La santé et les sans domiciles fixe
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exposé
publié le 20/11/2008
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niveau : avancé
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Résumé
L'espérance de vie en France est de 83,8 ans pour les femmes et de 76,7 ans pour les hommes.
Comparativement aux années 1950 (63 ans pour les hommes, 70 ans pour les femmes) , c'est une avancée extraordinaire réalisée grâce aux progrès couplés, de l'hygiène des conditions de vie et des innovations médicales.
Ainsi:
- Les politiques de santé publique : lutter contre les risques alimentaires, l'amélioration de la sécurité dans les transports, les normes de sécurité dans les entreprises et les bâtiments, les campagnes de préventions contre le tabac, l'alcool, la toxicomanie, le Sida...
- La recherche médicale : asepsie, antibiotique, vaccinations, chirurgie......
la technique : conservation par le froid, sécurité incendie, baisse du prix du chauffage et de l'énergie....
- La hausse du niveau de vie : réduction de l'extrême pauvreté, accessibilité à la majorité d'un confort autrefois réservé à une élite (eau courante, électricité, chauffage, accès au logement...)
ont contribué à cette progression formidable.
Toutefois, des travaux ont mis l'accent sur le fait que, si cette baisse de la mortalité a effectivement profité à toutes les catégories socioprofessionnelles, elle n'en a pas réduit les écarts entre elles. Certains se sont même accentués.
En effet, si pour les femmes l'écart est resté stable, pour les hommes ces disparités se sont accrues.
Ainsi, le rapport des indicateurs standardisés de mortalité entre les hommes ouvriers et les cadres entre 35 et 80 ans est ainsi passé de 1,8 à 2,1 entre 1976 et 1999 (pour les femmes il est cependant de 1,4, et se traduit par une espérance de vie supérieure de 3 ans pour les femmes cadres ou de profession libérale).
Cette inégalité sociale devant la mort est d'autant plus marquée chez les personnes au chômage ou en situation dactivité professionnelle instable.
Dans les résultats d'une étude, A. Mesrine montre qu'aux âges habituels pour l'activité salariale « le chômage ou l'inactivité s'accompagne d'une surmortalité pour les hommes comme pour les femmes » et représente, par exemple, pour les hommes, une mortalité 3,3 fois plus élevée que celle de la population masculine.
Selon l'Insee, les chômeurs sont plus particulièrement issus des catégories ouvrières et des personnes à faible niveau de formation et de qualification.
Ils forment un groupe dont l'état de santé se traduit par une plus forte mortalité que pour d'autres groupes d'individus d'âges équivalents, mais socialement mieux dotés.
Comparativement aux années 1950 (63 ans pour les hommes, 70 ans pour les femmes) , c'est une avancée extraordinaire réalisée grâce aux progrès couplés, de l'hygiène des conditions de vie et des innovations médicales.
Ainsi:
- Les politiques de santé publique : lutter contre les risques alimentaires, l'amélioration de la sécurité dans les transports, les normes de sécurité dans les entreprises et les bâtiments, les campagnes de préventions contre le tabac, l'alcool, la toxicomanie, le Sida...
- La recherche médicale : asepsie, antibiotique, vaccinations, chirurgie......
la technique : conservation par le froid, sécurité incendie, baisse du prix du chauffage et de l'énergie....
- La hausse du niveau de vie : réduction de l'extrême pauvreté, accessibilité à la majorité d'un confort autrefois réservé à une élite (eau courante, électricité, chauffage, accès au logement...)
ont contribué à cette progression formidable.
Toutefois, des travaux ont mis l'accent sur le fait que, si cette baisse de la mortalité a effectivement profité à toutes les catégories socioprofessionnelles, elle n'en a pas réduit les écarts entre elles. Certains se sont même accentués.
En effet, si pour les femmes l'écart est resté stable, pour les hommes ces disparités se sont accrues.
Ainsi, le rapport des indicateurs standardisés de mortalité entre les hommes ouvriers et les cadres entre 35 et 80 ans est ainsi passé de 1,8 à 2,1 entre 1976 et 1999 (pour les femmes il est cependant de 1,4, et se traduit par une espérance de vie supérieure de 3 ans pour les femmes cadres ou de profession libérale).
Cette inégalité sociale devant la mort est d'autant plus marquée chez les personnes au chômage ou en situation dactivité professionnelle instable.
Dans les résultats d'une étude, A. Mesrine montre qu'aux âges habituels pour l'activité salariale « le chômage ou l'inactivité s'accompagne d'une surmortalité pour les hommes comme pour les femmes » et représente, par exemple, pour les hommes, une mortalité 3,3 fois plus élevée que celle de la population masculine.
Selon l'Insee, les chômeurs sont plus particulièrement issus des catégories ouvrières et des personnes à faible niveau de formation et de qualification.
Ils forment un groupe dont l'état de santé se traduit par une plus forte mortalité que pour d'autres groupes d'individus d'âges équivalents, mais socialement mieux dotés.
Sommaire
- Quelques éléments sur l'espérance de vie en France
- La santé : un autre élément d'inégalité sociale
- La précarité un facteur de fragilité
- Les SDF et leur santé
- Les SDF et l'usage des systèmes de soins et de protection sociale
- Pour clore se chapitre
- Le droit aux soins de santé pour les personnes sans domicile fixe
