Salvator Rosa, LUmana fragilità (1657)
Date de publication :
08/02/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
7 pages
Sommaire :
Sommaire
- Analyse iconographique : une peinture de la vanité
- Une iconographie traditionnelle de la vanité, qui s'appuie sur une grande érudition
- Portée religieuse, portée philosophique
- Une peinture intensément personnelle
- Maîtrise de la composition et jeux d'opposition
- Une composition complexe et maîtrisée
- L'importance des couleurs et de la lumière dans les jeux d'opposition
- La finesse du détail
- Le jeu des regards
- Une scène prise sur le vif
- Comparaisons stylistiques
- Les paysages
- Le thème du macabre
- Sources directes
Résumé :
Au XVIIe siècle, le thème de la vanité humaine est réactivé par la propagande religieuse de la Réforme et la Contre-réforme. salvator rosa est un des artistes les plus originaux du XVIIe siècle. Il était à la fois peintre, graveur à l'eau-forte, musicien, il s'intéressait à la comédie et il semble qu'il se soit également engagé politiquement. Il est né en 1615 près de Naples mais a passé une grande partie de sa vie à Florence et à Rome, où il est mort en 1673. Lorsque rosa commence à peindre dans les années 30, Naples est marquée par l'influence des grands peintres qui ont séjourné à Naples : les peintres du paysage du nord de l'Europe comme Pieter Bruegel ou Claude le lorrain, le Caravage qui y a fait un bref séjour de 1607 à 1610, mais aussi Ribera qui y vit depuis 1616.
rosa est surtout connu pour ses paysages, qui deviennent au fil de sa carrière de plus en plus tourmentés, étranges, avec un goût pour les scènes pittoresques et souvent agitées. Ces paysages lui valent d'être considéré comme un précurseur du romantisme et c'est pourquoi il sera très apprécié au XIXe siècle, spécialement en Angleterre. Il continuera tout au long de sa vie à peindre des paysages mais il s'essaie aussi aux portraits, aux scènes bibliques, historiques ou philosophiques, qui sont des sujets moins lucratifs mais plus conformes à son ambition, à ses désirs de gloire et de reconnaissance artistique.
rosa était aussi un poète satirique. Le thème dominant de ses satires est la haine du milieu de la cour et des mondanités. Ce mépris de rosa pour la société le fait s'intéresser au stoïcisme. A partir de 1640 il peint souvent, dans ses peintures ou ses poésies, les vies de philosophes antiques comme Diogène ou Démocrite.
L'idée qu'il retient fortement du stoïcisme est la nécessité de se confronter à la mort. Ainsi, dans son poème Babilonia : « Les hommes, je le sais d'après ma propre histoire, / Sont les jouets constants des caprices du sort ; / Moi, pour mieux résister aux appâts de la gloire, / Je place devant moi l'image de la mort ».
Cette idée de la finitude humaine est celle qui domine le tableau l'umana fragilità (1657). Ce tableau appartient au genre de la vanité car il évoque, par une accumulation d'éléments symboliques, la fragilité de l'existence humaine et le triomphe de la mort. salvator rosa élabore là une composition macabre construite sur de nombreux jeux d'opposition. Il s'agit d'une oeuvre à la fois très originale et nourrie de références à des peintres antérieurs.
rosa est surtout connu pour ses paysages, qui deviennent au fil de sa carrière de plus en plus tourmentés, étranges, avec un goût pour les scènes pittoresques et souvent agitées. Ces paysages lui valent d'être considéré comme un précurseur du romantisme et c'est pourquoi il sera très apprécié au XIXe siècle, spécialement en Angleterre. Il continuera tout au long de sa vie à peindre des paysages mais il s'essaie aussi aux portraits, aux scènes bibliques, historiques ou philosophiques, qui sont des sujets moins lucratifs mais plus conformes à son ambition, à ses désirs de gloire et de reconnaissance artistique.
rosa était aussi un poète satirique. Le thème dominant de ses satires est la haine du milieu de la cour et des mondanités. Ce mépris de rosa pour la société le fait s'intéresser au stoïcisme. A partir de 1640 il peint souvent, dans ses peintures ou ses poésies, les vies de philosophes antiques comme Diogène ou Démocrite.
L'idée qu'il retient fortement du stoïcisme est la nécessité de se confronter à la mort. Ainsi, dans son poème Babilonia : « Les hommes, je le sais d'après ma propre histoire, / Sont les jouets constants des caprices du sort ; / Moi, pour mieux résister aux appâts de la gloire, / Je place devant moi l'image de la mort ».
Cette idée de la finitude humaine est celle qui domine le tableau l'umana fragilità (1657). Ce tableau appartient au genre de la vanité car il évoque, par une accumulation d'éléments symboliques, la fragilité de l'existence humaine et le triomphe de la mort. salvator rosa élabore là une composition macabre construite sur de nombreux jeux d'opposition. Il s'agit d'une oeuvre à la fois très originale et nourrie de références à des peintres antérieurs.
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