau sont deux éléments qui amènent le spectateur à se rapprocher de l'oeuvre afin d'attirer son attention sur les différentes figures qui la composent. Cela permet d'examiner la toile de plus près et d'y découvrir tous les détails et la démultiplication de l'image principale.
La composition est formée principalement par les différents éléments figuratifs répartis au sein de la toile. Au premier plan, au centre de la toile et occupant la quasi-totalité de la longueur, une figure « composite » s'impose entourée de part et d'autre de deux bulles bleu foncée (éléments géométriques) et d'un objet difficile à identifier à ses pieds. La figure est posée sur un sol rectangulaire, de couleur ocre jaune dégradé, luisant et fissuré qui se détache sur un autre sol d'une couleur marron recouvrant tout le reste du tableau. L'image principale représente à la fois un corps de femme allongée sur le dos, la tête rejetée en arrière, les bras pendants sur le sol se transformant en pattes d'animaux. Cette femme se métamorphose petit à petit en cheval et en lion. Son corps qui se rapproche d'un flanc de félin est un dégradé de jaune clair, de gris et d'ocre clair. Les pattes avant et arrière se transforment dans leur partie supérieure en corps hybride, sans visage, dont on ne distingue que les muscles saillants, dessinés par la couleur et les contours créés par les zones d'ombre.
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