Samuel Beckett: "A chaque assaut chose ancienne est chose neuve, pas deux souffles pareils, rien qui ne soit ressassement sans fin et rien qui une seconde fois revienne." Commentez cette affirmation à la lumière de En attendant Godot et La dernière ban
Date de publication :
21/11/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
4 pages
Sommaire :
Sommaire
- Qu'entend Beckett par ''chose ancienne'' et ''ressassement sans fin'' ?
- Au-delà de l'apparence, ces répétitions ne se révèlent-elles pas au bout du compte et d'une manière singulière porteuses de nouveauté ?
- Dans quelle mesure la répétition en soi s'inscrit dans l'écoulement du temps ?
Résumé :
Se dérobant souvent derrière des boutades, samuel beckett s'est forgé une éthique qu'il a formulée ainsi dans D'un ouvrage abandonné : "A chaque assaut chose ancienne est chose neuve, pas deux souffles pareils, rien qui ne soit ressassement sans fin et rien qui une seconde fois revienne."
Selon lui, l'existence et l'oeuvre qui en découle seraient construites sur le paradoxe suivant: la nouveauté naît de la répétition de l'ancien, une répétition qui n'en est pas véritablement une car il n'y a pas "deux souffles pareils."
Le souffle nous renvoie bien évidemment à la parole théâtrale, mais pas seulement; car l'homme de théâtre est aussi un polyglotte sans doute fasciné par le pouvoir des mots.
On voit immédiatement l'intérêt du questionnement qui découle de cette position double: il réside dans la mise en oeuvre du processus, la délimitation du mince interstice où se glisse la nouveauté à travers le - et peut-être grâce au - "ressassement".
Nous sommes en droit de nous demander dans quelle mesure l'oeuvre de beckett, notamment La dernière bande et En attendant godot, respecte ce programme.
Selon lui, l'existence et l'oeuvre qui en découle seraient construites sur le paradoxe suivant: la nouveauté naît de la répétition de l'ancien, une répétition qui n'en est pas véritablement une car il n'y a pas "deux souffles pareils."
Le souffle nous renvoie bien évidemment à la parole théâtrale, mais pas seulement; car l'homme de théâtre est aussi un polyglotte sans doute fasciné par le pouvoir des mots.
On voit immédiatement l'intérêt du questionnement qui découle de cette position double: il réside dans la mise en oeuvre du processus, la délimitation du mince interstice où se glisse la nouveauté à travers le - et peut-être grâce au - "ressassement".
Nous sommes en droit de nous demander dans quelle mesure l'oeuvre de beckett, notamment La dernière bande et En attendant godot, respecte ce programme.
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